The Leftovers

C’est fou comme on peut se tromper sur une série. Lorsqu’on découvre un pilote et qu’on est critique de série, il faut s’efforcer d’être impartial, de juger les qualités de l’histoire, visuelles,… sans laisser ses goûts personnels rentrer en ligne de mire. Par contre, quand on est simple spectateur, on se laisse beaucoup influencer par nos âges, notre milieu social surement, mais surtout notre état d’esprit du moment, les conditions mentales dans lesquels on se plonge dans un nouvel univers. Sans compter les attentes qu’on place dans ce qu’on va voir, en fonction des critiques qu’on a entendu. Bref, je ne vous apprends rien, mais je tiens à refaire une note sur une série que j’ai vu pour la première fois il y a deux ans et que je n’avais pas aimé (rappelez-vous, c’était ici) : The Leftovers.

Je ne sais pas pourquoi je n’avais pas accroché aux personnages, pourquoi je n’avais pas ressenti d’empathie avec eux, pourquoi je n’avais pas trouvé ça « crédible »… mais, maintenant que je viens de finir de voir la saison deux, je peux vous affirmer que The Leftovers est une des meilleurs séries qui existent, mais genre, en tout temps et en tout lieux, genre top dix de toujours, Breaking Bad/Les Sopranos/Twin Peaks quoi. Je ne m’attendais pas, en recommençant la série devant les avis insistants, à tomber sur une telle exploration de l’âme humaine, fine, complexe, plus touchante que jamais. Face à l’inexplicable (pour rappel, le pitch, c’est : un matin comme les autres, 2% de la population mondiale disparaît. Volatilisé dans l’air sans explication. C’est trois ans après cette évènement que la série commence : on se retrouve dans une de ces typiques villes américaines, où les gens restant essaient de vivre, ou plutôt, survivre), on ne peut que devenir fou, ou tenir bon, chacun à notre façon. Alors, oui, c’est toujours plombant, mais c’est tellement beau. Je ne peux m’empêcher de penser que les attentats sont passés par là entre temps, et qu’il nous a aussi fallu trouver un moyen de vivre après eux. Peut-être est-ce la raison de pourquoi j’ai changé d’avis sur cette série. Mais je ne peux que vous la conseiller.  Regardez-là sans apriori, sans chercher à comprendre, à analyser, car ce sont exactement les problématiques des personnages. Tenez bon, parce que le dernier épisode de la saison deux est magistrale. Un très beau moment de télévision.

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The Leftovers

Cela fait maintenant trois épisodes que la nouvelle série que beaucoup attendait, The Leftovers, a commencé sur HBO. Dernière création du papa de Lost, Damon Lindelof, portée par un casting attrayant (ne serait-ce que Christopher Eccleston, qui se fait trop rare sur les écrans), cette série d’anticipation adaptée d’un roman est on-ne-peut-plus déroutante…

Un matin comme les autres, 2% de la population mondiale disparaît. Volatilisé dans l’air sans explication. C’est trois ans après cette évènement que la série commence : on se retrouve dans ces typiques petites villes des séries américaines, shérif, mairesse, prêtre à la clé. Seulement, rien n’est plus comme avant : tout est bancale, personne n’est sans blessure, personne ne sait trop comment se comporter ni où aller. Tous ce que les personnages qu’on nous présente sont capables de faire est de ressasser les disparitions passées qui plombe leur présent. Car si un mot vient à l’esprit en regardant The Leftovers, c’est bien celui-ci : plombant. Le pilote, de plus d’une heure, nous présente à la fois les personnages principaux, instaure non seulement une bonne dose de mystère autour des disparus, mais aussi des écarts fantastiques à la fois fascinants et frustrants. Car tout cela a un potentiel énorme, on sent la série d’auteur à plein nez qui se fiche de malmener le spectateur (Lindelof veut-il se venger du consensus de la fin de Lost ?), mais cela échappe tellement à notre empathie et à notre compréhension qu’à force de manquer de point d’accroche avec les personnages et des situations à la limite du crédible, on finit par être tenté de laisser ceux qui restent de côté. Le troisième épisode marque un grand coup et relance un peu la machine, on y reconnait la patte Lindelof à plein nez, et cela suffira surement à pousser jusqu’au quatrième épisode… mais jusqu’à quand ?

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