The Americans

Le vintage est à la mode jusque dans les séries. Après les swinging sixties, c’est aux années 80 tous genres confondus que s’intéresse la télévision américaine. La preuve avec la dernière création de Graham Yost (Justified) pour la chaïne FX : The Americans.

Nous voici plongés dans la Guerre Froide, juste après l’élection de Ronald Reagan, en 1981, à Washington. Mr et Mme Jennings ( Matthew Rys et Keri Russell) ont tout du couple américain modèle : deux beaux enfants, une superbe maison, une vie tout à fait classique. Sauf qu’en réalité, ils sont russes, espions du KGB dans un mission d’infiltration au long cours… qui dure depuis une quinzaine d’années. Pas étonnant que les esprits changent et s’échauffent : l’un commence à préférer la vie dans le camp ennemi, l’autre qu’elle n’est plus obligé de faire semblant d’aimer son mari… et quand un véritable agent de la CIA emménage dans le pavillon d’en face alors qu’on a un agent-double dans le coffre de sa voiture, les choses se compliquent !

Une série d’espionnage old-school, mais pas que : voilà ce que The Americans se révèle être. Old-shool par sa réalisation et sa lumière, jouant sur les tons un peu marrons, par une bande-son travaillée et par un soucis de réalisme bien rendu. Mais là où l’on dépasse l’espionnage classique à la James Bond, c’est quand on se penche sur ce couple pas comme les autres. Les deux personnages sont ici pour répondre aux ordres, dévoués entièrement à le mère patrie, vivant un mensonge au quotidien. Et c’est quand la mission qu’ils forment à deux se fissurent car chacun veut prendre position qu’on arrive à un scénario intéressant : être (trop) fidèle à son pays ou se laisser guider par ses propres envies ? Le pilote présente assez efficacement les tensions qui se mettent en place, surtout avec l’arrivée du voisin. Bien sûr, il y a quelques longueurs,  facilités narratives et scénaristiques, par exemple cet emménagement qui serait trop beau si dû au hasard. Mais
la promesse d’une série divertissante est bien là, et on découvre surtout que le travail d’espion peut-être moins glamour, sur du très long terme, et vraiment ingrats. C’est plutôt efficace, bien joué, et on sent le suspens se développer dans la suite de la saison. Bref, une bonne surprise qui n’est certes pas le nouveau Homeland, mais dont on se contentera pour le moment.

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