Cinema Classico à Paris

Le soir tombait sur la capitale, un soir chargé de nuages gris qui ne voulaient pas se percer. L’ennuie des soirées d’avant l’été pointait son nez et le quotidien manquait d’inconnu. Un autre soir devant la télévision, un autre soir à regarder l’heure s’égoutter jusqu’au temps où l’on se glisse sous la couette sans vouloir pour autant passer au jour d’après. La seule activité qui nous tendait les bras, pendant ces temps tristes, c’était de se faire une toile. C’est pratique lorsque les complexes ne sont pas très loin de chez soi : la flemme ne peut nous empêcher de sortir. Seulement, voilà, même les films à l’affiche semblaient déprimants. Déprimants de bêtises, de banalités, ou qui ne provoque qu’un soupire à la lecture du synopsis.

Alors qu’on s’apprêtait à renoncer apparait sur l’écran que quelque part, un petit cinéma inconnu passe, à la séance de 22h, un film drôle que nous adorions quand nous étions jeune, le genre de film qui n’est culte que pour vous car il a fait les grandes heures de votre enfance. Par exemple, un bon vieux Mel Brooks, disons, Frankenstein Junior. Soudain, une envie nous a prise, une envie folle mais qui nous parut emplie de joie et de fun : aller voir un vieux film à la séance de 22h. Notre soirée s’éclaira enfin, notre temps fut mis à profit, un regain énergie même se fit sentir. Rien de tel que de voir sur grand écran les vieux films pour replonger dans une nouvelle magie d’antan.

Ainsi, sans s’en rendre compte, la semaine d’après, nous avons décidés d’aller voir Le Faucon Maltais, ce film que votre professeur de littérature a toujours conseillé mais que vous avez toujours loupé sur Arte. Attention, cependant : on y prend rapidement goût, aux classiques qui reviennent à l’affiche pour quelques jours seulement, à ces films qu’on s’est toujours jurés de voir pour parfaire notre culture cinéma. Mais je vous rassure : c’est de la dépendance toute bénéfique.

N’hésitez donc jamais, quand vous chercher une toile, d’aller voir la programmation de ces quelques cinémas parisiens qui vous offrent des vieux fauteuils rouges, des salles voutées en pierre et l’ambiance toute particulière des cinémas indépendants qui font encore ceux qui leur chante. Voici la liste de mes préférées :

La Filmothèque du Quartier Latin (Paris 5e)

La Cinémathèque (Paris 12e)

Le Desperado (Paris 5e)

Le Grand Action (Paris 5e)

Le Reflet Medicis (Paris 5e)

Le Champo (Paris 5e)

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