Series Summer Classics : Mad Men

Quand la chaleur vous tombe dessus comme une chape de plomb, quand vous n’avez pas envie de trop bouger de peur de vous mettre à suer et que vous plongez dans une douce léthargie d’après-midi, le moment idéal pour un Series Summer Classics est arrivé. Pour accompagner à la perfection ce moment, la série qu’il vous faut, c’est Mad Men.

Aimée de sériphiles pointus, il est vraie qu’en apparence, Mad Men peut être un peu difficile à saisir. Ici, le rythme est aussi lent que celui d’un ventilateur de plafond dans un dinner, les personnages pas tout à fait évident à saisir ou a aimé. On se demande un peu où est-ce que Matthew Weiner, le créateur de la série, veut nous emmener… mais voilà, on se laisse séduire, bercé par les costumes so vintage, les longs regards de Don Drapper, les problématiques et failles tellement humaines des héros – comment être ce que la société veut que l’on soit quand on n’a qu’une envie, c’est d’être soi-même ? Bientôt, vous ne pourrez plus vous passez de votre dose de Mad Men pendant la sieste, ou tard dans la nuit…

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Magic City

Les séries remettant au goût du jour l’histoire américaine se multiplient, et je n’ai pu découvrir la dernière en date qu’il n’y a quelques jours. Magic City porte bien son nom : elle se déroule à Miami, la ville où tout le monde apparaît beau et riche. En cours de diffusion sur la chaine américaine Starz, le pilote demande un petit effort pour se plonger dans l’univers mais donne l’eau à la bouche.

Les apparences sont trompeuses, surtout dans un hôtel de luxe de Miami en 1959, où se croisent les gens de pouvoir : si Frank Sinatra vend du rêve sur scène, le gérant de ce lieu clinquant a du mal à ne pas voir venir le cauchemars, celui d’une mafia envahissante, alors que de l’autre côté du golfe Cuba tombe aux mains de Castro. Et c’est bien ce personnage, le gérant, Ike Evans (Jeffrey Dean Morgan vu dans Grey’s Anatomy) qui se place comme point fort de la série, au centre des intrigues qui se déploient doucement mais surement, et auquel le spectateur s’accroche. Si beaucoup font la comparaison avec le Don Drapper de Mad Men, on peut lui accorder une certaine originalité. Angoissé mais voulant faire au mieux, n’hésitant pas à devenir menaçant mais restant bonhomme, on attend beaucoup de son développement dans la suite de la saison. Ses fils, également, sont des figures un peu déjà vu mais au potentiel non négligeable.

De plus, la série prend son temps pour amener les différents personnages, placer leurs enjeux et essaye de nous amener, dans ce pilote, un peu au-delà du visuel certes réussi mais assez superficiel. Série de mafieux, donc, historique également, mettant un self-made man ayant vendu son âme en avant, on attend de la suite de la série que la finesse prenne le pas sur le clinquant et nous embarque au cœur de la vie de cet hôtel. Sans doute les prochains épisodes seront à savourer non pas avec des pop-corns mais des mojitos bien frappés, pour se mettre complétement dans l’ambiance et se laisser emporter.