Zero Dark Thirty

Avant même que les américains annoncent au monde qu’ils avaient réussi à trouver et tuer leur ennemi public n°1 Ben Laden, un scénariste et ancien reporter, Mark Boal, travaillait déjà sur un film. Quand, en mai 2011, la nouvelle est tombée, il a juste eu à changer la fin et donner les clés de la réalisation à une femme, Kathryn Bigelow, pour que Zero Dark Thirty voit le jour.

Le film raconte la traque du terroriste du point de vue d’une agent de la CIA, une certaine Mya Rudolph (dont on dit qu’elle aurait aussi inspirée les scénaristes de la série Homeland). Obsédée par son travail, on ne connait rien sur sa vie privée, si elle en a une : elle consacre ses jours et nuits à cette chasse à l’homme, guidée par son instinct, contre l’avis de ses supérieurs. Jessica Chastain et le reste du casting (beaucoup de têtes connus : Kyle Chandler qui fiat une étrange passerelle avec le film Argo, Chris Pratt,…) sont impeccables. S’il est certes dommage qu’on ne puisse se raccrocher à autre chose qu’à son professionnalisme et qu’on regrette de ne pas être plus en empathie avec elle, il semble que ce soit le parti pris du film : se contenter de narrer les événements avec un réalisme froid… mais haletant. On est en effet pris dans les tourments de l’action, et malgré quelques longueurs finales juste avant l’époustouflante scène de la prise de la « villa », on ne décroche pas. Cela se termine par une victoire, certes, mais intelligemment contrebalancée par la séquence finale qui empreint le personnage principale de solitude.  Zero Dark Thirty (qui veut littéralement dire, en jargon militaire, minuit et demie, l’heure de la capture de OBY) a fait polémique, à plusieurs niveaux : d’abord, sur une prétendue justification de l’utilisation de la torture, puis sûr la portée de l’histoire lors de la réélection d’Obama. Mais il semble que ce sont là des attaques peu sensée, car le film n’impose pas de réponse à la question « la fin justifie-t-elle les moyens ». Il n’y a pas de patriotisme, pas de systématisation du bien et du mal. Ainsi, le spectateur est plus à même de juger par lui-même et de réfléchir à ce qu’on lui montre, de se pencher sur les faits qu’on lui présente et de ne pas vouloir décoller de son siège avant la fin.

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