Rattrapage cinéma 2012

Les vacances m’ont permises de voir les derniers films de la cuvée 2012 qui m’avait échappé. Voici donc un petit bilan pour les quelques-uns qui sont encore à l’affiche, et que je vous recommande chaudement.

Les bêtes du Sud Sauvage, de Benh Zietlin. Une petite fille, Hushpuppy, six ans, vit dans le bayou une enfance décalée, animale, puissante. Aussi puissante que la montée des eaux qui noie sa maison, aussi forte et destructrice que la maladie de son père ou le souvenir de sa mère. Original, unique, poétique, émouvant, ce film es une fable comme on n’en fait rarement, un objet qui vous touche là où l’on s’ attend pas, portée par une esthétique brillante du foisonnement.

L’odyssée de Pi, d’Ang Lee. Ici, c’est un jeune indien que l’on suit, un garçon avec une histoire extraordinaire qui mêle onirisme et spiritualité, aventure et émerveillement  Pi, un indien qui croit à tous les dieux, part avec sa famille et les animaux de leur zoo pour le Canada. Mais le navire est victime d’un naufrage et Pi se retrouve au milieu de l’océan dans un canot de sauvetage avec… un tigre du Bengale. Il faut alors survivre à tout prix, dans des conditions extrêmes. On en prend pleins les yeux, les images sont magnifiques et je ne saurai que trop, pour une fois, recommander la 3D. Ode au merveilleux, la caméra de Lee fait encore des merveilles et le jeune acteur donne le meilleur de lui-même.

Anna Karénine, de Joe Wright. Habitué des adaptations littéraires  (Orgueil et Préjugés, Reviens-moi), Joe Wright s’attaque ici au roman de Tolstoï avec le choix d’un dispositif particulier mais visuellement délicieux : prendre la structure d’un théâtre pour les transitions entre les séquences, enfermer Anna Karénine dans la représentation permanente. Romanesque à souhait, on en vient de temps en temps à perdre le fil d’une histoire parfois pompeuse qui se déroule à toute vitesse, tout particulièrement à la fin, et les quelques passages dans les immensités russes sont les bienvenues pour respirer un peu. Mais le rythme choisi, la volonté du jeu avec les motifs de l’histoire et surtout la caméra coulante de Wright nous offre un film historique pas comme les autres.

The Hobbit : Un Voyage Inattendu, de Peter Jackson. Malgré tous les défauts de ce premier opus d’un livre pourtant assez court, The Hobbit est une pure gourmandise de fan, qui retrouvent non seulement quelques hautes figures du Seigneur des Anneaux, des références qui font sourire, des décors qui nous avaient manqué. Bien sûr, le début est long et laborieux, il y a beaucoup trop de bataille entre Nains et Orcs qui se ressemblent. Mais il y a quelques scènes cultes plaisantes à voir (la confrontation Bilbo/Golum), les acteurs se fondent dans leur rôle et on passe tout de même un bon moment.

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