There’s a new Doctor in town

Cela fait maintenant quatre épisodes que Doctor Who n’est plus le même. Littéralement. Cette saison 8 marque l’arrivée de Peter Capaldi, notamment connu pour son rôle dans la série The Thick of It, dans le rôle du fameux docteur anglais. Exit le jeune et fougueux Matt Smith. Ce nouveau Doctor est plus âgé, certes, mais aussi plus axé sur le côté fou, obsessionnel, têtu, voir même… méchant. Et ça marche du tonnerre.

Savoir qui est le meilleur docteur est un débat sans fin parmi les fans de Doctor Who. La question est d’ailleurs plutôt de savoir qui est « son » Doctor. Le mien est et restera David Tennant. Mais il y a une composante tout aussi important dans cette histoire : le showrunner. Si Steven Moffat est à la tête de la série depuis 4 saisons maintenant, quelque chose avait changé entre la saison 6 et la saison 7. Outre l’arrivée d’un nouveau compagnon, Clara, jusqu’à alors très mal exploitée et du coup assez mal aimée, la magie s’était étiolée au fur et à mesure des histoires, toutes un peu trop faciles, sur un schéma semblable, perdant ce je-ne-sais-quoi qui nous plait tant. Mais voilà : Steven a compris qu’avec le changement de Doctor qui s’annonçait, il était temps de faire une petite révolution. Changer de ton, de méthode : Peter Calpadi a pu se fondre avec une facilité étonnante dans ce docteur d’un nouveau genre, qu’on adore déjà. Certes, le premier épisode est très déroutant, car il est à la fois classique, ressemblant à l’ancien temps… mais ouvrant la porte au nouveau. Capaldi détonne, et le spectateur est aussi dérouté que Clara qui n’arrive pas à s’en remettre… jusqu’au dernières minutes où l’on comprend que Moffat va assurer, qu’il suffit de lui faire confiance… et de l’aider. Et jusqu’à maintenant, aucun nouvel épisode ne nous a déçu. Clara nous devient même sympathique, et Capaldi nous fait vite oublier son prédécesseur, les histoires redeviennent folles, innovantes, touchantes… et je suis de nouveau accro ! Bien que le feuilletonnant soit un peu instauré à la truelle, it’s a  job well done, Peter et Steven.

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The Musketeers

On en aura jamais fini avec Les Trois Mousquetaires. Le roman de Dumas n’arrêtera jamais d’être adapté et jamais nous ne nous lasserons d’Athos, Portos, Aramis et D’Artagnan… surtout lorsque c’est la BBC qui régale. Avec The Musketeers, les anglais veulent montrer leur maitrise du divertissement télé et y arrive avec succès.

Bien sûr, rien qu’avec le casting, on se sent obligé de jeter un œil à cette nouvelle super production en costume de la première chaine british. Santiago Cabrera (vu notamment dans Merlin), Tom Burke, le futur très connu Peter Capaldi, Luke Pasqualino (Skins)… une véritable affiche pour midinette ! Si tout l’enjeu est de visé un publique large, il faut donc rajeunir sérieusement les meilleurs lames du roi de France, et quoi de mieux que des acteurs aux charmes indéniables. Mais ne nous égarons pas : The Musketeers, ce n’est pas que ça. Les histoires dans lesquelles sont entrainées nos héros sont divertissantes, pleines de rebondissements certes mécaniques, clichés et attendus mais assez efficaces pour tout de même nous scotcher. Pour le moment, rien de vraiment surprenant ou original, on reste dans un classicisme un peu dommage et on rêve de voir ce que la série aurait donné dans les doigts de Steven Moffat. Mais on en reste pas moins charmé par l’ensemble qui devrait réussir à faire monter la mayonnaise si la série ne se prend pas non plus trop au sérieux et si le scénario s’affirme au fur et à mesure. Et puis, si vous écoutez votre côté midinette, vous reviendrez rien que pour ces mousquetaires, de la même manière que l’on revenait pour Merlin.

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The Hour is in trouble (saison 2)

Novembre 1957.  L’URSS s’apprête à lancer Spoutnik 2, avec à son bord la petite chienne Laïka. En Angleterre, on y voit un signe inquiétant de l’avancement du bloc communiste en armement nucléaireset on remet en cause la sécurité des populations occidentales. C’est bien sûr par la lucarne du petit écran que les gens s’informent désormais, notamment par l’émission The Hour, premier journal d’information de la BBC. Mais, un an après son lancement, ce n’est plus ce que c’était : le présentateur Hector Madden (Dominic West), devenu vedette, en fait de moins en moins, la concurrence d’ITV se fait sentir, et la productrice Bel Rowley (Romola Garai) doit se battre pour maintenir l’émission à flot. L’arrivée d’un nouveau rédacteur en chef (Peter Capaldi de The Thick of It) va-t-il leur permettre de redresser la barre? Ou serait-ce le retour de Freddie Lyon (Ben Whishaw), journaliste enragé, qui les sauvera?

La seconde saison de The Hour vient de commencer sur la BBC, et déjà cette série historique nous démontre qu’elle n’a rien perdu des qualités de sa première saison. Que ce soit dans l’esthétique élégante de l’univers dans lequel les personnages évoluent, dans les intrigues politiques, journalistiques et personnelles très bien mises en place ou encore par le casting impeccable, The Hour place la barre très haut pour les six épisodes à venir. Les thèmes abordés avec subtilité font quelque part encore écho aujourd’hui. De plus, on apprécie la reconstitution d’un Londres au tournant des années soixante, surtout les quelques images des cabarets de Soho. Bref, c’est un vrai plaisir à savourer quand on aime le style so british dans toute sa splendeur et sa décadence.