States of Grace

Un des conseils d’écriture qu’on nous donne souvent, c’est de commencer par écrire sur ce que l’on connait. Bien que controversé et décrié par beaucoup, cette recommandation s’est avérée payante pour le réalisateur Destin Cretton. Dans son premier film, States of Grace, il raconte le quotidien d’un foyer pour mineurs défavorisés, genre d’établissement dans lequel il a lui-même travaillé.

Grace est éducatrice dans une maison où vivent des jeunes exclus de la société, qui ne peuvent plus vivre dans leurs familles en difficultés mais qui ont déjà franchi une certaine limite. Elle parait forte, décidée, sachant maniée tant bien que mal les fêlures de chacun. Mais un jour débarque une ado à vif qui va ramener Grace à sa propre histoire, et l’obliger à affronter une bonne fois pour toute son difficile passé. Dans un registre qui relève de la chronique et avec bienveillance, Cretton nous dévoile des personnages certes assez simples, parfois trop gentils, mais qui traversent les coups durs et les bosses de la vie avec finesse et discrétion, de manière à toujours garder un peu d’espoir. States of Grace est un petit film indépendant associé à un nouveau genre qu’on appelle Sundance (le festival du film indé américain où le film a été d’ailleurs primé) qui, sans être inoubliable ni le film à l’ambition du siècle, est un moment doux à passer dans une salle obscure. Le genre de petit film qui fait du bien.

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