Les meilleurs nouvelles séries de 2013 !

Les réjouissances de fin d’années arrivent à grand pas, et avec elles les traditionnels Top 10 ! On commence avec la récap’ série de cette année 2013. Du bon, du moins bon, des adieux, bref, beaucoup d’émotions. Et vous, vous l’avez vécu comment, votre année série 2013 ?

Top 10 des Meilleurs Nouveautés :

1. The Slap : pour sa finesse d’écriture, l’intelligence du traitement des personnages et ce dispositif fascinant des changements de point de vue.

2. Masters of Sex : une histoire d’amour qui n’en est pas une, un second degrés sur le sexe fascinant, de l’historique intelligent.

3. Orange is the new black : une comédie douce-amer sensible et touchante, qui montre enfin les femmes sous un jour différent.

4. Bates Motel : la série angoissante de l’année. Un suspens tout juste assez malsain pour ne pas sombrer dans le too much, un bel hommage à Hitchcock.

5. House Of Cards : les dessous de la politique américaine vue par David Fincher, ça donne forcément un mélange explosif.

6. Real Humans : en donnant à des robots une véritable place dans la société, cette série traite avec finesse de sujets délicats.

7. Vikings : la série historique de l’année ! Des combats, de beaux hommes nus, de la passion, bref, tout ce qu’il faut pour du bon divertissement.

8. Top Of The Lake : la série planante de l’année, à l’ambiance belle et particulière porté par une histoire forte.

9. The Americans : des histoires d’espions pendant la guerre froide, ç apouvait être casse-gueule, mais The Americans s’en sort avec brio.

10. Odysseus : une mention spéciale pour notre petite frenchy dont les mérites surpassent les quelques imperfections.

Les Adieux ou il ne fait pas bon être une série en B cette année

Breaking Bad : une des meilleurs séries de tous les temps à tirer sa révérence de manière parfaite. Une vrai réussite de A à Z.

Borgen : Birgitte nous a encore fait vibrer dans cette troisième et dernière saison de la série danoise. Elle va nous manquer.

The Borgias : la famille menée d’une main de maître par Jeremy Irons ne tourmentera plus les palais du Vatican ni la politique italienne de la renaissance.

James Gandolfini : il est une série à lui tout seul. L’acteur qui incarnait Tony Soprano nous a quitté cette année, l’occasion de revoir la série.

Les suites marquantes

S’il y en a bien un qui nous a fait courir cette année, c’est Doctor Who ! Entre les réjouissantes de l’anniversaire du cinquantenaire et les déceptions à répétition de la saison sept, on ne sait plus à quel daleck se vouer !

Les classiques découverts

Miranda : comment ai-je pu vivre avant Miranda ? Drôle, fin, l’anglaise a tout compris, et on se passe les épisodes en boucle au moindre coup de blues.

Six Feet Under : grande claque sériphile, les destins des membres de la famille Fisher vous secouent à chaque épisode. De la grande télé.

Deadwood : là encore, on est dans la crème de la crème. Un village du far west sans foi ni loi, un théâtre des conventions humaines absentes. Puissant.

Les pires

Banshee : ah ah !

Da Vinci’s demons : Beurk…

Dracula : pourquoi, mais pourquoi ?

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Äkta Människor : Real Humans

Les séries de science-fiction font toujours la part belle aux robots, humanoïdes ou non, car ils se posent comme l’un des piliers, des repères du genre. Cependant, il est assez rare de les voir évoluer dans notre monde actuel, comme un élément normal et pourtant si dérangeant. C’est pourtant ce que nous propose la série suédoise Äkta Människor (Real Humans), écrite par Lars Lundström, et réalisée par Harald Hamrell et Levan Akin.

Imaginez des hubots, robots d’apparence humaine qui existent pour vous faciliter la tâche, que ce soit dans la maison, à l’usine,… Le problème, c’est que les hommes sont sensibles aux apparences. Quand ils voient quelque chose qui leur ressemble, humain ou pas, ils s’y attachent, laissent l’objet prendre dans leur vie la place d’un autre être. De quoi unir ou déchirer des familles, créer et faire tomber différents business et entrainer de vraies questions de sociétés, surtout quand certains robots indépendants et reprogrammés prennent la fuite… La série nous propose alors tous les points de vue : ceux des gens normaux qui sont pour, ceux qui sont contre, le point de vue des robots eux-même dont on ne peut s’empêcher de trouver les sentiments flous, trop humains pour être normaux. C’est une véritable force de la série, de nous mettre en tant que spectateur devant un questionnement qui parait si proche, à la portée de demain : que ferions-nous si nous avions accès à une telle technologie ?

C’est d’autant plus étonnant que le pilote, qui met donc en place de nombreuses intrigues qui balaient toutes les couches de la société suédoise, semble presque vouloir s’attaquer à ce modèle européen qui est souvent présenté en exemple en matière de protection social : quoi de mieux qu’une machine qui ne coûte rien pour s’occuper des vieux, des enfants,… ? Et que font les humains du temps libre que les hubots leur apportent ? Voilà ce que la série nous lance comme problématiques, voilà pourquoi on a envie de la suivre jusqu’au bout. Bien qu’on ne s’attache pas à tous les personnages dés le début et que la narration semble dense, la réalisation et l’atmosphère générale sont assez inhabituelles et belles pour qu’on apprécie la série dans son entier et de voir la suite. Et ça tombe bien : elle sera diffusée sur Arte à partir du 4 avril !

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