The Newsroom

Il y a certaines séries que les connaisseurs attendent toujours avec impatience. The Newsroom en faisait partie. Diffusée en juin sur HBO, la nouvelle création du scénariste Aaron Sorkin, connu pour le film facebookien The Social Network mais aussi la série The West Wing ( A la Maison Blanche) nous promettait monts et merveilles. Pourtant, elle en a déçue plus d’un… coup râté ou question de goût?

The Newsroom, c’est la salle principale de la chaîne d’information en continu où toute l’équipe qui fait l’émission phare du soir travaille. Parmi elle, le présentateur vedette, Will McAvoy (Jeff Daniels de Dumb & Dumber), sa nouvelle productrice (la géniale Emily Mortimer) et une floppée d’assistants (dont Alison Pill et Dev Patel). Un super casting, donc, pour raconter les coulisses du journalisme télévisé du soir, en mettant en avant le personnage de Will qui oscille entre nécéssité de s’adapter à un nouveau monde et rançon de la célébrité.

Alors, c’est quoi le problème? Ce n’est certainement pas la caractérisation des personnages, car, pour un épisode pilote, on capte très vite quelle est la place de chacun et surtout quel rôle ils devraient être amenés à jouer dans la suite. Bien qu’ils soient un peu tous typés petits génies pas vraiment doués pour les relations humaines (écho classiquement sorkinien), on s’attache assez facilement à leurs intrigues. Il y a de l’humour, du suspens, bref, on y croit.

Par contre, là où le bas blesse, c’est bien dans la façon dont les personnages sont dans la constante agitation et dans le constant bavardage, parfois inutile. Encore une fois, on sait que Sorkin aime les dialogues sans fin, mais c’est le meilleur moyen pour faire sortir le spectateur de l’intrigue, en lui faisant un peu peur et en lui donnant surtout l’impression qu’il ne pourra pas tout suivre. On dirait un exercice de style tournant sur lui-même, oubliant parfois le spectateur qui ne serait pas un fanna du genre sur le côté. On en prend un peu trop plein les oreilles et le cerveau : l’impression persiste que The Newsroom n’est pas une série à regarder à la légère. C’est peut-être cependant là la raison qui doit nous forcer à regarder une telle série : sa qualité est indéniable malgrè une facilité du propos et un petit côté donneur de leçon. Il faut alors accepter de se faire un peu secouer et ne pas avoir peur de ne pas aimer, car c’est quand même un produit de bonne qualité ou plutôt, dans tous les sens du terme, une série d’auteur.

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