Cloud Atlas

Imaginez un film comme un labyrinthe : six  histoires, dans six lieux et six époques différentes, racontées simultanément. Folie, casse-gueule, génie ? C’est en allant voir Cloud Atlas, le dernier film d’Andy et Lana Wachowski, rendus célèbres par leur trilogie Matrix, que vous le saurez. En adaptant le roman du même nom de David Mitchell avec l’aide d’un autre réalisateur, Tom Tykwer, c’est un sacré pari qu’ils se sont lancés… et qu’ils ont plutôt bien réussi.

Ces six histoires, ce sont d’abords six personnages qui, dans chacune de leur époque, ont un choix à faire, un destin à suivre, une œuvre à accomplir. Mais voilà : les six personnages sont liés les uns aux autres car ils se sont tous connus dans une autre vie.  En bien ou en mal, comme mari, femme, frère, parents, amis, ennemis,… beaucoup se sont croisés. Pas facile, au début, de s’y retrouver, dans tout ça ! Le lien principal, ce sont les acteurs qui, subissant parfois fortes métamorphoses, incarnent bien sûr ces différents avatars de la même âme. Tous y mettent de leur meilleur, et on retrouve avec plaisir Hugo Weaving ou Jim Broadbent. Ensuite, les échos de quelques effets papillons se répercutent d’une histoire à l’autre. Quand le mécanisme s’éclaircit, le spectateur arrive à entrer dans les différentes intrigues et se laisse porter par les majestueux décors, les scènes loufoques, dramatiques, passant d’un genre à l’autre sans s’en rendre compte. Car si Cloud Atlas est avant tout bien fait, c’est car il est beau à voir. La réalisation qui parait au début plus que grandiloquente par rapport à certains thèmes et certaines linéarités scénaristiques un peu facile ou plate finit par gagner la bataille. Ainsi, il ne faut pas s’attendre à une véritable réflexion sur la réincarnation, mais un film changeant avec des points d’accroches fixes, un grand divertissement en mouvement racontant une histoire fragmentée où l’on prend ce qui nous plait.

CLOUD ATLAS

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2 commentaires sur « Cloud Atlas »

  1. D’accord avec toi sur la réalisation qui emporte la partie en permettant de ne pas s’ennuyer pendant les 2h45. Et malgré des intrigues en effet relativement linéaires, l’ensemble est bien entremêlé, avec des raccords travaillés entre les scènes des différentes époques, qui offrent ainsi une bonne fluidité.
    Un peu déçu pour ma part pourtant qu’il n’y ait pas plus de liens entre les différentes intrigues… mais c’était un bon moment de cinéma, assurément.

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