How I Met your Mother… for nothing.

BEHOLD, SPOILERS !

9 saisons. 208 épisodes. 4576 minutes où l’on a vu Ted Mosby raconter à ses enfants, du moins essayer de raconter à ses enfants, comment il a rencontré leur mère. Tout ce temps, il a narré 9 ans de sa vie, des péripéties de son groupe d’amis, des histoires d’amour malheureuses jusqu’à cette fameuse mère dont on connaissait d’ailleurs l’identité à la fin de la 8e saison. 9 ans, c’est long, mais pas aussi long que le week-end découpé au ralenti durant laquelle se déroule entièrement la dernière saison… pour finir, dans les dernières minutes de la série, sur complétement autre chose. Durant les deux épisodes finaux, on se demande bien pourquoi tous ces détours, ces intrigues franchement pas passionnantes pour finalement finir sur une pirouette apparemment prévue de longue date… les scénaristes n’ont-ils donc fait que délayer pendant tout ce temps là ?

How I Met Your Mother est une sitcom qui a beaucoup de défauts, des hauts et des bas, qui a crée des personnages et des références universelles (Barney Stinston surtout) et qui aura créer la polémique à plusieurs reprises. Mais c’est surtout une série déceptive, car dès le début elle a installé un concept biaisé. Le concept aurait dû être, si les scénaristes avaient été honnêtes, l’arrivée d’une nouvelle femme dans un groupe d’amis (Robin, donc), ses conséquences, le fait de savoir que la femme de sa vie est à côté mais vivre d’autres choses heureuses quand même et attendre que la vie réunisse enfin les amoureux. Au lieu de ça, tout s’est porté sur le concept d’une mère d’enfant fictive, qu’on attend, qu’on oublie pendant beaucoup d’épisodes, qu’on pense être Robin et en fait non,… Tout ça pour quoi ? être original ? Je pense vraiment que la série aurait gagné à être dépouillée du concept pour le concept et, tout comme Friends (et là où Friends est vraiment efficace) être tout simple : des amis, la trentaine, la vie. Certes, on aurait accusé HIMYM d’en être qu’une pale copie, mais une copie à laquelle on aurait été fidèle sans avoir un petit goût amer à la vue du final. Cela fait pas mal réfléchir, en tant que scénariste, sur les attentes qu’on crée lors d’un concept de série et de ne pas taper à côté si en fait on veut raconter tout autre chose. Savoir ce qu’on veut raconter et le raconter le plus simplement possible. C’est une bonne leçon.

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