Résistance

Cette année télévisée est entre autre placée sous les signes de divers anniversaires reliés aux guerres mondiales du XXe siécle. Si la BBC se penche sur la Grande Guerre, TF1 a décidé de s’intéresser au 70 ans de la libération de Paris. Ainsi, la chaîne a commandé à l’écrivain et scénariste Dan Franck la mini-série Résistance, diffusée depuis lundi et pour deux soirées encore.

Lily, 17 ans, vit seule à Paris alors que la capitale est occupée. Travaillant au Musée de l’Homme, elle va entrer un peu malgré elle dans la résistance et liée le destin de nombreux personnages qui se battent contre les nazis. L’ambition est très claire dès le début : faire un divertissement avec de gros moyens, se concentrant sur les jeunes résistants. Bien sûr, le premier réflexe que l’on a en voyant la série est de la comparer à Un Village Français, surtout lorsqu’on apprécie cette dernière. L’époque est la même, certains personnages se ressemblent un peu… Là où le Village Français se veut très réaliste et au plus près de ses personnages et de leur psychologie, c’est d’ailleurs ce qui rend la série aussi réussie, Résistance table plus sur l’attendu et un point de vue unique sur l’époque, celui de ceux qui se mettaient en danger, enlevant malheureusement un peu de la complexité du réel et donnant parfois un effet un peu caricaturale et pas vraiment crédible…

Mais au-delà de défauts qui la place en dessous de la série de France 3, Résistance a tout de même de nombreux mérites, ne serait-ce que celui d’offrir une fiction historique à gros moyens, ambitieuse et bien écrite, à la télé française. Les nombreux personnages qui y agissent font qu’on ne s’ennuie pas, même si parfois les moments de suspens et d’émotion ne prennent pas autant qu’on aimerait et que le rythme est un peu trop erratique… (et je ne comprends pas ce besoin de toujours repréciser les lieux dans des incrustations sur l’écran : ils ont toujours dans le même café, toujours au musée de l’homme, on a pigé!). Mais le divertissement est tout de même assez efficace pour qu’on est un goût de reviens-y : on ne lui en demandait pas plus.

RESISTANCE

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