Engrenages

Je l’avoue, pendant longtemps, les séries françaises n’étaient pas ma tasse de thé.  Avant de me lancer dans le scénario, de m’intéresser et de découvrir le paysage télévisé de l’hexagone, je ne cherchais pas vraiment à voir les séries qui passaient. Depuis, j’ai heureusement pris de bonnes résolutions : l’une d’entre elles était de regarder la série Engrenages. J’ai donc attendu que débute sur Canal + la diffusion de la saison 4 la semaine dernière pour m’y plonger : après avoir visionner les quatre premiers épisodes, je ne le regrette pas une seconde.

Les séries policières à l’américaine, c’est bien beau, mais on a tendance à croire que ça se passe partout comme ça. Or la réalité française est bien différente, et c’est ce qu’Engrenages nous fait découvrir sur un ton noir, cru, directe et sans concession. Après la mise en place des différents rouages des intrigues parallèles qui sont en fait très liées dans les deux premiers épisodes, la série s’emballe enfin. Les sujets touchés sont durs et violents : la question des sans-papiers, des extrémistes de la gauche radicale, le grand banditisme, le trafic d’arme…

On suit avec ardeur les enquêtes de l’équipe de la capitaine Berthaud (Caroline Proust) mais également les affaires de deux avocats (dont l’un est interprété par Audrey Fleurot) et d’un juge d’instruction. Proche de l’actualité, toutes ses affaires offrent au spectateur une vision complexe du système judiciaire et des personnages qui y travaillent, chacun ayant une profondeur parfois inattendue. Il est d’ailleurs intéressant de voir les relations des personnages avec leurs supérieurs, relation houleuse où personne ne se fait de cadeau. Pour cette saison, la scénariste principale Anne Landois forme à nouveau un duo avec un vrai policier, Eric de Barahir, pour donner, au-delà de quelques clichés du polar auxquelles peu de séries échappent, un véritable élan de qualité assez inédit. On reste alors accroché comme peu souvent devant une création originale française.

A noter aussi que la série est accompagnée d’une web-série transmédia intitulée « Inside Engrenages » et qui permet à l’internaute de se plonger dans une enquête interactive en temps réel pendant sept jours, nouvelle preuve après Braquo que la chaîne câblée se lance dans le transmédia avec brio !

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You might wanna watch French TV

Après vous avoir fait un petit topo sur la rentrée des séries US et UK, je vous invite à vous pencher d’un peu plus près à ce qui va se passer sur les écrans français, car certaines séries méritent qu’on les regarde!

L’évènement de la rentrée est pour moi la série Ainsi soit-il, création originale d’Arte. Prix de la meilleur série française au festival Série Mania, elle sera diffusée à partir du 11 octobre et a pour sujet la vie de séminaristes. Ensuite, on se penchera sur la saison 2 de Borgen en novembre sur Arte également (qui n’est pas une série française soit, mais qui vaut la peine quand même!).

Sur Canal +, on attend la saison 4 d’Engrenages et la saison 2 de XIII, mais surtout la nouveauté Les Revenants qui commencent en septembre : le genre fantastique fait enfin sa rentrée en France pour ce qu’on espère être une série de qualité !

Sur TF1, quelques nouvelles fictions françaises font leur apparition, comme Merlin avec Gérard Jugnot à Noël, No Limite avec Vincent Elbaz ou encore un nouveau polar : Falco, le dernier flic.

Quant à France 2, qui a dévoilé sa programmation au début de la semaine, les séries françaises seront le mercredi soir autour de la famille et le vendredi soir autour du polar. Voilà ce que la nouvelle saison apporte :

Le mercredi : soirée en famille

Fais pas ci, fais pas ça – Saison 5, Les Hommes de l’ombre – Saison 2, Détectives – 8 x 52 – Nouveauté, Tiger Lily – 6 x 52 – Nouveauté, Rouge Brésil – 2 x 90 – Nouveauté, La Smala s’en mêle

Le vendredi : soirée polars

Les Petits meurtres d’Agatha Christie – Nouveau duo, Caïn – 8 x 52 – Nouveauté, Main courante – 8 x 52 – Nouveauté, Les Limiers – 2 x 52 – Nouveauté, Candice Renoir – 8x 52 – Nouveauté, Boulevard du palais, Nicolas Le Floch