Foxcatcher

Je ne vais pas assez souvent au cinéma, malheureusement, pour faire l’impasse sur une note de blog, même si je n’aime pas donner mon avis quand celui-ci est négatif. Mais ce film ne passant pas inaperçu, je me sens bien obligé de le dire : je me suis ennuyée devant Foxcatcher.

Pourtant, je n’avais aucun apriori sur le sujet. J’avais beaucoup aimé The Fighter, à l’époque (oui, c’est de la boxe mais c’est un peu pareil). J’adore les romans de John Irving, et on sait que la lutte, c’est son truc. Non, je ne crois pas que ce soit le décor qui m’ait laissé de côté. Tout simplement, je n’ai ressenti ni empathie ni émotion pour les personnages. Je n’irais pas jusqu’à dire que le film est mauvais, car on ne peut nier qu’il est très bien réalisé. Mais elle enfonce le côté hermétique des personnages, notamment du lutteur Dave Schultz (Channing Tantum) et du milliardaire qui se prend de l’entrainer, John E. Du Pont (Steve Carell). Engoncés dans leurs névroses et leurs folies, ils ne sont jamais touchants. Le côté tragédie grecque et huit clos du domaine de Du Pont n’aide pas à nous embarquer. Vu le succès du film dans les Festivals (prix de la mise en scène à Cannes) et ses nombreuses nominations aux Oscars, je ne doute pas que je dois être passée à côté d’un truc. On voit l’intention artistique. Mais je suis ressortie de la salle en pensant que je n’avais pas du tout compris les personnages, et pour moi, au cinéma, il n’y a rien de pire.

foxcatcher

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Festival du Film Coréen

Mardi soir, et pour une semaine, commence à Paris le Festival du Film Coréen. Cette année, je fais partie du Jury qui décernera le Grand Prix du Court-Métrage ! Les séances de projections, au cinéma Le Publicis sur les Champs-Elysées, sont accessibles à tous. Il y a également une large programmation de long-métrages. Venez nombreux !

Plus d’information :

http://www.ffcp-cinema.com/presentation/

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Les toiles d’été

Lorsque le mois de juillet pointe le bout de son nez, soleil included, même à Paris on se prend à rêver de pique-nique, ballade au soleil couchant sur l’eau, soirée dansante et cinéma en plein-air… bonne nouvelle, la capitale nous permet de faire tout ça même en bossant la journée ! Tour d’horizon de ce qui pourra égayer vos soirées :

CINEMA

A la Villette, le Cinéma en plein air du 24 juillet au 28 août 2013

http://www.villette.com/fr/agenda/Cinema-en-plein-air-2013.htm

Dans Paris avec le forum des images, le Cinema au Clair de Lune du 1er au 11 août (entrée libre)

http://www.forumdesimages.fr/fdi/Festivals-et-evenements/Cinema-au-clair-de-lune

SPECTACLE

A Paris Quartier d’été, pleins de théâtre et de danse du 14 juillet au 11 aout

http://www.quartierdete.com/

CONCERT

Le Festival Soir d’été c’est cette semaine only

http://quefaire.paris.fr/fiche/58957_le_festival_soirs_d_ete_du_3e_oui_fm

DANSE

Pour danser, c’est sur les quais :

http://salsanewz.wordpress.com/2013/04/10/informations-concernant-les-quais-de-seine-salsa-a-paris-2013-paris-danses-en-seine/

PLAGE

Et le classique Paris Plage !

http://www.paris.fr/pratique/paris-plages/paris-plages-2013/rub_9925_stand_132525_port_24766

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Cinema Classico à Paris

Le soir tombait sur la capitale, un soir chargé de nuages gris qui ne voulaient pas se percer. L’ennuie des soirées d’avant l’été pointait son nez et le quotidien manquait d’inconnu. Un autre soir devant la télévision, un autre soir à regarder l’heure s’égoutter jusqu’au temps où l’on se glisse sous la couette sans vouloir pour autant passer au jour d’après. La seule activité qui nous tendait les bras, pendant ces temps tristes, c’était de se faire une toile. C’est pratique lorsque les complexes ne sont pas très loin de chez soi : la flemme ne peut nous empêcher de sortir. Seulement, voilà, même les films à l’affiche semblaient déprimants. Déprimants de bêtises, de banalités, ou qui ne provoque qu’un soupire à la lecture du synopsis.

Alors qu’on s’apprêtait à renoncer apparait sur l’écran que quelque part, un petit cinéma inconnu passe, à la séance de 22h, un film drôle que nous adorions quand nous étions jeune, le genre de film qui n’est culte que pour vous car il a fait les grandes heures de votre enfance. Par exemple, un bon vieux Mel Brooks, disons, Frankenstein Junior. Soudain, une envie nous a prise, une envie folle mais qui nous parut emplie de joie et de fun : aller voir un vieux film à la séance de 22h. Notre soirée s’éclaira enfin, notre temps fut mis à profit, un regain énergie même se fit sentir. Rien de tel que de voir sur grand écran les vieux films pour replonger dans une nouvelle magie d’antan.

Ainsi, sans s’en rendre compte, la semaine d’après, nous avons décidés d’aller voir Le Faucon Maltais, ce film que votre professeur de littérature a toujours conseillé mais que vous avez toujours loupé sur Arte. Attention, cependant : on y prend rapidement goût, aux classiques qui reviennent à l’affiche pour quelques jours seulement, à ces films qu’on s’est toujours jurés de voir pour parfaire notre culture cinéma. Mais je vous rassure : c’est de la dépendance toute bénéfique.

N’hésitez donc jamais, quand vous chercher une toile, d’aller voir la programmation de ces quelques cinémas parisiens qui vous offrent des vieux fauteuils rouges, des salles voutées en pierre et l’ambiance toute particulière des cinémas indépendants qui font encore ceux qui leur chante. Voici la liste de mes préférées :

La Filmothèque du Quartier Latin (Paris 5e)

La Cinémathèque (Paris 12e)

Le Desperado (Paris 5e)

Le Grand Action (Paris 5e)

Le Reflet Medicis (Paris 5e)

Le Champo (Paris 5e)