This is us

La série dont je vais vous parler aujourd’hui n’a rien d’extraordinaire. Pas de costumes (ou presque), pas d’espions, pas de dragons, pas d’éclats de rire ni de drame larmoyant. L’originalité de This is us, nouvelle série de Dan  Fogelman (à qui l’on doit l’excellent Galavant) a d’originale qu’elle ne cherche pas à raconter autre chose que le banal, la vie de tous les jours… en la sublimant d’humanisme.

C’est l’histoire de Kate, Kevin et Randall, qui sont nés le même jour, et qui passe aujourd’hui la barre des 34 ans. C’est l’histoire de leurs parents, qui trente-quatre ans plus tôt, ramenait chez eux des triplés. Entre remise en question de soi et du couple, et crise de la quarantaine, difficultés des relations familiales, que ce soit avec ses parents, ses enfants, ses frères et sœurs, This is us explore de manière douce et poignante des vies somme toute normales. Certes, la série est un peu bavarde, bien sûr il s’agit d’une Amérique bien particulière, aisée avec une petite excursion du côté du racisme. On peut aussi surement lui reprocher de dégouliner de bons sentiments et parfois, un peu, de facilité. Mais elle arrive toujours à nous surprendre et à nous cueillir quand on ne s’y attend pas, tous les personnages se révèlent touchants et justes, et c’est là – à moins qu’on ne soit vraiment aigri – où elle fait fonctionner sa magie. Parfaite à dévorer devant le sapin !

nup_174895_07351

Enregistrer

Publicités

The Leftovers

C’est fou comme on peut se tromper sur une série. Lorsqu’on découvre un pilote et qu’on est critique de série, il faut s’efforcer d’être impartial, de juger les qualités de l’histoire, visuelles,… sans laisser ses goûts personnels rentrer en ligne de mire. Par contre, quand on est simple spectateur, on se laisse beaucoup influencer par nos âges, notre milieu social surement, mais surtout notre état d’esprit du moment, les conditions mentales dans lesquels on se plonge dans un nouvel univers. Sans compter les attentes qu’on place dans ce qu’on va voir, en fonction des critiques qu’on a entendu. Bref, je ne vous apprends rien, mais je tiens à refaire une note sur une série que j’ai vu pour la première fois il y a deux ans et que je n’avais pas aimé (rappelez-vous, c’était ici) : The Leftovers.

Je ne sais pas pourquoi je n’avais pas accroché aux personnages, pourquoi je n’avais pas ressenti d’empathie avec eux, pourquoi je n’avais pas trouvé ça « crédible »… mais, maintenant que je viens de finir de voir la saison deux, je peux vous affirmer que The Leftovers est une des meilleurs séries qui existent, mais genre, en tout temps et en tout lieux, genre top dix de toujours, Breaking Bad/Les Sopranos/Twin Peaks quoi. Je ne m’attendais pas, en recommençant la série devant les avis insistants, à tomber sur une telle exploration de l’âme humaine, fine, complexe, plus touchante que jamais. Face à l’inexplicable (pour rappel, le pitch, c’est : un matin comme les autres, 2% de la population mondiale disparaît. Volatilisé dans l’air sans explication. C’est trois ans après cette évènement que la série commence : on se retrouve dans une de ces typiques villes américaines, où les gens restant essaient de vivre, ou plutôt, survivre), on ne peut que devenir fou, ou tenir bon, chacun à notre façon. Alors, oui, c’est toujours plombant, mais c’est tellement beau. Je ne peux m’empêcher de penser que les attentats sont passés par là entre temps, et qu’il nous a aussi fallu trouver un moyen de vivre après eux. Peut-être est-ce la raison de pourquoi j’ai changé d’avis sur cette série. Mais je ne peux que vous la conseiller.  Regardez-là sans apriori, sans chercher à comprendre, à analyser, car ce sont exactement les problématiques des personnages. Tenez bon, parce que le dernier épisode de la saison deux est magistrale. Un très beau moment de télévision.

carrie-coon-feature-leftovers

Crazy Ex-Girlfriend

On n’est jamais à l’abri d’une petite découverte série qui, a priori, ne paie pas de mine. Crazy ex-Girlfriend n’est pas une nouveauté, c’est une série dont la saison 2 est en diffusion. Vendue comme une série « comédie romantique musicale », elle a de quoi en effrayer plus d’un. Quoi, c’est une nana qui parle d’amour et qui chante ? Très peu pour moi… et pourtant, c’est drôle, c’est léger et beaucoup plus fin qu’il n’y parait.

Rebecca est un peu particulière. Brillante, énergique, elle a besoin de se faire aimer. Elle a connu l’amour  dans une colo avec Josh, et depuis, pas grand chose. Lorsque, la trentaine arrivée, elle tombe sur Josh dans les rues de New York, elle décide de tout plaquer et de partir habiter là où Josh habite : Wes Covina, Caifornie. Bien sûr, elle raconte à tout le monde qu’elle n’est pas là pour Josh, alors qu’en réalité, elle veut le reconquérir. Mais Josh a une copine, et Rebecca n’est pas du genre à faire les choses simplement… Rebecca, c’est Rachel Bloom, la créatrice de la série, avec sa comparse Aline Brosh McKenna. Les épisodes de 40 minutes sont donc ponctués de numéros musicaux, véritable parodie de tous les genres de musique qui existent : rock, rap, raggae, comédie musicale… mettant le pied dans les poncifs, la série les secoue et les rends particulièrement drôles. Chaque épisode  est un petit bonbon acidulé à prendre à la légère, qui change du gris de tous les jours. Alors certes, on se dit que tout est très exagéré, mais le propos qui se cache derrière, les thèmes de société abordées, sont plus nombreux et profond qu’on pourrait le penser. Et puis, c’est pleins d’amour, et ça, ça ne fait jamais de mal !

960

The Crown VS Victoria

Deux reines. Deux séries télés de grande envergure. La première, dans l’ordre chronologique, est Victoria, qui fut appelée à régner dans les années 1830 et qu’ITV fait renaitre sous la plume de Daisy Goodwin. La seconde, que nous connaissons bien, n’est autre qu’Elisabeth II qui fait ses premiers pas de reine dans The Crown, sur Netflix, dans une série créée par Peter Morgan (a qui l’on doit les scénarios de The Queen, Frost/Nixon,…). Alors, est-ce que je suis plus Jenna Coleman ou Claire Foy ?

J’en étonnerai peut-être plus d’un en disant que mon coeur de sériephile balance du côté de… The Crown. Car bien que le créateur et scénariste de la série soit anglais, pour une fois, en terme de fiction historique, et bien, les américains ont fait mieux. Les deux séries sont bien différentes, qu’on ne s’y méprenne pas. D’un côté, Victoria se concentre vraiment sur la très jeune reine, à peine 18 ans, qui se voit propulsée sur le trône, qui est convaincu d’être entouré d’ennemi et va passer tout son temps à se battre, parfois comme l’enfant dans son monde qu’elle est. Du moins, c’est ce que la série laisse entrevoir, ce qui lui donne malheureusement un côté quelque peu agaçant, m’empêchant personnellement d’être en empathie avec elle et de la trouver vraiment touchante. Alors il est vrai que n’étant pas hyper fan de Jenna de manière générale et ayant du mal avec son jeu, cela me gâche un peu l’affaire. Mais n’empêche : Victoria est ultra classique dans son écriture et sa réalisation, un peu lourde pour tout dire, ou du moins trop déjà vu. Pour le coup, la télé britannique ne nous a pas surprise.

Cela permet à The Crown de tirer son épingle du jeu. Car il ne s’agit pas tant d’Elisabeth que de « la couronne », cette institution, ce poids, cette monarchie si chère aux anglais, et de ce que cela signifie de l’incarner. Ainsi, il s’agit aussi bien d’Elisabeth II que de son père, son mari, toute sa famille, mais aussi Churchill (la série commence en 1947), le gouvernement anglais, bref, tout un pays qui vit à travers Buckingham Palace. Bien sûr, on sent que le budget n’est pas le même, qu’on peut se permettre d’aller en Afrique filmer des éléphants et renforcer l’esprit carte postale que peuvent donner certaines séries Netflix. Mais tout de même, le personnage de Georges IV puis d’Elizabeth sont admirablement dignes, les personnages gravitants autour d’eux se battent pour exister (notamment un extraordinaire Matt Smith), et c’est une vraie curiosité de comprendre ce qui se trame dans les couloirs de cet étrange pouvoir. On sent bien sûr que le scénariste est le même que The Queen, dans l’atmosphère, les dialogues, ce personnage énigmatique de reine qui est encore là plus de 50 ans après. Mais les épisodes se dévorent sans réfléchir, sans se lasser. On a presque l’impression de faire partie de la famille, à force. C’est là qu’on sait qu’une série est réussite.

1280_the_crown_netflix_trailer

Westworld

Il est peu probable que vous n’ayez pas vu au moins un article ou une publicité pour la nouvelle série de HBO, Westworld. Annoncée partout comme le nouveau Game of Thrones, diffusée sur OCS avec les honneurs, cette création de Jonathan Nolan (frère  de) et Lisa Joy, produite par JJ Abrams était plus qu’attendue par les sériphiles. Que donne le pilote ?

Westworld, c’est le nom d’un parc d’attraction comme il n’en existe pas encore. Le principe ? Vous envoyer au Far West, dans une reconstitution plus vraie que nature, avec des robots qui ne savent pas qu’ils en sont et qui vivent tous les jours les mêmes lignes d’intrigues pour votre divertissement. Tout est permis aux touristes, pas grand chose aux robots. Mais, vous vous en doutez, un petit bug vient se cacher dans l’esprit des robots, qui leur fait se rendre compte au fur et à mesure de leur condition… et au QG de Westworld, la panique se propage, alors qu’une guerre de pouvoir se met en place entre les gens de la direction. Sans oublier un grand méchant qui veut découvrir une machination cachée…

On peut difficilement reprocher à Westworld d’y aller à moitié. Le but est vraiment de nous en mettre pleins la vue, de décors, d’éléments de science-fiction (les imprimantes 3D qui fabriquent des robots!), une maitrise d’un univers riche, des promesses de conflits à tous les coins de rues… le pilote, qui dure une heure vingt, semble maitrisé de bout en bout. Mais… mais le soucis, dans tout ça, c’est que c’est tellement maitrisé qu’on en oublié un élément essentiel : des personnages auquel on s’identifie et qu’on a envie de suivre ! Car ni les robots, ni les gens travaillant dans Westworld ne semblent pour le moment porté par de vrais conflits internes personnels et – aheum – humains. Certes, le casting, assez incroyable, est très bon. Mais à aucun moment on vibre pour les personnages. Du coup, difficile de s’attacher…. Alors bien sûr, ce n’est pas pour ça qu’on ne fera pas l’effort de voir l’épisode 2, car on ne sait jamais, mais il faut espérer que les scénaristes remettent un peu plus d’émotions dans cette machine pour l’instant un peu froide. Sinon, on ne sera pas emballé.

 

tease-654067-4_pro1-512

The Get Down

Avant de crouler sous les nombreuses nouvelles séries qui débarquent chaque année à la rentrée, revenons quelques semaines en arrière. Dans les turpitudes de la chaleur estivale, Netflix a fait un nouveau « coup » en dévoilant la première saison de la première série du réalisateur de cinéma Baz Luhrmann : The Get Down.

Avec Luhrmann, il ne faut pas s’attendre à quoi que ce soit de sage. Son style est bien connu pour être extravagant, énergique, foisonnant. Après sa trilogie du rideau réussie et quelques films ratés, on l’attendait au tournant. Bien sûr, avec un sujet comme le hip hop et la naissance du rap à la fin des années 70′ dans le Bronx, il se facilite la tâche : un univers musicale, du street-art, des guerres de gang, la misère, l’espoir. Pour aborder tout ça, il a choisi de raconter l’histoire d’un jeune garçon, avec un don inouï pour les mots, qui veut séduire une jeune fille, qui a une voix magnifique. Histoire d’amour la plus banale, mignonne, fleur bleue. Mais rien n’est simple, et si on mélange au cocktail un grand maitre DJ, un chef de bande qui fait à la fois du kung-fu et du scratch, des bandits, des politiciens véreux, un pasteur stricte, j’en passe et des meilleurs, on arrive très vite à… l’indigestion. Il y a pleins de jolis choses dans The Get Down, mais les choix de mis en scène parfois un peu trop extrêmes et kitchs, les méandres du scénario devant lesquels on en vient parfois à s’ennuyer pendant le pilote d’une heure et demie font qu’on peut vite se décourager. Pourtant, au fur et à mesure qu’on avance dans les épisodes, les choses se posent, cessant de compter sur la première impression, essayant d’aller un peu plus loin dans le parcours des personnages qui en deviennent attachants. La série trouve son beat, un peu tard certes, mais qu’on apprivoise et qu’on se met à apprécier.

The Get Down
The Get Down

Bienveillance et gratitude

Ce n’est pas vraiment mon genre de parler de l’actualité sur ce blog, ni de faire de la politique, encore moins des leçons de moral. Mais par les temps qui courent, il est important je crois, de diffuser des messages qui comptent vraiment, de partager des valeurs proprement humaines qui, petit à petit, à petite puis à grande échelle, pourraient sauver le monde. C’est un peu prétentieux, peut-être : mais pour ma part, ce sont les seules réponses que j’ai trouvé, les seules armes qui me donnent encore de l’espoir : bienveillance et gratitude.

Devant la violence et l’incompréhension de derniers évènements, il faut se poser les bonnes questions, revoir les bases. Mais comment, où, qui suivre ? En flanant dans les rayons d’une librairie, un jour, une couverture m’a attiré. Celle du libre Trois Amis en Quête de Sagesse de Christophe André, Mathieu Ricard et Alexandre Jollien (http://www.babelio.com/livres/Andre-Trois-amis-en-quete-de-sagesse/808702) . Un psy, un moine boudhiste et un philosophe, tout à fait. Vous allez me dire : « je ne savais qu’elle versait dans les trucs hippies à la con ». Et bien détrompez-vous, et surtout, soyez un peu plus curieux et ouvert que ça ! Je les avais entendu sur France Culture (car oui, France Culture aussi peut sauver le monde si nous l’écoutions tous un petit peu plus souvent), dans une émission sur la joie, qui m’a bouleversé. Du coup, j’ai acheté le livre.

C’est la retranscription d’une conversation entre ces trois hommes assez différents, de par leurs métiers, leurs situations, et au départ, c’est un peu ardu : on se dit que si on n’est pas un minimum branché spiritualité, on y arrivera jamais. Mais quand ils rentrent dans le concret, on se retrouve tellement dans les situations qu’ils décrivent… et leur solution, bien que difficile à appliquer dans nos sociétés, est limpide. pratiquer la gratitude, se libérer de son égo, se dédier aux autres, toujours les autres, dans l’écoute, sans jugement, dans la bienveillance constante.

J’ai conscience que, dit comme ça, ça fait beaucoup d’efforts, sans qu’on est l’impression qu’on va avoir quoi que ce soit en « récompense ». D’abord, ce n’est pas une histoire de récompense : c’est une histoire d’accord avec soi-même et avec le monde. Ensuite, détrompez-vous : appelez-le destin, karma, quoi que ce soit, mais toute bonne action vous revient toujours.

Voilà, maintenant vous allez me prendre pour une moralisatrice de bas étage. Vous ne voulez pas lire le livre, je comprends. Mais, pour ce mois d’été restant, avant de reprendre le rythme éffréné de la rentrée, je vous pose un défis. Celui d’écouter au moins UN des podcast de Christophe André sur France Inter, Trois Minutes à méditer. C’est par ici : http://www.franceculture.fr/emissions/trois-minutes-mediter

Juste un. Trois minutes, voir cinq, histoire d’en tirer les bénéfices. Puis, si vous êtes un tant soit peu piquer, écoutez-en un deuxième. Soyez curieux. Commencez à changer le monde.

main-ouverte-papillon-1-490x306

Été frisson : Stranger Things VS The Living and the Dead

Petite parenthèse dans les séries classiques de l’été à rattraper pour vous faire découvrir deux nouvelles séries, l’une américaine, l’autre anglaise, pour vous faire frissonner sous la chaleur estivale, les soirées d’orage. Les deux se déroulent dans les années 80… à un siècle d’écart. Ne loupez pas Stranger Things, hommage au ciné US des années 1980, ni The Living and the Dead, renouveau du genre thriller supernaturel victorien, se déroulant en 1888.

Bien sur, je ne vous étonnerai pas en vous disant que mon coeur penche du côté de The Living and The Dead. Avec aux commandes Ashley Pharoah et Matthew Graham (co-createurs et scénaristes de Life On Mars et Ashes To Ashes) c’est Colin Morgan (Merlin)qui endosse le rôle de Nathan Appleby, un pionnier de la psychanalyse qui revient au domaine familiale et se heurte à de très étranges événements… fantômes, enfants possédés,… à chaque épisode, Nathan doit trouver des solutions à ses étrangetés qui menace son domaine. C’est subtil, effrayant, très british, les personnages semblent tout droit sortis de chez Dickens et Mary Shelley. Les six épisodes se dégustent comme une gourmandise. C’est sur la BBC, pas de diffusion française prévue pour le moment.

Changement de décor avec Stranger Things, qui semble la sensation du moment. Et pour cause : avec autant de références cinématographiques, avec des méchants bien méchants, un attrait conspirationniste, des personnages d’enfant avec qui on a envie d’être copains, un côté rétro so à la mode, Stranger Things a tout compris. Un laboratoire où il se passe des choses pas net dont s’échappe une étrange petite fille, un monstre qui mange les gens (et qui peut vraiment faire flipper), un petit garçon qui disparait, ses amis et sa mère qui partent à sa recherche. Doucement, toutes les pièces du puzzle se mettent en place, la narration étant très efficace malgré quelques moments d’essoufflement. Les frères Duffer, qu’on va désormais surveiller de près, ont réussi leur entrée en matière, c’est sur ! C’est sur Netflix.

My_day_on_the_haunted_set_of_The_Living_and_the_Dead strangerthings_promotionalstill.0.0

 

Series Summer Classics : Mad Men

Quand la chaleur vous tombe dessus comme une chape de plomb, quand vous n’avez pas envie de trop bouger de peur de vous mettre à suer et que vous plongez dans une douce léthargie d’après-midi, le moment idéal pour un Series Summer Classics est arrivé. Pour accompagner à la perfection ce moment, la série qu’il vous faut, c’est Mad Men.

Aimée de sériphiles pointus, il est vraie qu’en apparence, Mad Men peut être un peu difficile à saisir. Ici, le rythme est aussi lent que celui d’un ventilateur de plafond dans un dinner, les personnages pas tout à fait évident à saisir ou a aimé. On se demande un peu où est-ce que Matthew Weiner, le créateur de la série, veut nous emmener… mais voilà, on se laisse séduire, bercé par les costumes so vintage, les longs regards de Don Drapper, les problématiques et failles tellement humaines des héros – comment être ce que la société veut que l’on soit quand on n’a qu’une envie, c’est d’être soi-même ? Bientôt, vous ne pourrez plus vous passez de votre dose de Mad Men pendant la sieste, ou tard dans la nuit…

mad-men-season-6-cast

Series Summer Classics : 24h Chrono

Maintenant que vous avez bien ri avec Friends, il est temps de passer aux choses sérieuses. Le Series Summer Classics du jour est la palpitante, tendue et très jouissive 24h Chrono, dit 24.

Je suis sûre que le nom Jack Bauer vous dit quelque chose. Même si vous ne connaissez pas la série, Bauer est un peu le superman des temps modernes, sans les pouvoirs en moins, le genre de type qui a des journées très, très fatiguante, passant son temps à sauver le monde ou, en tout cas dans la première saison, le premier candidat afro-américain à l’élection présidentielle. Lorsqu’elle est sortie, en 2001, elle était très inédite. Le principe d’avoir une temporalité réelle, soit un épisode = une heure (et donc une saison de 24 épisode = une journée), et un candidat noir, était assez révolutionnaire. D’autant plus qu’ils s’en passent des vertes et des pas mûrs, en une heure ! Entre Jack Bauer, sa fille kidnappée, les terroristes, les problèmes du candidat…  le tout devient assez addictif, même si le but n’est pas de faire dans la finesse, au contraire ! Plus c’est efficace, mieux c’est, et tant pis pour la cohérence. De quoi binge-watcher votre ennuie d’été !

logo-24-heures-chrono-jpg