Top Of the Lake

Le format de la série télé n’a pas fini d’attirer les grands réalisateurs de cinéma. C’est au tour de la cinéaste Jane Campion (La leçon de Piano, Bright Star) de présenter sa création, la mini-série de dix épisodes Top Of the Lake. Un polar planant dans les paysages froid de la Nouvelle-Zélande.

Robin, jeune inspectrice, rentre chez elle pour tenir compagnie à sa mère malade. De l’autre côté du lac, une petite fille de 12 ans s’enfonce dans l’eau pour dissimuler un ventre rond trahissant une grossesse beaucoup trop prématurée. Sa famille semble peu recommandable, pauvres ploucs sales et méchants. Sur le terrain que le père possède, une gourou new age réunit des femmes perdues en mal d’amour. Tout ce microcosme tourne au ralentit, Campion choisissant clairement d’installer l’atmosphère dans ce pilote plutôt que de lancer des intrigues et des rebondissements, au risque d’ailleurs de ne pas accrocher un spectateur habitué à plus d’action. Ainsi, on nous annonce dans la bande-annonce la disparition de la fillette, qui est pourtant encore là à la fin de ce premier épisode. Choix audacieux, certes, mais moins accrocheur : malgré la finesse de la réalisation, on ne sait encore si les personnages, campés par un casting très bon, nous touchent et nous intriguent assez pour y revenir. Le décor montagnard, la lumière pâle nous indique qu’on ne peut se tromper de genre, mais ce polar si semble différent de par justement le traitement de la dramaturgie. Ce n’est d’ailleurs que pour ça qu’on regardera l’épisode deux, pour voir Campion faire décoller cette histoire et nous bouleverser, comme elle sait le faire dans ces films.

www.indiewire.com

Publicités

2 commentaires sur « Top Of the Lake »

  1. Pour avoir vu le deuxième épisode, il apparaît très clairement que cet oeuvre a été pensée comme un vaste film, sans se soucier un instant d’un quelconque découpage…
    J’admire le travail de Campion mais il faut relativiser son intérêt pour le format sériel. La mini-série semble bien l’arranger et j’ai bien peur qu’elle souffre (comme bon nombre de ces collègues cinéastes) de ce syndrome qui consiste à considérer ce qui se fait à la télévision comme systématiquement mineur !

    ps : Top of the Lake est en 7 parties (et non 10)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s