Dix Pour Cent

Il n’y a pas à dire : le glamour, les paillettes, les belles actrices et les comédien beaux gosses, ça parait facile, on a l’impression qu’ils sont comme ça au quotidien…. mais s’il y a bien des gens qui connaissent l’envers le décors, qui le vivent, qui le subissent parfois, ce sont bien les agents ! Mais c’est quoi, un agent ? Si vous voulez tout savoir, allumez votre poste sur France 2 mercredi soir pour regarder la nouvelle série française qui fait parler d’elle : Dix Pour Cent !

Série garantie avec des morceaux de vrais acteurs jouant leur propre rôle dedans, Dix pour Cent s’intéresse à ce drôle de métier d’agent, à la fois maman et requin… et je sais de quoi je parle, vu ce que je peux faire subir au mien ! (et oui, les auteurs aussi ont des agents^^). Très bien écrit, avec des dialogues drôles et second degrés, des situations assez jouissives qui vous montrent que oui, les stars sont des gens comme les autres, mais aussi des personnages touchants et bien brossés, le tout avec une réalisation aux petits oignons et des comédiens au top.

D’après une idée d’un ancien agent qui sait de quoi il parle, Dominique Besnehard, crée et écrit d’une main de maître par Fanny Herrero avec le concours de Sabrina B. Karine, Anais Carpita, Quoc Dang Tran, j’en passe et des meilleurs, réalisé par Cédric Klapish, Lola Doillon et Antoine Garceau (que des stars, on vous dit!), il ne faut vraiment pas louper ça !

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Disparue

Samedi soir se terminait le Festival Séries Mania au Forum des Images à Paris. Soirée de remise des prix qui a vu un jury de professionnels de la presse récompensé la comédienne française Alix Poisson pour son rôle dans la nouvelle mini-série polar de France 2, Disparue, diffusée en ce moment. Qu’est-ce que ça donne ?

Disparue est l’adaptation d’une série espagnole et raconte l’histoire de la disparition d’une jeune fille de 17 ans lors de la fête de la musique à Lyon. Écrite, réalisée et produite par des femmes (respectivement Marie Dehaires,  Catherine Touzet, Charlotte Brandström et Iris Bucher), cette série puise dans des références déjà bien connue, ne faisant pas vraiment un produit original… mais vraiment efficace, et ça, c’est vraiment agréable à voir. Bien sûr, il y a du Broadchurch, du The Killing,… dans le déroulement de l’enquête, dans la pesanteur d’un quotidien fait d’un incertain qui vous ronge l’âme. Mais on se laisse emporter quand même par l’émotion portée par les personnages, plus que par les rebondissements d’ailleurs, par l’ambiance et finalement un mystère bien fichue. Les comédiens s’en sortent bien (même PEF aka Pierre-François Martin-Laval qu’on attend pas dans ce registre là et duquel on arrête de rire automatiquement au bout d’un moment). Bref, devant une série française qui ne révolutionne rien mais qui fait bien son job, on ne peut qu’allumer sa télé. Ce sont autant de petits pas encourageants !

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Les Témoins

Ce soir, sur France 2, débute une nouvelle série dont le nom des créateurs suffit à attiser la curiosité. Hervé Hadmar et Marc Herpoux sont un duo de réalisateur/scénariste qui enchainent les créations de série se détachant du paysage audiovisuel : Pigalle la Nuit, Les Oubliées, Signature… Avec Les Témoins, ils s’engagent dans le genre qu’est le policier dit « procédurier » : un crime, un flic, une enquête… ou presque.

Au Trépor, on retrouve dans des maisons témoins des cadavres, fraichement déterrés, mis en scène pour illustrer la vie de famille parfaite. A chaque fois, un couple et une adolescente… et la photo d’un flic. Ce flic (Thierry Lhermitte) est à la retraite, mais sort de son silence pour aider la lieutenant en charge. Si le crime est assez marquant, le pitch ne laisse a priori pas présager une originalité de la série… et pourtant, on sent qu’arrive un glissement de terrain vers une enquête psychologique et pleine de rebondissements, dénotant un scénario bien ficelé. La mise en scène est efficace, on a envie d’en savoir plus et d’avoir le fin mot de cette étrange histoire. Les références sont bien là: Broadchurch, The Killing,… La France a enfin trouvé une série originale pouvant s’inscrire dans la lignée d’un renouveau mondial du polar à la télévision, et il était temps.

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Hôtel de la Plage

A mi chemin de cette semaine de critiques des nouveautés séries de l’été, il est temps de se pencher sur la (seule?) série originale française que France 2 nous offre : Hôtel de la Plage. Après deux premiers épisodes diffusés mercredi dernier, c’est pendant deux soirées encore que nous suivons les mésaventures comiques de trois familles qui se retrouvent chaque été au dit Hôtel de La Plage, où ils retrouvent les locaux.

Crée par Lorène Delannoy et Fabienne Lesieur, avec l’aide au scénario de Marie Roussin et Frédéric Faurt, cette série tente à la fois d’accommoder les codes policier de la saga d’été mais aussi de rendre le plus divertissant et léger possible un séjour familial dans un petit hôtel au bord de plage. Si on sent que l’intrigue autour de la mystérieuse fouineuse est un peu forcée et pas des plus naturelles, on aime voir le cabotinage entre les familles, les petites jalousies, les comparaisons entre chacun, d’une manière un peu désuète qui donne au ton quelque chose de doucement nostalgique. Les personnages sont un peu trop caricaturaux et on voit arriver les rebondissements, mais ce n’est pas grave : c’est aussi divertissant d’essayer de deviner ce qu’il va se passer que de le voir vraiment. On apprécie aussi de voir que la série essaie d’être le plus actuelle possible, avec notamment un couple gay des plus décomplexé et naturel. Cette série est loin d’être originale, révolutionnaire, scotchante ni d’auteur, mais elle remplie plutôt bien sa mission de divertissement dans la ligne éditoriale de France 2 qui est de plaire au plus grand nombre… et ça fera dire à ceux qui n’ont pas les moyens de partir en vacances que, finalement, ils sont bien tranquilles chez eux !

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Chérif

Ce soir, France 2 dégaine sa nouvelle série policière. Après s’être tournée vers un registre plus comique et féminin avec Candice Renoir, c’est maintenant sur un duo qui fait penser à la série Bones que repose cette nouvelle création. Un duo mené surtout par Kader Chérif, qui donne son nom à la série.

Chérif, donc, est capitaine de la brigade criminelle à Lyon (avec de jolies plans sur la ville au lever du soleil) et il est arabe. Décomplexé et sûr de lui, c’est à coup de sourire qu’il tente de désarmer les suspects, mais aussi sa nouvelle partenaire austère fraîchement débarquée des grandes sphères parisiennes. Imaginée par Lionel Olenga, Laurent Scalese et le producteur Stéphane Drouet, Chérif reprend les schémas classiques du polar français, en essayant deux choses : rythmer les révélations et nous faire nous accrocher au personnage principal. Si le comédien Abdelhafid Metalsi donne à ce Kader un je-ne-sais-quoi de décalé et de plutôt agréable (notamment dans ses références culturelles assez inédites à la télé française) et que le pilote est assez bien articulé, il y a quelque travers auquel la série n’échappe pas : des dialogues d’exposition lourds, des situations capillotractées, des personnages secondaires manquant quelque peu d’enjeux qui empêche qu’on s’y attache et un classicisme qui agace un peu. Mais l’intention est là, et elle est plutôt bonne : quand on est adepte du genre, le divertissement est au rendez-vous.

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La Source

Il n’y a pas que les Etats-Unis qui ont le droit à ses nouvelles séries. France 2 a présenté cette rentrée La Source, série d’espionnage en 6 épisodes dont le trois et le quatre sont diffusés ce soir.

Marie, étudiante, travaille comme baby-sitter chez les Lacanal, dont le père dirige une société spécialisée dans le traitement des déchets. Mais ses affaire son louches et la DCRI enquête sur ses agissements depuis un moment. Ils obligent Marie à devenir leur source et à espionner son employeur. C’est un jeu du chat et de la souris qui se met alors en place, mettant en danger vies professionnelles mais surtout vies privées, personnelles, amoureuses et familiales. Au vue d’un pitch assez prometteur et de l’amélioration des séries françaises ces derniers temps qui peut laisser croire en la possibilité d’une série efficace, La Source est plutôt réussite malgré ses imperfections. Bien sûr, on est loin de l’efficacité de Homeland et ce à cause des certaines faiblesses de personnages et de casting. Les gros noms associés au projet – surtout Clotilde Courau et Christophe Lambert – n’apportent pas toujours le charisme nécessaire à leur interprétation. Mais malgré tout, on se laisse prendre par le scénario plutôt bien ficelé et sans temps morts écrit par Nathalie Suhard et Laurent Burtin. Du coup, on oublie les petites facilités au profit d’un divertissement assez efficace, qui donne envie de revenir la semaine d’après, et c’est bien là l’essentiel. Si la série n’est pas inoubliable, elle est, encore une fois, de bonne augure pour l’avenir de la fiction française… si l’audience veut bien suivre.

LA SOURCE

Candice Renoir

Alors qu’on apprenait il y a quelques jours la fin de  Julie Lescaut, archétype de la flic féminine française de la vieille époque, voilà que la relève est déjà là. Candice Renoir n’a rien de commun avec la policière rousse parisienne : quarantenaire, quatre enfants à charge, maladroite et malicieuse, elle reprend du service à Sète  après une dizaine d’années de congés parentales.

Clash de génération oblige, elle se comporte avec ses jeunes collègues comme s’ils étaient ses enfants, applique une méthode d’enquête bien à elle avec un petit air d’Hercule Poirot. Souvent agaçante, son truc, c’est de garder le sourire en toute circonstance et d’avoir assez de répondant pour  ne pas se laisser marcher sur les pieds par toute l’animosité qui l’entoure parfois. C’est son petit côté Bridget Jones qui la rend plutôt marrante et attachante ainsi que son interprète, Cécile Bois. Bien sûr, dans les enquêtes, on ne privilégie pas l’originalité ni la vraisemblance, car au fond, elles ne sont qu’un prétexte. Rien de très fin ni dans le personnage ni dans sa manière de procéder. Ainsi, le genre polar n’est en fait qu’un prétexte à une comédie de mœurs sans autre prétention que de faire sourire et de divertir, ce qui fonctionne relativement bien. Dans le paysage télévisuel français actuel, c’est plutôt agréable.

Crée par Solen Roy-Pagenault, Brigitte Peskine, Robin Barataud et diffusée sur France 2, la saison une de Candice Renoir a huit épisodes et les deux premiers ont fait une jolie audience.

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Tiger Lily, quatre femmes dans la vie

Sur France 2, les séries du mercredi soir s’enchainent et ne se ressemblent pas. La nouveauté de la semaine dernière, Tiger Lily : quatre femmes dans la vie, comédie féminine sur quatre quadras, se révèle être une bonne pioche, un effort très louable.

Comment vieillit-on lorsqu’on a été une star du rock dans les années 80 ? Les quatre musiciennes de l’ancien groupe Tiger Lily nous offrent une idée assez large de quatre destins différents : en couple ou non, élevant des enfants ou vivant encore avec sa mère, plus ou moins heureuse et épanouie selon les apparences. Voilà ce qu’ont imaginé Negar Djavadi et Carlotte Pailleux, créatrices et scénaristes de la série réalisé par Benoît Cohen (Nos Enfants Chéris). Si le concept et l’ambiance peuvent très rapidement faire penser à Desperate Housewives, on est cependant dans une dynamique très différente, car il s’agit ici de donner à ces personnages un espace pour faire le point sur leur vie alors que la cinquantaine approche. On est vite embarqué par leurs histoires, car si les situations sont parfois clichées ou ratées, on assiste tout de même à de beaux moments de douceurs et on voit se tisser des relations intéressantes. Bien sûr, il y a quelques passages à vide, mais on voit encore trop rarement des personnages féminins forts et pas creux, qui ne tombe pas dans l’hystérie systématique. Il faut dire que le casting (Ariane Seguillon, Camille Japy et Florence Thomassin) se montre plutôt à la hauteur, quoi qu’un peu inégal selon les scènes, sauf Lio qui est toujours  à côté, un peu mécanique. Lauréat du prix de la meilleure série au dernier festival de La Rochelle, cette série n’est donc pas encore parfaite, mais se laisse très agréablement regarder, et ses personnages se laissent facilement apprivoiser. Dommage que l’audience des deux premiers épisodes n’est pas été à la hauteur : espérons que le public soit au rendez-vous pour la suite !

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Fais pas ci, Fais pas ça

La comédie française se porte bien. Fais pas ci, fais pas ça en est l’exemple flagrant à la télévision : une série qui depuis quatre saisons fait un tabac et qui revient ce mercredi sur France 2. Alors, que penser des aventures des Lepic et des Bouley ?

La série, crée par Anne Giafferi et Thierry Bizot  a fait beaucoup de chemin depuis sa première diffusion en 2007. Au départ, les deux familles étaient très différentes, l’une BCBG, archétype de la famille catholique traditionnelle sérieuse et sévère là où l’autre représente les bobos, voir hippy, cool et laxiste. Différentes certes, mais avec leur lot de névroses et de crises des deux côtés de la rue! Depuis quatre saisons, les deux familles se sont rencontrées, appréciées et détestées, toujours en ce moquant de l’autre mais toujours présente en cas de besoin. A l’aube de cette nouvelle saison, c’est plus vrai que jamais, car leurs aînés sont amourachés l’un de l’autre et veulent s’installer ensemble, se marier même! Les Lepic et les Bouley vont-ils être unis pour la vie, tout en arrivant à gérer les drames et les galères de chacun, surtout des parents aussi gratinés que les enfants?

Vous l’aurez compris, les ingrédients qui font le succès de Fais pas ci, fais pas ça dans cette nouvelle saison sont tous au rendez-vous. Les histoires loufoques sont là pour mettre en avant le petit grain des personnages, sans chercher dans la prise de tête ni l’hyper-crédibilité : ce qui compte, c’est que chacun retrouve dans un membre de la famille un peu de la douce folie qui berce cette série. Ainsi, dans le premier épisode de cette saison, on se retrouve forcément dans la mère qui ne veut pas voir sa fille partir, ou la fille qui veut tout diriger, ou son futur qui panique complet… et comme les enfants grandissent, les scénaristes ne manqueront pas de situations communes à tous à faire vivre aux personnages, situations qui nous permettront de rire aussi un peu de nous même.

You might wanna watch French TV

Après vous avoir fait un petit topo sur la rentrée des séries US et UK, je vous invite à vous pencher d’un peu plus près à ce qui va se passer sur les écrans français, car certaines séries méritent qu’on les regarde!

L’évènement de la rentrée est pour moi la série Ainsi soit-il, création originale d’Arte. Prix de la meilleur série française au festival Série Mania, elle sera diffusée à partir du 11 octobre et a pour sujet la vie de séminaristes. Ensuite, on se penchera sur la saison 2 de Borgen en novembre sur Arte également (qui n’est pas une série française soit, mais qui vaut la peine quand même!).

Sur Canal +, on attend la saison 4 d’Engrenages et la saison 2 de XIII, mais surtout la nouveauté Les Revenants qui commencent en septembre : le genre fantastique fait enfin sa rentrée en France pour ce qu’on espère être une série de qualité !

Sur TF1, quelques nouvelles fictions françaises font leur apparition, comme Merlin avec Gérard Jugnot à Noël, No Limite avec Vincent Elbaz ou encore un nouveau polar : Falco, le dernier flic.

Quant à France 2, qui a dévoilé sa programmation au début de la semaine, les séries françaises seront le mercredi soir autour de la famille et le vendredi soir autour du polar. Voilà ce que la nouvelle saison apporte :

Le mercredi : soirée en famille

Fais pas ci, fais pas ça – Saison 5, Les Hommes de l’ombre – Saison 2, Détectives – 8 x 52 – Nouveauté, Tiger Lily – 6 x 52 – Nouveauté, Rouge Brésil – 2 x 90 – Nouveauté, La Smala s’en mêle

Le vendredi : soirée polars

Les Petits meurtres d’Agatha Christie – Nouveau duo, Caïn – 8 x 52 – Nouveauté, Main courante – 8 x 52 – Nouveauté, Les Limiers – 2 x 52 – Nouveauté, Candice Renoir – 8x 52 – Nouveauté, Boulevard du palais, Nicolas Le Floch