This is us

La série dont je vais vous parler aujourd’hui n’a rien d’extraordinaire. Pas de costumes (ou presque), pas d’espions, pas de dragons, pas d’éclats de rire ni de drame larmoyant. L’originalité de This is us, nouvelle série de Dan  Fogelman (à qui l’on doit l’excellent Galavant) a d’originale qu’elle ne cherche pas à raconter autre chose que le banal, la vie de tous les jours… en la sublimant d’humanisme.

C’est l’histoire de Kate, Kevin et Randall, qui sont nés le même jour, et qui passe aujourd’hui la barre des 34 ans. C’est l’histoire de leurs parents, qui trente-quatre ans plus tôt, ramenait chez eux des triplés. Entre remise en question de soi et du couple, et crise de la quarantaine, difficultés des relations familiales, que ce soit avec ses parents, ses enfants, ses frères et sœurs, This is us explore de manière douce et poignante des vies somme toute normales. Certes, la série est un peu bavarde, bien sûr il s’agit d’une Amérique bien particulière, aisée avec une petite excursion du côté du racisme. On peut aussi surement lui reprocher de dégouliner de bons sentiments et parfois, un peu, de facilité. Mais elle arrive toujours à nous surprendre et à nous cueillir quand on ne s’y attend pas, tous les personnages se révèlent touchants et justes, et c’est là – à moins qu’on ne soit vraiment aigri – où elle fait fonctionner sa magie. Parfaite à dévorer devant le sapin !

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Crossbones

Cela faisait un moment que je l’attendais. Ce fut la première série sur la piraterie annoncée depuis longtemps, avant même Black Sails, avec en tête d’affiche l’immense star qu’est John Malkovitch et se penchant sur la plus connue des légendes pirates, Barbe Noire. Pour couronner le tout, c’est Neil Cross, à qui l’ont doit Luther, qui s’attelait à son écriture. Le tout sur NBC, ce n’est pas rien. Vendredi soir, le pilote de Crossbones a enfin été révélé au monde… et m’a énormément déçue.

Peut-être que mes espoirs étaient trop hauts, mais tout de même, de nombreux points jouent contre cette série. Tout d’abord, on nous vend l’histoire de Barbe Noire : or ce n’est pas lui le héros de l’histoire, mais Thomas Lowe, un chirurgien/espion qui a pour mission de le tuer. Seul bémol ici : ce personnage manque cruellement de profondeur et d’un véritable enjeux et cela se sent pendant tout l’épisode. Ensuite, ce fameux Barbe Noire, s’il est plutôt amusant de voir que le scénariste a joué avec les clichés et mélange cruauté et tourment (le coup de acupuncture est très drôle), on est encore trop près d’un cliché avec lequel Malkovitch se dépêtre tant bien que mal et avec un accent très étrange. Enfin, et c’est là le plus gênant, les ficelles scénaristiques sont plus grosses que des montagnes. Le héros arrive à tout faire d’un coup, trop fort, les obstacles sont minimes, tout est simplifié à l’extrême à tel point que le héros tombe amoureux de la première femme qu’il croise quand il arrive sur l’île caché de Barbe Noire. Sérieusement ? C’est navrant. Je ne parle même pas des dialogues complétement alambiqués et pas crédibles pour deux sous (ouh, le side-kick qui pose les bonnes questions au bon moment!). Alors, oui, appelez-ça déformation scénaristique, snobisme sériesque, injustice,… je suis cruelle mais c’est parce que cela méritait mieux ! Pour le coup, Black Sails est beaucoup plus intéressante, bien qu’elle se perde parfois dans ses trop nombreuses intrigues et considérations politiques, on y croyait à fond, c’était profond et ça vendait du rêve, c’était une vision enfin différente des pirates. Alors que là… on se croit revenu chez Pirates des Caraïbes.

Bon, bien sûr, je ne peux tout de même pas lui tourner le dos comme ça, et je regarderai la suite, puisque l’espoir fait vivre. Mais vraiment, ce n’est pour le moment pas passionnant, voir même parfois vraiment agaçant… La seule bonne nouvelle c’est qu’il y a surement encore de la place pour mon propre trois-mâts dans l’océan des séries de pirates !

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Believe

A l’époque où était tombée la nouvelle qu’une série, produite par ce cher JJ Abrams, serait réalisée par Alfonso Cuaron, le monsieur n’avait pas encore la popularité que lui a apporté Gravity. Pourtant, déjà, je trépignais d’impatience : un casting technique pareil, ça ne se boude pas ! La semaine dernière, le produit est arrivé sur nos écrans, enfin.

Believe raconte comment un prisonnier dans le couloir de la mort, alors qu’il va être exécuté pour un meurtre qu’il n’a pas commis, se retrouve embarqué par des inconnus pour protéger une très étrange petite fille de gens qui veulent la tuer. Série fantastique dont le pilote donne une impression étrange. On se retrouve partagé entre une superbe réalisation, de bonnes idées lancées ici ou là, mais l’histoire pêche cruellement d’une volonté de divertissement et d’émotion pas vraiment naturelle. La représentation de ça se concentre dans le personnage de cette tueur à gage pas crédible pour deux sous, en mode rambo qui pleure quand sa mère l’appel… ça fait un drôle d’effet. Le reste des personnages sont pour l’instant assez classique, il y a forcément avec Abrams du mystère qui plane autour de ces complots. Le personnage principal ne comprend pas grand chose, un peu comme le spectateur, mais ça le rend assez touchant. Sa relation avec la petite fille (dont on a peur qu’elle tombe dans la cliché de la mademoiselle je sais tout) est plutôt sympa et, elle aussi, classique. Mais le pilote n’est pas vraiment convainquant, au final : pas étonnant quand on sait que la série a changé trois fois de showrunner. Je me laisserai tout de même tenter par la suite, parce qu’il y a Kyle MacLachlan et qu’on ne l’a pas assez vu. Mais une chose est sûre, ce ne sera pas une des meilleurs séries de cette année.

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About a Boy

C’est un drôle d’effet que m’a fait le visionnage du pilote de la nouvelle comédie de NBC,  About a Boy. Je connais assez bien le film de 2002 de Chris et Paul Weitz, où Hugh Grant jouait un éternel célibataire vivant de ses rentes qui se liait d’une amitié inattendue avec le fils de la nouvelle voisine. Le pilote de cette adaptation télé raconte exactement la même chose… en 20 minutes.

Lorsque j’ai appuyé sur lecture, je m’attendais à ce que ce premier épisode reprenne grosso modo les 20 premières minutes du long-métrage. Pas du tout : il reprend tout le long-métrage, s’appuyant sur des scènes clés (facile alors de repérer les changements d’actes du film!) et avançant littéralement les autres. C’est assez étonnant, voir même perturbant : on se demande comment on a fait pour ne pas s’ennuyer devant le film… ou comment on fait, devant la série, pour ne pas trouver ça rapide et caricatural. Puis on se dit qu’à bien y regarder, c’est bien là le problème : les personnages dans la série perdent, en tout cas pendant ce pilote, une certaine profondeur, on s’y attache moins, c’est beaucoup plus… américain, c’est ça, perdant de sa douce folie anglo-saxonne. Bien sûr, c’est un pilote de sitcom, et on voit bien par la comparaison que la télé et le cinéma ne s’écrivent pas du tout de la même manière. Mais on se retrouve avec une impression de surfait, où les actions ne sont pas justifiées malgré les apparences sympathiques de la chose.

Mais les intentions sont, du coup, assez claires : se débarrasser tout de suite de l’influence du film pour pouvoir passer à la suite, s’intéresser à ce qui n’a pas été dit. C’est pour cela qu’on tentera de regarder le second épisode, voir ce qu’ils vont trouver pour rebondir. Mais je ne pense pas que le ton un peu facile et cliché ne change beaucoup… et on se dit qu’il eu peut-être mieux fallu prendre une idée originale.

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Dracula

A la veille d’Halloween, il était logique que je me penche sur une série de vampire. Dernière en date sur le sujet, Dracula revisite le mythe du comte sanglant sauce Angleterre victorienne : mais à trop vouloir tout y mettre, on y perd.

Imaginez Jonathan Rhys-Meyer qui s’allie aux producteurs des Tudors et ceux de Downton Abbey sous la plume de Daniel Knauf (Carnivale) : on a un cocktail explosif dés plus prometteur. Mais au visionnage de ce pilote où Dracula revient à la vie pour se venger d’un Ordre mystérieux qui avait à l’époque brûlé sa femme, on se rend compte que la chose ressemble plus à un pétard mouillé. A-t-on trop vu les vampires ? Ou plutôt, les vampires qui sont trop beaux et sexy et qui ne cherche pas grand chose de leur vie à part manger ? On a un peu du mal à trouver un quelconque empathie pour les personnages, dans un monde clinquant et qui sonne faux (malgré les beaux costumes, je vous l’accorde). Tout cela passe pour du pur divertissement qui plaira sans doute à certains, mais il manque tout de même ces petits quelque chose en plus qui font qu’une série vous retienne : un peu de profondeur, un point de vue un peu différent, un personnage qui sort du lot… c’est vraiment dommage. Mieux vaut relire le livre originel.

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The Michael J. Fox Show

Michael J. Fox is back ! C’est très plaisant de voir un acteur que l’on aime revenir à l’écran, surtout quand il le fait plutôt bien. Le héros de Spin City et de Retour vers le futur faisait une pause (avec quelques apparitions en guest) pour soigner la maladie de Parkinson dont il est atteint. Voilà qu’il a (lui ou NBC !) la géniale idée de s’emparer de sa condition pour en faire une sitcom. Sous le pseudo de Mike Henry, c’est en fait de lui que parle Fox dans cette série : d’un retour à la télé, d’une maladie pas facile à vivre tous les jours bien qu’il ai un recul délicieux sur le problème et partage avec le spectateur sa force et son combat sans s’apitoyer.

Bien sûr, cela ne suffit malheureusement pas à faire une série parfaite. La famille qui entoure Mike Henry n’est pour l’instant pas vraiment développée, seul le nombril de leur univers est pour le moment la star. Mais il y a du potentiel, quand les scénaristes se seront débarrassés de quelques facilités et clichés (il faut vraiment qu’ils arrêtent avec le face caméra !). De plus, la série a déjà ce ton attachant qui peut en faire sa force : bien qu’elle ne soit pas hilarante, elle peut  nous raconter des histoires vraiment sympathiques lorsqu’elle aura trouvé son rythme de croisière. De toute façon, rien que pour revoir Michael, cela vaut le coup d’oeil !

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Crossing Lines

Voilà quelque chose d’assez inédit : une série coproduite entre la France et l’Allemagne qui commence sa diffusion sur NBC, un grand network américain. Crossing Lines est un sacré événement pour TF1 qui veut par là entrer dans la cour des grands. La chaine veut y mettre les bouchées doubles : quelques stars au casting, le créateur d’Esprits Criminels au commande, et un concept : des supers flics de toute l’Europe qui enquêtent… dans toute l’Europe.

Pour résoudre des meurtres en séries perpétrés dans les capitales européennes, un inspecteur français (Marc Lavoine) réunit une team des meilleurs expert du continent, mais également un ancien agent de la NYPD désormais reclus et addict à la morphine. Grâce au tribunal international, ils peuvent présenter les criminels devant la justice. Dans ce pilote d’une heure et demie, on nous présente donc la fine équipe où tout le monde semble avoir ses blessures et ses secrets… normal, quoi. On ne peut pas s’empêcher de comparer la série à Jo pour en dire du bien, car ici tout le monde parle en anglais et c’est assez justifié. De plus, cette première enquête qui se déroule principalement à Paris évite un peu les clichés et plan carte postale. Mais elle n’évite pas les clichés du genre, par contre : pas vraiment originale dans sa construction et ses rebondissements, cette première affaire ne nous intéresse pas tant que la manière dont elle amène la nouvelle équipe à se rencontrer.

Là encore, rien de bien nouveau : un gros geek, un pro des armes, une super informaticienne, une fine psychologue… dans tous les policiers bouclés, Les Experts en premier, c’est sur ce modèle qu’on se base. Ce manque d’originalité dans la fonction des personnages, par exemple celle du vieux flic sur le retour, dessert malheureusement un peu le propos. Mais le casting arrive à donner un peu d’âme à ce melting-pot (avec un super Donald Sutherland, comme d’habitude). Même Lavoine s’en sort plutôt bien.

Si le résultat qui transparait dans ce pilote de Crossing Lines n’est donc pas extraordinaire ni particulièrement innovant. Mais il se laisse bien regarder et rempli sa mission du divertissement télé de l’été, surtout quand on est amateur du genre policier bouclé.

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Nouveautés Séries 2013/2014

Une saison est à peine terminée que la prochaine s’annonce ! Les chaines américaines ont présenté les nouvelles séries à découvrir à partir de septembre. Voici les quelques-uns que j’attends particulièrement…

Sur NBC :

Crossbones. La minisérie de pirates qui jouera peut-être beaucoup sur la suite de ma carrière. Au commande, Neil Cross, créateur de Luther, et John Malkovitch dans le rôle de Barbe Noire. L’histoire : les pirates les plus célèbres du monde fondent leur propre nation appelée sur l’île de New Providence, dans les Bahamas, la toute première démocratie des Amériques dirigée par Barbe Noire…

Believe. Quand Alfonso Cuarón réalise une série produite par J.J. Abrams avec Kyle MacLachlan au casting, je ne peux que regarder. L’histoire : Bo, à 10 ans, est dotée de pouvoirs mystérieux, mais le découvre à peine. Orpheline, elle assiste au meurtre de ses nouveaux parents adoptifs. La femme qui les a assassinés avait pour mission de récupérer la jeune fille. Traquée, elle doit désormais se cacher. Elle est protégée par un homme qui vient de s’évader de prison, aidé et recruté par une organisation secrète. Ensemble, ils parcourent les Etats-Unis.

The Michael J. Fox show.  Tout est dans le titre. Ancien animateur d’une radio locale new-yorkaise, Mike Burnaby (Michael J. Fox, donc) est un père de famille atteint de la maladie de Parkinson. Lorsqu’un nouveau traitement l’aide à mieux gérer son état de santé, il décide de reprendre l’antenne, devant alors jongler entre tous les challenges liés à sa carrière, sa vie de famille et son combat contre la maladie.

About a boy. La comédie adaptée du film, crée par Jason Katims. Le lien particulier entre un homme célibataire immature et un jeune garçon qui emménage dans l’appartement voisin avec sa mère, célibataire elle aussi… Avec notamment Minnie Driver.

Dracula. Jonathan Rhys Meyers revient en comte Dracula, ça promet ! L’histoire : Dracula arrive dans le Londres de l’époque Victorienne, affirmant pouvoir y apporter la science moderne. En réalité, le vampire est venu se venger de ce peuple qui a ruiné sa vie quelques siècles auparavant. Mais son sombre dessein est contrarié par… une jeune femme, dont il s’éprend éperdument et qui semble être la réincarnation de sa défunte épouse.

Sur la FOX :

Almost Human. J.J. Abrams, à la production de cette série d’anticipation où un flic mal dans sa peau (Karl Urban) fait équipe avec un humanoïde.

Wayward Pines. M. Night Shyamalan dirige un polar se revendiquant de Twin Peaks, où un agent spécial déboule dans une petite ville suite à la disparition de deux de ses collègues. Si ça c’est pas du pitch ! Avec Matt Dillon dans le rôle principal.

Sur CBS :

The Crazy Ones. La comédie la plus attendue, avec Robin Williams dans le rôle du père et Sarah Michelle Gellar dans celui de la fille, le tout dans le monde de la publicité.

Sur ABC :

Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D.Le gros blockbuster super attendu car entre autre signé par Joss Whedon. En gros, ça parle de super-héros !

Sur HBO :

CRIMINAL JUSTICE. James Gandolfini est de retour dans l’adaptation d’une série anglais. Au lendemain d’une virée nocturne bien arrosée, le jeune Naz, d’origine Pakistanaise, se réveille aux côtés d’une jeune femme baignant dans son sang. Cette dernière a été poignardée et il ne se souvient de rien. Inculpé pour ce meurtre, il est désormais prisonnier du système judiciaire où, parfois, la vérité passe au second plan. Un avocat bon marché mais tenace se propose de l’aider…

THE MISSIONARY. Un jeune missionnaire américain se retrouve impliqué dans une affaire avec la CIA, dans le Berlin de la fin des années 60. J’achète rien que sur le pitch.

THE LEFTOVERS. La science-fiction version Damon Lindelof ne se loupe pas. Que se passerait-il si, aujourd’hui, sans aucune explication, un certain nombre d’êtres humains disparaissaient de la surface de la terre ? C’est à cette question que les habitants de la petite ville de Mapleton vont être confrontés lorsque nombreux de leurs voisins, amis et amants s’évanouissent dans la nature…

Sur Showtime :

THE VATICAN. Ridley Scott à la réalisation de ce drame sur l’Eglise Catholique à travers le prisme du pouvoir, de la spiritualité et de la politique. Cet univers mystérieux renferme de nombreux secrets, mais aussi des rivalités et des miracles.

PENNY DREADFUL. Encore un super réalisateur qui vient tremper dans les séries. Sam Mendes réalise ce thriller « psychosexuel » réunissant Dracula, Van Helsing, Dorian Gray ou encore Frankenstein dans le Londres de l’époque Victorienne…

MASTER OF SEX.  Adaptation du livre de Thomas Maier, cette série décrit les vies et la relation inhabituelle et intrigante entre Masters et Johnson, pionniers dans la science de la sexualité humaine dont les recherches ont déclenché la révolution sexuelle. Avec Michael Sheen et Lizzy Caplan.

Sur FX :

TYRANT. La nouvelle création du duo Gideon Raff/Howard Gordon (Homeland) avec le magique Ang Lee à la réalisation. Rien qu’avec ça, pas besoin de savoir l’histoire…Une famille américaine moyenne au cœur d’un pays du Moyen-Orient en proie à des émeutes.

THE STRAIN. Créé par Guillermo del Toro et Chuck Hogan. Adapté de leur saga littéraire éponyme. Lorsqu’un Boeing 777 atterrit à l’aéroport new yorkais JFK sans qu’aucun signe de vie n’en émane, Eph Goodweather, un scientifique spécialisé dans les épidémies et les attaques biologiques, est dépêché sur les lieux. A l’intérieur de l’avion, il découvre que tous les passagers sont morts, probablement tués par un étrange virus ou… un monstre non identifié. L’homme fait alors équipe avec un ancien professeur, survivant de l’Holocauste, Abraham Setrakian. Ensemble, ils constituent un petit groupe qui devient rapidement le dernier espoir pour la survie de la race humaine. Des vampires transforment en effet petit à petit la civilisation en un gigantesque buffet. Le sang coule à flots et rien ne semble pouvoir les arrêter…

Sur BBC ONE

THE WHITE QUEEN. Le prochain period drama anglais. Après 9 ans de guerre pour savoir qui était le roi, le jeune Edward IV est couronné grâce à l’aide de Lord Warwick « The Kingmaker ». Ce dernier compte tirer les cordes du pouvoir discrètement, mais quand le roi tombe amoureux d’une jeune veuve, Elizabeth Woodville, Warwick commence à perdre sa place et doit tout faire pour faire diminuer l’influence de la nouvelle reine. La série est l’adaptation des romans de Philippa Gregory, The Cousin’s War, et prendra donc place en 1464, en Angleterre.

De quoi nous mettre sacrément l’eau à la bouche, non ?

Pour en savoir plus :

http://www.allocine.fr/article/dossiers/series/dossier-18592007/?page=8&tab=0

http://www.spin-off.fr/tableau_de_bord_des_series_tv.html

http://seriesaddict.fr/dossier/59-Upfronts-2013-annulations-renouvellements-nouvelles-serie

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Gigi goes 1600 Penn

Qui a dit que la web-série ne pouvait pas mener à la série télé ? La comédie est le genre qui se prête le plus au passage d’un média à un autre, comme le prouve Josh Gad, comédien comique créateur de la web-série Gigi Almost American qui débarque sur NBC avec une nouvelle sitcom, 1600 Penn.

Dans Gigi Almost American, web-série crée pour My God Damn Channel et diffusée en France sur la plateforme Studio 4.0, Gad incarne un émigré paumé et maladroit arrivant aux Etats-Unis avec pour rêve de devenir un véritable américain. Pas évident quand on n’arrive pas à prononcer un mot correct… ou quand on ne connait pas les règles de la vie en société ! Humour premier degré et référence au slapstick, plus ou moins fin selon les épisodes, dans la lignée de Borat sans le côté politique, cette création produite par la BBC a obtenu le prix du jury au Marseille WebFest 2012. A regarder ici.

C’est un peu dans le même esprit moqueur de l’image suprême des Etats-Unis que Josh Gad s’est associé à Jon Lovett pour créer 1600 Penn, présentant une famille fictive, barrée et dysfonctionnelle, du président américain. Gad incarne pour sa part le fils, boulet, gaffeur toujours, pas vraiment fini mais jouant toujours sur la corde de la tendresse. Le reste du casting le soutien avec brio, que ce soit Jenna Elfman en belle-mère qui veut faire de son mieux ou Bill Pullman en père sévère. Ici aussi, les gags relèvent de la bourde, du décalage, bref du comique populaire et parfois malheureusement un peu ras-les-pâquerettes. On sourit devant quelques situations, mais on est loin d’À La Maison Blanche ou d’autres comédies NBC.

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Go On

Chaque rentrée série amène son lot de nouvelles sitcoms, dont quelques unes ont comme acteur principal une star sur le retour. Ainsi, en ce mois de septembre, nous avons assisté au retour de Matthew Perry, plus connu pour le personnage de Chandler dans Friends. Sa nouvelle série s’appelle Go On, et elle est diffusée sur NBC.

J’ai décidé d’attendre d’avoir vu au moins les trois premiers épisodes avant de vous dire ce que je pense de la série et surtout pour décider que je l’aime bien. Ce n’est pas la meilleur sitcom de la rentrée, ce n’est pas à se tordre de rire mais, un peu comme la série Wilfred, on s’attache aux personnages et on est parfois agréablement surpris, même si les épisodes sont inégaux.

Mais revenons au début : Ryan King (Perry, donc), commentateur sportif à la radio, vient de perdre sa femme et retourne au travail avant d’avoir fait son deuil. On le pousse donc à participer à un groupe de soutien qui réunit des personnages aussi barrés que différents. Le concours d’histoires tristes du pilote permet d’ailleurs de bien mettre en place les personnages et de les trouver plutôt sympathiques. C’est finalement pour eux, plus que pour Perry, que l’on continue de regarder la série. Car l’acteur fait ce qu’il sait faire, de la blague souvent pas drôle et un regard de chien battu. Mais parfois une petite exception nous montre tout le potentiel de la série qui, une fois que les auteurs auront vraiment trouvés leur marque et se détacheront de quelques facilités et des clichés, promet de nous faire passer de bons moments. Il n’est pas facile de naviguer entre le rire et l’émotion et surtout de tout vouloir traiter en même temps, et l’épisode deux s’éparpille à tel point qu’on perd un peu le fil et l’envie. Mais l’erreur de vouloir trop en faire est humaine. En se concentrant sur le groupe comme un tout, on sent enfin qu’une bonne voie se dessine. L’épisode trois nous le montre d’ailleurs : maintenant, tout le monde est comme à la maison.