Merry Christmas y’all !

Christmas is in the air ! Les vacances sont là, les guirlandes sur le sapin, les cadeaux emballés, les ventres prêts à se gaver de chocolat… et moi, je pars prendre l’air au vert. Je débranche donc jusqu’au 5 janvier ! D’ici les nouveautés, rhabillages et bonnes nouvelles de 2014, n’hésitez pas à vous faire un petit best-of du blog, les archives sont toujours ouvertes.

En vous souhaitant d’excellentes fêtes de fin d’année, reposez-vous, prenez des forces, faites la fête (avec modération), lachez du lest, allez au cinéma, matez-vous des séries, n’oubliez pas le fois gras ni les gens que vous aimez…

… et n’oubliez pas de revenir à la rentrée !

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Life’s not fun without a good scare !

Pour fêter Halloween convenablement, il faut savoir se faire un peu peur. Mais ce n’est pas de peur irrationnel de fantôme, de sorcière ou autre démon dont je vais vous parler. C’est d’une angoisse bien réelle et concrète : celle du temps qui passe. En effet, cette année, le film désormais hyper classique de saison, The Nightmare Before Christmas, a 20 ans ! 20 ANS ! Sortie sur nos écrans en 1993, ce film d’animation d’Henry Selick et Tim Burton  ressort chaque année, fait le bonheur des ado qui veulent verser dans le punk ou l’emo mais pas trop et dont je connais toujours par coeur les répliques et paroles de chansons. Certains d’entre vous savent que c’est là la connexion avec mon stram intérieur d’ailleurs. En 20 ans, je peux vous dire qu’il en a fait du chemin ! Mais il ne se lasse pas des états d’âme de Skellington Jack, car c’est bien là la force du film : avoir fait de personnages d’apparence franchement moche des choses terriblement humaines et touchantes. On a tous un Noël qu’on veut voler quelque part, des ambitions miroirs qui nous cachent ce qu’on a déjà… scary, la leçon de philosophie ? Happy Halloween !

An unexpected journey

Aucun voyage ne se ressemble. On peut penser que lorsque l’on se rend dans un pays similaire à un qu’on a déjà visité, qu’on a prévu un programme qui ressemble fortement au précédent voyage, on vivra la même chose. Mais ce n’est jamais le cas. Ne serait-ce parce que le destin s’emmêle, chaque fois.

Nous avons choisi de partir en Malaisie cet été car on avait vraiment adoré notre voyage en Thaïlande. Les deux pays sont côte à côte et, quand on regarde un peu les photos et les guides, on a l’impression qu’ils sont dans une même continuité. Nous voulions y faire un peu les mêmes choses : une grande capitale, de la jungle, une île. Peut-être pousser jusqu’à Singapour, mais pas forcément. Avec nos sacs à dos, on suit toujours un peu le mouvement. Mais le mouvement nous a clairement fait comprendre que ce n’était pas ce que nous devions faire ! Ainsi, quelques heures après avoir débarqué à Kuala Lumpur et subit sans beaucoup de sommeil le chaud et bruyant quartier de Chinatown où nous logeons, je me suis foulée la cheville. Comme ça, dés le premier jour. Kuala Lumpur ne sera pas un deuxième Bangkok. La Malaisie a pris le partie de nous faire vivre son quotidien autrement, pas celui des touristes, celui des Malais. A commencer par les urgences ! Le bilan n’est pas grave, mais embêtant : interdiction de marcher pendant une semaine. Le premier jour de deux semaines de vacances. La pluie torrentielle et tropicale qui s’abat sur la ville nous prend entre ses griffes. Il nous faut rebondir et réagir à 12000 kilomètre de chez nous. Dans notre petite chambre d’hôtel sans fenêtre, on change nos plans. La ville ? pas possible. La jungle ? encore moins. La plage ? le repos d’une année chargée à l’ombre des cocotiers s’impose à nous. Là encore, on y va comme les locaux. Bus empli de Malais qui s’arrête sur une petite route de campagne devant un restaurant ouvert se composant de quelques chaises en plastiques où chacun se sert dans une grande marmite de riz et mange avec les doigts. Dans la ville où il faut attendre le ferry du lendemain, les touristes semblent absents, effrayés par la pluie, et on se ballade (en béquille) pour assister à des rituelles chinois. Dépaysement total. Finalement, de la Malaisie, on ne voit que ça. L’île de Pulau Tioman où l’on trouve refuge est un pays en soi. Finalement, on l’a, notre jungle, au bord d’une plage la plus paradisiaque qu’on ai vu. La beauté de la nature à l’état brut. Tortues, singes, requins, serpents, c’est d’autres peuplades avec qui l’on apprend à vivre ici. On s’y laisse aller, ne cherchant plus à forcer les choses. Mais déjà d’autres sirènes nous appellent, d’un tout autre genre. Les rencontres au grès des bungalows nous vantent les mérites de Singapour, la ville du Lion.

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Passer de Singapour à la Malaisie, c’est passer du jour à la nuit. D’une Asie à une autre. De règles de vie à d’autres. De la Chine à l’Inde. D’une presque Thaïlande à une presque Suisse. Le plus étonnant, c’est de passer du contraste Singapour/Malaisie aux contrastes internes de Singapour où de nombreuses communautés se croisent, où les grattes-ciels côtoient les petites anciennes maisons coloniales, où le luxe n’est jamais très loin des échoppes traditionnelles. Nous goûtons au deux, et je me crois Cendrillon au bal quand je passe des rues bondées aux gens simples de Little India au luxe d’une piscine à débordement sur le Sky Park du Marina Bay Sands. Dés quatre jours que nous avons passé à Singapour, on a eu l’impression d’en vivre mille. De la semaine passée en Malaisie, on a eu l’impression de traverser mille pays. Si je ne m’étais pas foulée la cheville, nous n’aurions jamais fais un tel voyage. Peut-être que nous ne nous serions pas laissé porter. Nous ne nous serions pas autant ouvert. Je ne sais pas quel voyage nous aurions fait mais une chose est sûr : il n’aurait pas été plus beau ni délicieusement inattendu que celui-là.

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Les toiles d’été

Lorsque le mois de juillet pointe le bout de son nez, soleil included, même à Paris on se prend à rêver de pique-nique, ballade au soleil couchant sur l’eau, soirée dansante et cinéma en plein-air… bonne nouvelle, la capitale nous permet de faire tout ça même en bossant la journée ! Tour d’horizon de ce qui pourra égayer vos soirées :

CINEMA

A la Villette, le Cinéma en plein air du 24 juillet au 28 août 2013

http://www.villette.com/fr/agenda/Cinema-en-plein-air-2013.htm

Dans Paris avec le forum des images, le Cinema au Clair de Lune du 1er au 11 août (entrée libre)

http://www.forumdesimages.fr/fdi/Festivals-et-evenements/Cinema-au-clair-de-lune

SPECTACLE

A Paris Quartier d’été, pleins de théâtre et de danse du 14 juillet au 11 aout

http://www.quartierdete.com/

CONCERT

Le Festival Soir d’été c’est cette semaine only

http://quefaire.paris.fr/fiche/58957_le_festival_soirs_d_ete_du_3e_oui_fm

DANSE

Pour danser, c’est sur les quais :

http://salsanewz.wordpress.com/2013/04/10/informations-concernant-les-quais-de-seine-salsa-a-paris-2013-paris-danses-en-seine/

PLAGE

Et le classique Paris Plage !

http://www.paris.fr/pratique/paris-plages/paris-plages-2013/rub_9925_stand_132525_port_24766

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Les Indélébiles

Rappelez-vous, il y a quelque temps, je vous avais expliqué le principe d’un collectif de scénariste.

J’ai aujourd’hui le plaisir de vous annoncer que je fais désormais parti de l’un d’entre eux ! Ce sont LES INDÉLÉBILES qui m’accueillent pour qu’ensemble nous puissions avancer dans nos métiers de scénaristes mais aussi pour certains réalisateurs et comédiens. Merci à eux ! Vous pourrez suivre sur le site web du collectif les avancements de mes projets et de ceux des autres personnes du groupe. N’hésitez pas à aller découvrir ces autres scénaristes de talents !

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Cinema Paradiso au Grand Palais

Il était annoncé comme l’un des événements culturels parisiens de l’année. Sous la grande verrière du Grand Palais flotte depuis la semaine dernière et pour quelques jours encore un air d’Amérique : drive-in, dinner, roller, coca-cola et barbie sont chez eux. Mais dés les premiers avis qui ont circulé sur internet, on a crié à l’arnaque : beaucoup trop cher, très mal organisé,… Je me suis pourtant laissée tenter et j’ai pris ma place pour revoir Psychose dans ce cadre inédit.

Ayant lu auparavant quelques premiers témoignages, je m’étais préparée au pire. Il est vrai que la mise en place de cette idée sur le papier génialissime a quelques défauts, surtout finalement en ce qui concerne le drive-in. Le prix des places était en effet assez lourd, car il comprends la séance et l’accès autres activités… qui ferment leur porte à 21h. Quand la séance est à 23h30, c’est un peu frustrant ! Surtout pour ceux qui travaillent et ne peuvent pas venir très tôt… Mais, quand on s’organise, et qu’on arrive à 19h, on a le temps de faire quelques jeux sur les bornes d’arcades, faire un tour de piste en roller ( là aussi, bonne idée sur le papier, mais qui manquait pour le coup cruellement de déco et d’innovation : de simples rollers et pas des patins rétro, une piste de danse en béton au lieu de parquet… et l’obligation d’avoir des chaussettes, en plein été, on n’y pense pas toujours !). Puis lorsque l’estomac se creuse, on peut avec un peu de patiente se régaler d’un burger délicieux quoi que mini pour le prix. Jusqu’ici, tout va plutôt bien. Il faut dire que le décor en jette pas mal et que, avantage de venir un mardi sans soirée clubbing, il n’y a pas non plus trop la foule.

Le seul endroit où le bât blesse, c’est la gestion du cinéma. Les horaires, d’abord, et les systématiques retards : pour une projection à 23h30, commencer le film avec 50minutes de retard, c’est énorme, surtout pour les gens qui travaillent. Ensuite, ce retard entraine une heure d’attente très désagréable, parqués sur le côté de la salle, debout dans la moiteur et la chaleur. Enfin, et pourtant je n’ai pas trop eu à en souffrir car pas de soirée clubbing ce mardi, l’insonorisation peut gâcher le film : chacun a beau avoir un casque assez efficace, les basses et les cris de la piste de danse d’à côté résonnent. Mais, malgré tout ça, une fois bien installé dans un confortable fauteuil rouge (les transats sont pris d’assaut!)  et plongé dans la folie de Norman Bates, on apprécie forcément le coté inédit de l’expérience… et je n’ai pas du tout regretté d’y avoir assisté !

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Chagall, entre guerre et paix

La longue vie du peintre russe Marc Chagall, qui s’étend tout au long du XXe siècle, fut marquée par beaucoup de moments de douleurs, personnelles ou collectives : guerres, exil, décès. L’exposition qui lui est consacré en ce moment au Musée du Luxembourg, Chagall entre guerre et paix, montre comment l’artiste a transformé ses expériences éprouvantes en magnifiques peintures, œuvres d’un exilé qui prône le rêve avant tout.

On retrouve dans les tableaux de Chagall, quelque soit la période de sa vie, des thèmes récurrents : sa ville natale de Vitebsk en Russie, la religion ( juive et catholique), la mariée, les animaux. Loin d’être accessoire, ce figuratisme d’avant-garde est toujours une mise en scène de l’artiste. La réussite de cet exposition est de nous montrer combien Chagall se livre dans ses toiles, comment (en les reliant avec les périodes de sa vie et les lieux où il les a peintes) sa curiosité, ses peines, son amour et ses blessures, de sa propre histoire comme celles de son époque, se retrouve dans le moindre dessin, la moindre illustration. Si elle n’est pas très grande, l’exposition offre un panorama assez large pour vraiment apprécier cette plongée dans l’univers d’un des plus grands artistes du XXe siècle. Pour aller la découvrir, c’est par ici.

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Bah alors, t’es pas à Cannes ?

Chaque année, c’est la même rengaine. Tous les mois de mai que Dieu fait depuis 66 ans, les gens n’ont qu’un seul mot à la bouche : Cannes. Lorsque l’on travaille dans le milieu du cinéma, c’est encore pire : tout votre monde ne semble tourner qu’autour de la croisette. Chaque année, un de vos réalisateurs fétiches, l’une de vos stars favorites seront présents. Mais vous, vous restez chez vous. Parce qu’il faut bien travailler, parce que vous n’avez aucune raison d’y aller, le Festival de Cannes se vit pour la majorité des gens via des écrans et des articles de journaux. D’où un certain agacement, et une petite pointe de déprime : pourquoi pas moi? se demande-t-on devant la montée des marches…

Vous savez quoi ? Cette année, il y en a marre. C’est décidé, le festival, je le fais chez moi. D’abord, à Cannes, il ne fait même pas plus beau qu’à Paris, a en croire les comptes-rendus de la cérémonie d’ouverture… que je n’ai pas regardé parce que j’avais piscine (enfin, salsa, en l’occurrence). De plus, le Festival de Cannes semble bouder les gens comme moi, ce que je suis : les femmes et les scénaristes. Les femmes, car il n’y a qu’une réalisatrice en compétition officielle cette année (il y en a longtemps eu aucune), les scénaristes, car il est rare que ce corps de métier soit représenté dans le jury (il ne l’est pas du tout cette année.). C’est drôlement embêtant, vous ne trouvez pas ? Enfin, parce qu’il n’y a pas qu’à Cannes qu’on peut voir des films et célébrer le cinéma. Quelques-uns d’entre eux (comme Gatsby le Magnifique ou Le Passé) sortent sur les écrans en même temps qu’à Cannes, et les 24, 25 et 26 mai, sur les 20 films sélectionnés en compétition pour la palme d’or, quinze films seront projetés au cinéma Gaumont Opéra. Pour ceux qui le veulent vraiment, la sélection parallèle Un certain regard, soit 18 longs-métrages, est projetée du 29 mai au 4 juin, au cinéma Reflet Médicis, La Quinzaine des Réalisateurs du 30 mai au 9 juin au Forum des images et la Semaine de la Critique du 6 au 10 juin à la Cinémathèque. Oh, et j’oubliais : les stars, on les croise tous les jours dans les rue de Paris, et Spielberg je l’ai vu à l’avant-première de Tintin, hein !

Alors, quand on me demande en tout innocence : « bah alors, t’es pas à Cannes ? », au lieu d’osciller entre l’envie de hurler, d’être aigri ou de bouder, rien ne fonctionne mieux qu’un petit sourire énigmatique : Cannes, cette année, c’est à Paris !

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Libéllule et Papillon

Hier soir, fumée blanche au-dessus du Vatican. Émotion palpable. Un nouveau pape sort du chapeau. François, salut ! Deux souvenirs me viennent en tête. Le premier, un poème de Jacques Prévert que me lisait mon père…

Le Pape est mort

Le Pape est mort, un nouveau Pape est appelé à régner. Araignée ! quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon ? Vous n’avez pas bien compris, je recommence.

Le Pape est mort, un nouveau Pape est appelé à régner. Araignée ! quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon ? Vous n’avez pas bien compris, je recommence.

Le Pape est mort, un nouveau Pape est appelé à régner. Araignée ! quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon ?

Jacques Prévert

Le second, un voyage à Rome en amoureux lors d’un magnifique week-end de la Toussaint. Hasard d’horloge et de calendrier, nous faisions la queue le dimanche à midi pour nous confronter aux anges géant de la Basilique Saint-Pierre quand la foule amassée s’est tournée vers l’une des fenêtres d’un haut bâtiment adjacent. Nous ne pouvions voir l’homme en blanc, mais nous l’avons entendu bénir la foule, et nous avec. « Grazie Papo ! »

Maintenant, je sais que la prochaine fois que j’entendrai parler de pape, de Vatican, ce sera dans la saison 3 de The Borgias, diffusée sur Showtime à partir du 14 avril. Autre temps, autre mœurs…