John Irving

Bien que je sois devenue, en plus d’une cinéphile avertie, une sérievore invétérée, je n’en oublie pas pour autant mon premier amour : la lecture. J’ai remarqué que je ne vous parlais pas souvent de romans alors que je lis toujours et que parfois, j’aime mieux lire. Le mal est donc réparé avec l’apparition d’une catégorie dédiée, « my books », et une première note sur un auteur américain phare : John Irving.

C’est avec sa quatrième publication, Le Monde Selon Garp, que John Irving devient un écrivain de renom, et pour cause. Très autobiographique, ce roman génial nous montre tout le talent d’Irving qui a appris à écrire dans un atelier de « Creative Writing » si commun dans les pays anglo-saxon.Il y a appris les techniques de narration fortes. Il a su gagné une manière de nous attacher à des personnages un peu loufoques et surtout de les suivre toute leur vie, sans se gêner pour faire des apartés sur d’autres histoires, de tout mélanger sans jamais nous perdre et surtout de donner à ces paroles ce ton doux-amer et vertement drôle.

Le Monde Selon Garp, en plus d’être un best-seller adapté au cinéma, implante les thémes qui seront récurrents dans toute l’oeuvre d’Irving : la Nouvelle-Angleterre, les prostituées, la lutte, Vienne, l’Iowa, les ours, les accidents mortels ou les relations sexuelles entre adolescents et femmes plus âgées, cette façon de mêler naturalisme et réalisme, l’autobiographie et la créativité, le livre épique et le conte familial, l’humour et les traumas fondateurs issus de l’enfance… Ainsi, dés que l’on ouvre un autre de ses romans, on retrouver sa musique avec grand plaisir. C’est pour cela que j’ai particulièrement apprécié L’oeuvre de Dieu et la Part du Diable, qui m’a encore plus parlé que Garp. C’est une question de héros, je pense, mais je me suis plus retrouvée dans Homer Wells que dans Garp. La complexité des thèmes abordés également, surtout celui de l’avortement, sont plus compréhensible que la lutte (bien que Garp soit un écrivain!). D’ailleurs, Irving s’est vu récompenser en 2000 par un Oscar du cinéma pour l’adaptation qu’il a fait de L’Œuvre de Dieu, la part du Diable. 

Chacun des romans que j’ai lu de lui nous livre un univers complexe, aussi addictif que peut l’être celui d’une série, et Irving a désormais une marque de fabrique que l’on retrouve dans son avant-dernier roman, Dernière Nuit à Twisted River. Je vous conseil de lire cette interview-ci et cette interview-là pour mieux comprendre le personnage, et surtout de vous plonger dans un de ses romans sans attendre. (Irving a sorti en mai 2012 un nouveau roman, mais n’en ayant pas beaucoup entendu parlé, je ne voudrais pas m’avancer !)

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