Chagall, entre guerre et paix

La longue vie du peintre russe Marc Chagall, qui s’étend tout au long du XXe siècle, fut marquée par beaucoup de moments de douleurs, personnelles ou collectives : guerres, exil, décès. L’exposition qui lui est consacré en ce moment au Musée du Luxembourg, Chagall entre guerre et paix, montre comment l’artiste a transformé ses expériences éprouvantes en magnifiques peintures, œuvres d’un exilé qui prône le rêve avant tout.

On retrouve dans les tableaux de Chagall, quelque soit la période de sa vie, des thèmes récurrents : sa ville natale de Vitebsk en Russie, la religion ( juive et catholique), la mariée, les animaux. Loin d’être accessoire, ce figuratisme d’avant-garde est toujours une mise en scène de l’artiste. La réussite de cet exposition est de nous montrer combien Chagall se livre dans ses toiles, comment (en les reliant avec les périodes de sa vie et les lieux où il les a peintes) sa curiosité, ses peines, son amour et ses blessures, de sa propre histoire comme celles de son époque, se retrouve dans le moindre dessin, la moindre illustration. Si elle n’est pas très grande, l’exposition offre un panorama assez large pour vraiment apprécier cette plongée dans l’univers d’un des plus grands artistes du XXe siècle. Pour aller la découvrir, c’est par ici.

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Django, Swing de Paris

Après nous avoir fait redécouvrir la vie de Brassens, la Cité de la Musique nous dévoile l’histoire de Django Reinhardt, guitariste manouche de jazz dont la vie fut une géographie de Paris à elle toute seule.

Au fil des documents réunis pour Django Reinhardt, Swing de Paris, on découvre ainsi que  le virtuose a commencé avec un banjo dans les doigts et dans les bals musettes. Suite à un grave incendie, il perd l’usage de deux doigts, mais ne renonce pas pour autant à la musique. Avec le Hot Club de France, il participe grandement à l’arrivée du jazz en France et à son succès entre deux guerres. Véritable génie des cordes pincées, Django composa de nombreux thèmes à succès, et même une messe pour ses compagnons tziganes déportés durant la Seconde Guerre Mondiale. Il fut également peintre, et finit sa vie dans les cafés chics et en vogue de St Germain, fréquentant Cocteau, Vian et beaucoup d’autres.

Tout au long de l’exposition, on peut écouter dans des petites cabines en bois les morceaux de Django, on peut voir des peintures et des photographies ayant rapport à l’artiste, mais on peut surtout entrevoir l’évolution d’une époque et d’un style de musique, les liens forts entre le jazz et son temps. S’il faut faire attention à suivre la vie de Django dans le bon sens (car la chronologie de l’exposition est organisée de manière un peu étrange), on apprécie de voir les nombreuses affiches, les instruments et partitions de l’époque. De plus, il est vraiment intéressant de se mettre dans l’ambiance en commençant l’expo avec un des mini-concerts donnés dans le cadre de l’expo. Bref, de quoi ravir les curieux et les amateurs de jazz et de guitare!

L’expo se tiendra jusqu’au 23 janvier. Plus d’info ici.

Et voici une petite présentation de l’expo par Thomas Dutronc :

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Oh ! Les beaux phares !

Lorsqu’un breton ou un amoureux de la mer s’expatrie à Paris, un de ses endroits favoris devient vite le Musée de la Marine. Situé au Trocadéro, on peut y voir des maquettes de bateaux de tout temps, des tableaux, des reproductions… et en ce moment, on peut tout y apprendre sur les phares.

L’exposition « Phares » se tient jusqu’au 4 novembre dans le sous-sols du musée, 100 hectares pour découvrir ces bâtiments pas comme les autres. J’ai profité de devoir faire des recherches pour un certain projet impliquant des navires pour visiter cet expo. Assez longue et bien documentée, on y apprend tout de l’art de la lentille et de la manipulation de la lumière, de l’histoire des phares les plus célèbres et  de la vie des hommes qui les habitent. Il est intéressant de se frotter à ces gros oeufs de verres projetant mille lumières autour de nous dans la première salle, des ampoules sur-mesures impressionnantes  On apprend qui est cet Augustin Fresnel dont le nom orne de nombreuses plaques de rues dans le parcours qui suit. On peut également voir la reproduction d’un poste de veille de gardien, dont la vie était à la fois austère et émouvante. La présence des phares dans la culture est un peu faible à mon goût, mais il n’empêche que, si vous êtes un tant soit peu curieux ou si vous appréciez l’air salé, vous avez un mois pour rêver d’écrire un projet sur un gardien de phare d’aller voir en vrai ces tours de gardes des océans !