Feed the beast

Il n’y a pas dire, la cuisine est à la mode dans les séries télés. A la fois visuel et réveillant chez le spectateur des sens autrement impossible à réveiller via un écran, c’est un décor qui revient régulièrement. Dernière en date, Feed the Beast, la série américaine d’AMC est adaptée par Clyde Phillips (Dexter) d’une série danoise.

L’un sort de prison mais est encore inquiété par les mafieux qui le poursuivent. L’autre a perdu sa femme, est alcoolique et n’arrive plus à s’occuper de son petit garçon. Ils sont meilleurs amis, ils avaient un restaurant, de grands plans pour le futur. Ils vont être obligés de se remettre en business, mais avec les casseroles qu’ils se trainent, ça risque de ne pas être une partie de plaisir. Voilà ce que nous raconte le pilote de Feed the Beast, de manière assez rangée malgré la recherche d’une réalisation assez poussée. Les bases sont posées, il va falloir que le récit se développe de manière originale et s’éloigne un peu des rouages archétypales qu’il met en place. Heureusement, les deux interprètes principaux, Schwimmer et Sturgess, se donnent à fond et, rien que pour eux, on a envie de continuer. En espérant que leurs personnages prennent la profondeur attendue.

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Better Call Saul

Les amateurs de Breaking Bad sont familiers avec le personnage de Saul Goodman, l’avocat véreux qui aide Walter White et Jesse Pinkman. Voilà qu’arrive sur AMC le tant attendu spin-off autour de ce personnage irrésistible dans la série d’origine. Une chose est sûr : le créateur, Vince Gilligan, ne nous a pas trompé sur la marchandise. Ce spin-off est un peu un prequel. En effet, lors de ce pilote, nous prenons le personnage six ans avant Breaking Bad, lorsque Saul Goodman s’appelait en fait Jimmy McGill, et qu’il n’arrivait pas encore à monter son cabinet d’avocat… mais avec des méthodes déjà peu scrupuleuses. Quoi qu’il en soit, ce premier épisode est en fait une longue installation du personnage, de sa situation, des tiraillements de son passé qui le rattrapent. La mise en scène, l’ambiance, les dialogues et les situations, tout rappelle Breaking Bad… avec, pour l’instant, moins de moments accrocheurs. C’est un peu moins fort, on n’a pas tout à fait le coeur qui bat comme avec les dernières saisons de BB. C’est normal, c’est le début, et la fin de l’épisode fait sentir que le rythme va s’emballer et qu’on va enfin rentrer dans le vif du sujet : il fallait bien creuser un peu ce personnage et se rappeler pourquoi on l’aimait tant pour le suivre ensuite les yeux fermés. Un pilote tranquille, donc, mais Gilligan peut se le permettre, car il sait qu’on lui mange dans la main et que, de toute façon, son style transpire dans cette nouvelle série. Il ne faut à mon avis pas hésité à enchainer avec le deuxième épisode pour se faire embarquer complétement. better call saul

Breaking Bad

Il y a des titres qui font tellement référence dans le monde de la sériephilie qu’on ose à peine avouer qu’on ne les a pas vus. Quand on prend enfin le temps de se lancer à corps perdu dans cette série culte, on se demande si faire une note sera vraiment utile, sachant tout ce qui a déjà été écrit à son propos. Mais j’aime tellement la série Breaking Bad qu’il me faut prêcher la bonne parole pour ceux d’entre vous qui ne la connaisse pas encore.

Breaking Bad, c’est d’abord un créateur, Vince Gillian, qui a officié sur X-Files pendant longtemps. C’est ensuite une chaine, AMC, à la recherche d’une série phare. C’est une couleur, le vert, celui des billets de banque et d’un labo de chimie. C’est enfin un personnage, Walter White, professeur de chimie surdoué qui se découvre atteint d’un cancer du poumon à l’aube de sa cinquantième année alors que sa femme est enceinte et qu’ils n’ont pas de quoi payer le traitement. La solution choisi par Mister White ? Vendre de la drogue, plus précisément de la méthamphétamine, qu’il « cuisine » lui-même et qu’il vend avec l’aide d’un de ses anciens élèves devenu drogue dealer, Jesse.

Un savoureux mélange orchestré avec un sacré savoir-faire, Breaking Bad est une série à personnages, un drame auquel on devient accro, une comédie noire qui connait ses moments de jouissances tout autant que des moments de pauses, de réflexion des personnages et de mise en place d’enjeux toujours aussi fort. On rit, on pleure, on claque des dents. Récompensés à plusieurs reprises, les acteurs sont tous très bons, Bryan Cranston le premier. Je n’en suis qu’à la fin de la saison deux et je suis toujours impressionnée par la manière dont la série arrive à se renouveler sans perdre de vue la profondeur de ses personnages. Je vous en reparlerai plus en détail lorsque j’aurai fini tous les épisodes déjà diffusés et avant la diffusion de la deuxième partie de la cinquième et ultime saison.  Je vous conseille de lire les articles de Pierre Sérisier au fur et à mesure de votre visionnage… et on se donne rendez-vous très vite pour débattre de la fin de la série !

Semaine spéciale série !

Cette semaine, les articles du blog seront consacrés entièrement aux séries télés ! En effet, après avoir fait pleins de découvertes dont je veux vous parler au Festival Série Mania la semaine dernière, j’ai appris que j’allais participer comme blogueuse invitée à l’émission de Pierre Langlais sur le Mouv’, Série 1 Episode 1. Donc allumez vos radios samedi à 17h pour m’entendre parler des nouveautés US de cette mi-saison et des nouvelles séries diffusées en France en ce moment. Si je consacrerai certains billets à des séries dont on parlera, toutes ne seront pas cataloguées ici, donc n’hésitez pas à écouter. Le podcast sera disponible également la semaine suivante.

En attendant, un petit avant goût avec Hell on Wheels, série historique placée en haut de ma « to watch » liste depuis pas mal de temps et que la préparation de l’émission m’a un peu forcé à regarder. En même temps, une histoire se déroulant au pays de la très bonne et regrettée Deadwood de HBO et d’une de mes séries de jeunesse préférée aka Docteur Quinn, je ne pouvais pas laisser passer ça!

Hell on Wheels se passe aux USA en 1860, juste après la guerre de Sécession. Le temps est désormais à la conquête de l’Ouest et le meilleur moyen d’y arriver, c’est le chemin de fer. Le héros, ancien officier sudiste, cherche à se venger du meurtre de sa femme et son chemin le mène dans une caravane de construction de rail, la fameuse Hell on Wheels. Mais les indiens rôdent et mettent l’avancé du chantier en péril… ajoutez à cela des esclaves qui se rebellent, des shérifs qui ne recherchent que leur intérêt personnel, des femmes à forte tête et autres entrepreneurs véreux, et vous aurez le parfait cocktail cow-boyesque. Diffusée sur la chaîne AMC, la vraie force de cette série ne réside pourtant pas tant dans son propos que dans son esthétique. Si les histoires tiennent la route sans problème, les personnages frôlent souvent le cliché et on regrette parfois de venir voir les retournements de situations. Alors que, devant les décors, les costumes et le travail des plans, on respirerait presque la poussière et la boue du quotidien de ces pionniers en tout genre. Un travail est fait sur le rythme, la musique, permettant de passer par-delà la mise en place du pilote un peu complexe.

Au final, Hell on Wheels, quant on aime le western, est plutôt une réussite. On se retrouve devant une série de divertissement très réussie qui, moins exigeante et profonde que ses consœurs sur HBO, n’en reste pas moins un plaisir à dévorer. Elle sera diffusée en mai sur la chaine Orange Cinéma Série.