La Crise des 25 ans

« Alors, un quart de siècle, hein? Tu commences à flipper un peu non? »

Mon inconscient prend très souvent la parole dans mes rêves. Il est cependant rarement aussi franc qu’il ne l’a été cette nuit. Je ne pensais pas que l’arrivée de la date fatidique me travaillerait autant, mais il est évident que si j’en rêve, c’est que j’y pense, à ce quart de siècle, marqueur rouge sur le calendrier d’une vie, étape qui veut à la fois tout et rien dire.

Autrefois, j’aimais, à chacun de mes anniversaires, pratiquer un bilan en parcourant mes vieux journaux intimes. Cela me rassurait souvent sur le fait que j’avais évolué, changé, que j’avais grandi, bref, que j’étais sur le bon chemin. Le problème, quand on arrive à 25 ans, c’est qu’on a beaucoup trop d’écrits en tout genre partout, qu’il est un peu long de tous les relire, et surtout qu’il apparaît triste de se pencher sur tant de temps passé. Du coup, mon rituel était plutôt de regarder un de mes épisodes de séries favorites. Maintenant qu’on est bien lancé dans la vie, pas la peine de se replonger dans son adolescence…

Pourtant, aujourd’hui, à 25 ans, chez moi, on aime se penser encore à la limite de la jeunesse, on a encore un an de répit dans les divers cartes de réduction, on est à peine entré dans la vie active, on ne se gêne pas pour continuer à faire des soirées, à mater des films jusqu’à pas d’heure, à garder quelques habitudes de la tendre époque d’étudiants. Pourtant on fait des trucs d’adulte, des vrais, du genre payer ses impôts, le truc le plus adulte au monde. On n’arrive plus à faire des grasses matinées, on sait que ce n’est plus très raisonnable de se faire un petit déj à coup de choco trempés dans du lait.

Ferais-je donc fasse à une année charnière? Va-t-il falloir, dans un an jour pour jour, être passée du côté des adultes pour de bon? Mais procrastination est maître mot de notre génération, et il est tentant de faire comme beaucoup : considérer que la vraie crise, c’est trente ans, et que d’ici là, on a encore un peu de temps.

C’est le genre de réflexion un peu trop poussée qu’une simple phrase dans un simple rêve peut entraîner… Pour essayer de s’en débarrasser, rien de mieux que de regarder Norman essayer de s’en dépêtrer !

ps : et si vous voulez me faire un cadeau, chers lecteurs, n’hésitez-pas à parler de mon blog autour de vous !

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