Olive Kitteridge

Non, HBO ne fait pas que dans la violence ou le sexe. Il sait même faire tout le contraire : avec sa nouvelle série, Olive Kitteridge, la chaine américaine reprend un style de série dans la finesse, le quotidien, le délicat, le triste, un peu comme l’était Six Feet Under : une bonne dose d’émotion en perspective.

Olive Kitteridge est une mère de famille et prof de math, et elle n’est pas sympa. Se clamant haut et fort dépressive, elle est clairement malheureuse et le fait savoir, revêche, mais très touchante. Mariée à un pharmacien qui est son inverse opposée , elle passe sa vie dans la banalité. Mais cette série, c’est l’histoire d’Olive sans l’être : très vite, on s’intéresse à son mari, à son fils, à différents personnages qui croisent les 30 ans de vie que nous racontent les quatre épisodes de cette mini-série, adaptée par Jane Anderson du roman éponyme de Elizabeth Strout. C’est imprégné de spleen, d’humour noir, porté par une Frances McDormand au top : les spectateurs de la Mostra de Venise ne s’y sont pas trompés. Je vous conseille de sauter sur OCS qui diffuse la série pour ne pas la louper !

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