They’re back

C’est toujours ça, le problème de la rentrée série : en plus des nouveautés, nos coups de coeur ou désormais classiques reviennent aussi pour de nouvelles saisons. Tour d’horizon de mes favoris : Behold the Spoilers !

Downton Abbey : la saison 4 du phénomène so british d’ITV a commencé il y a trois épisodes de cela. Si l’ambiance y est toujours et que le niveau remonte après le « catastrophique » christmas special, on attend un déclic plus général. Quelques pistes intéressantes ont été lancé, surtout lors de l’épisode 3 à la fin bouleversante.

Homeland : la saison 3 de la série d’espionnage est attendue au tournant mais, pour le moment, difficile de reprendre un rythme effréné alors que son héros manque à l’appel. L’intrigue avec son ado n’est vraiment pas passionnante, et Carrie enchaîne les grimaces de folle. Vivement que tout cela démarre.

Nashville : le suspens du cliffhanger de deuxième saison n’aura pas duré bien longtemps, et heureusement, car le premier épisode se penchait beaucoup trop sur le sentimentalisme. Maintenant qu’on retourne vers les coulisses du label et de la musique, ça risque de devenir du crêpage de chignon dans les règles de l’art, et c’est ça qu’on aime !

The Big Bang Theory : septième saison, pas un épisode sans un éclat de rire : Big Bang est au top de sa forme malgré une sixième saison un peu en dessous parfois. Décidément, Amy est the nouveau clown.

How I Met Your Mother : neuvième et dernière saison des aventures de Ted et sa bande… et de la mère, enfin sur nos radars. Une action regroupée sur un week-end, pas mal de bons sentiments mais beaucoup de douceurs et une pointe de nostalgie pour l’heure des au revoir.

Un Village Français : cette cinquième saison raconte les aventures de Villeneuve en 1943 et les choses ont bien changé dans ce petit village… collaboration, maquis, trahison, tension de tout les instants : on est gâté par la série de France 3 !

Platane : Eric Judor revient sur Canal + avec la deuxième saison de sa série acide et second degré, lourde,  l’humour incompréhensible… mais un sens de l’autodérision et du burlesque étonnant, sans oublier le tournage (fictif!) de la Tour Montparnasse Infernal 2.

Borgen : dernière round pour Birgitte, femme politique forte qui entend bien en découdre une dernière fois avec le système danois. Toujours intelligente, juste, il faut savourer les derniers épisodes de cette super série.

Mais aussi : Boardwalk Empire, Once Upon a Time, Arrow..

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La Source

Il n’y a pas que les Etats-Unis qui ont le droit à ses nouvelles séries. France 2 a présenté cette rentrée La Source, série d’espionnage en 6 épisodes dont le trois et le quatre sont diffusés ce soir.

Marie, étudiante, travaille comme baby-sitter chez les Lacanal, dont le père dirige une société spécialisée dans le traitement des déchets. Mais ses affaire son louches et la DCRI enquête sur ses agissements depuis un moment. Ils obligent Marie à devenir leur source et à espionner son employeur. C’est un jeu du chat et de la souris qui se met alors en place, mettant en danger vies professionnelles mais surtout vies privées, personnelles, amoureuses et familiales. Au vue d’un pitch assez prometteur et de l’amélioration des séries françaises ces derniers temps qui peut laisser croire en la possibilité d’une série efficace, La Source est plutôt réussite malgré ses imperfections. Bien sûr, on est loin de l’efficacité de Homeland et ce à cause des certaines faiblesses de personnages et de casting. Les gros noms associés au projet – surtout Clotilde Courau et Christophe Lambert – n’apportent pas toujours le charisme nécessaire à leur interprétation. Mais malgré tout, on se laisse prendre par le scénario plutôt bien ficelé et sans temps morts écrit par Nathalie Suhard et Laurent Burtin. Du coup, on oublie les petites facilités au profit d’un divertissement assez efficace, qui donne envie de revenir la semaine d’après, et c’est bien là l’essentiel. Si la série n’est pas inoubliable, elle est, encore une fois, de bonne augure pour l’avenir de la fiction française… si l’audience veut bien suivre.

LA SOURCE

Candice Renoir

Alors qu’on apprenait il y a quelques jours la fin de  Julie Lescaut, archétype de la flic féminine française de la vieille époque, voilà que la relève est déjà là. Candice Renoir n’a rien de commun avec la policière rousse parisienne : quarantenaire, quatre enfants à charge, maladroite et malicieuse, elle reprend du service à Sète  après une dizaine d’années de congés parentales.

Clash de génération oblige, elle se comporte avec ses jeunes collègues comme s’ils étaient ses enfants, applique une méthode d’enquête bien à elle avec un petit air d’Hercule Poirot. Souvent agaçante, son truc, c’est de garder le sourire en toute circonstance et d’avoir assez de répondant pour  ne pas se laisser marcher sur les pieds par toute l’animosité qui l’entoure parfois. C’est son petit côté Bridget Jones qui la rend plutôt marrante et attachante ainsi que son interprète, Cécile Bois. Bien sûr, dans les enquêtes, on ne privilégie pas l’originalité ni la vraisemblance, car au fond, elles ne sont qu’un prétexte. Rien de très fin ni dans le personnage ni dans sa manière de procéder. Ainsi, le genre polar n’est en fait qu’un prétexte à une comédie de mœurs sans autre prétention que de faire sourire et de divertir, ce qui fonctionne relativement bien. Dans le paysage télévisuel français actuel, c’est plutôt agréable.

Crée par Solen Roy-Pagenault, Brigitte Peskine, Robin Barataud et diffusée sur France 2, la saison une de Candice Renoir a huit épisodes et les deux premiers ont fait une jolie audience.

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Tiger Lily, quatre femmes dans la vie

Sur France 2, les séries du mercredi soir s’enchainent et ne se ressemblent pas. La nouveauté de la semaine dernière, Tiger Lily : quatre femmes dans la vie, comédie féminine sur quatre quadras, se révèle être une bonne pioche, un effort très louable.

Comment vieillit-on lorsqu’on a été une star du rock dans les années 80 ? Les quatre musiciennes de l’ancien groupe Tiger Lily nous offrent une idée assez large de quatre destins différents : en couple ou non, élevant des enfants ou vivant encore avec sa mère, plus ou moins heureuse et épanouie selon les apparences. Voilà ce qu’ont imaginé Negar Djavadi et Carlotte Pailleux, créatrices et scénaristes de la série réalisé par Benoît Cohen (Nos Enfants Chéris). Si le concept et l’ambiance peuvent très rapidement faire penser à Desperate Housewives, on est cependant dans une dynamique très différente, car il s’agit ici de donner à ces personnages un espace pour faire le point sur leur vie alors que la cinquantaine approche. On est vite embarqué par leurs histoires, car si les situations sont parfois clichées ou ratées, on assiste tout de même à de beaux moments de douceurs et on voit se tisser des relations intéressantes. Bien sûr, il y a quelques passages à vide, mais on voit encore trop rarement des personnages féminins forts et pas creux, qui ne tombe pas dans l’hystérie systématique. Il faut dire que le casting (Ariane Seguillon, Camille Japy et Florence Thomassin) se montre plutôt à la hauteur, quoi qu’un peu inégal selon les scènes, sauf Lio qui est toujours  à côté, un peu mécanique. Lauréat du prix de la meilleure série au dernier festival de La Rochelle, cette série n’est donc pas encore parfaite, mais se laisse très agréablement regarder, et ses personnages se laissent facilement apprivoiser. Dommage que l’audience des deux premiers épisodes n’est pas été à la hauteur : espérons que le public soit au rendez-vous pour la suite !

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Fais pas ci, Fais pas ça

La comédie française se porte bien. Fais pas ci, fais pas ça en est l’exemple flagrant à la télévision : une série qui depuis quatre saisons fait un tabac et qui revient ce mercredi sur France 2. Alors, que penser des aventures des Lepic et des Bouley ?

La série, crée par Anne Giafferi et Thierry Bizot  a fait beaucoup de chemin depuis sa première diffusion en 2007. Au départ, les deux familles étaient très différentes, l’une BCBG, archétype de la famille catholique traditionnelle sérieuse et sévère là où l’autre représente les bobos, voir hippy, cool et laxiste. Différentes certes, mais avec leur lot de névroses et de crises des deux côtés de la rue! Depuis quatre saisons, les deux familles se sont rencontrées, appréciées et détestées, toujours en ce moquant de l’autre mais toujours présente en cas de besoin. A l’aube de cette nouvelle saison, c’est plus vrai que jamais, car leurs aînés sont amourachés l’un de l’autre et veulent s’installer ensemble, se marier même! Les Lepic et les Bouley vont-ils être unis pour la vie, tout en arrivant à gérer les drames et les galères de chacun, surtout des parents aussi gratinés que les enfants?

Vous l’aurez compris, les ingrédients qui font le succès de Fais pas ci, fais pas ça dans cette nouvelle saison sont tous au rendez-vous. Les histoires loufoques sont là pour mettre en avant le petit grain des personnages, sans chercher dans la prise de tête ni l’hyper-crédibilité : ce qui compte, c’est que chacun retrouve dans un membre de la famille un peu de la douce folie qui berce cette série. Ainsi, dans le premier épisode de cette saison, on se retrouve forcément dans la mère qui ne veut pas voir sa fille partir, ou la fille qui veut tout diriger, ou son futur qui panique complet… et comme les enfants grandissent, les scénaristes ne manqueront pas de situations communes à tous à faire vivre aux personnages, situations qui nous permettront de rire aussi un peu de nous même.

Les Revenants

On espère depuis longtemps voir le paysage de la fiction française télévisée changer et évoluer. Cette rentrée fut forte en bonnes nouvelles, allant dans le sens d’un renouveau dans la qualité des séries, confirmant les quelques surprises sympathiques de la saison passée. Le 26 novembre, l’une des créations les plus attendues arrive sur Canal + : Les Revenants. Déjà encensée par la critique comme étant une des meilleurs séries françaises jamais produite, cette nouvelle arrivée, de genre qui plus est, intrigue…

J’ai pu voir le pilote de cette série composée en tout de huit épisodes, et je ne peux que confirmer la rumeur : Les Revenants est étonnant, intrigant et porteur d’une belle promesse pour la suite. C’est au bout de cinq années d’écriture et de production que ce projet a pu voir le jour, après la sortie en 2004 du film de Robin Campillo sur le même sujet : des morts refont surface et retournent chez eux, dans un petit village, des années après leur trépas. Ce ne sont pas des zombies, mais bien des vivants qui ont juste l’impression de sortir d’un long coma. Ce qui intrigue, c’est l’impression intimiste qui se dégage de la façon dont leur retour est traité : l’atmosphère fantastique n’est pas clinquante, on s’intéresse aux réactions des proches devant ce phénomène qu’on n’explique pas (encore?). Les décors sont très dépouillés, la lumière froide, le temps passe lentement, et pourtant on est ancré dans un réel assez banal. Les personnages sont comme vous et moi, mais ce sont leurs réactions qui sont au coeur de l’intrigue. Comment réagir à ces retours douloureux? Les morts eux-même doivent comprendre qui ils sont et accepter ce qu’ils ont manqué. Ce mélange de réalisme et d’étrange, ce décalage fait tout de suite mouche, surtout lorsqu’on comprend à quel point les personnages sont profonds et touchants.

Fabrice Gobert (Simon Wermer a disparu…) à la réalisation et au scénario (coécrit entre autre avec Emmanuel Carrère et Céline Sciamma) ainsi que tous les acteurs apportent leur pierre à l’édifice pour en faire un solide moyen de porter la narration. Tous sont excellents. Les références qui parsèment la série sont tout aussi appréciables (Lynch ou encore Truffaut pour ma part). A la fin du pilote, on a certainement envie d’en (sa)voir plus, de rester un peu plus avec ces personnages que le drame sublime, et on apprécie l’état d’apesanteur dans lequel  on es laissé. Ne le loupez sous aucun prétexte!

Pour découvrir cet univers particulier, allez voir le site dédiée à la série

Ainsi soient-ils

Voilà une petite révolution, voire révélation, dans la fiction française. Jeudi soir, sera diffusé sur Arte une nouvelle série qui ne contient ni flic, ni sexe, ni violence, et devant laquelle on ne s’ennuie pourtant pas. Ainsi Soient-Ils est sans contexte un des évènements de cette rentrée série, et ce n’était pas gagné !

Choisir pour thème central la religion catholique est osé, casse-gueule même. Le danger de tomber dans la caricature est toujours présent, se contenter des clichés étant de toute évidence bien facile pour une religion sur laquelle on aime bien taper gentillement. Mais les créateurs de la série, Rodolphe Tissot, Vincent Poymiro, Bruno Nahon et David Elkaïm, n’ont pas l’ambition de nous dévoiler de grandes vérités sur l’Eglise : ici, il s’agit de faire sentir ce que peut être la foi, la pratique religieuse, et nous obliger à nous poser de nouvelles questions.

Ainsi, la série s’intéresse à cinq jeunes hommes qui décident de devenir prêtre car ils ont entendu l’appel du christ. Emmanuel (David Baiot), José (Samuel Jouy), Yann (Julien Bouanich), Guillaume (Clement Manuel) et Raphaël (Clément Roussier) entrent au séminaire des Capucins où le père Fromanger (étonnant Jean-Luc Bideau) leur servira de guide dans l’affirmation de leur foi. La force de la série est de faire passer un message de tolérance, surtout sur le fait que ces hommes dont la foi est vraie et touchante ne sont que des hommes, avec leurs faiblesses, leurs passions mais aussi leur lumière. Ces cinq garçons viennent de milieux très différents, certes archétypaux mais pas dans la mauvaise caricature. De plus, certaines intrigues sont certes mieux ficelées que d’autres, plus fortes et émouvantes également, mais le second épisode  fait vraiment décoller l’histoire après un pilote un peu long qui met tous les pions en place.

Bien sûr, la série ne peut déjouer tous les pièges, et certaines visions sont un peu archaïques : les cardinaux toujours en soutanes, le pape buvant de la tisane, des séminaristes qui ne suivent aucun cours, une vision un peu borgiesque des guerres de pouvoir, et des séminaristes qui ont peut-être la foi mais qui semblent quand même bien tristes… Mais elle a le mérite de soulever de vrais problèmes, et de le faire simplement. Il y a une crise des vocations, une image rétrograde qui colle à l’Eglise Catholique qui est autant en crise financière que les pays européens.

Enfin, il ne faut pas oublier que la fiction demande de s’éloigner parfois de la réalité. La série risque de soulever l’éternel problème français qu’est l’éducation à l’image et à la fiction : ce n’est pas parce que c’est montrer comme ça dans de la fiction que c’est vrai.  N’hésitez donc pas à regarder Ainsi soient-ils, sans avoir peur de « bondieuseuries » ni de vous heurter un peu à la réalité d’un métier autrement difficile. Une bonne série française, bien réalisée, asse bien écrite et plutôt bien jouée, ça ne se refuse pas!

Engrenages

Je l’avoue, pendant longtemps, les séries françaises n’étaient pas ma tasse de thé.  Avant de me lancer dans le scénario, de m’intéresser et de découvrir le paysage télévisé de l’hexagone, je ne cherchais pas vraiment à voir les séries qui passaient. Depuis, j’ai heureusement pris de bonnes résolutions : l’une d’entre elles était de regarder la série Engrenages. J’ai donc attendu que débute sur Canal + la diffusion de la saison 4 la semaine dernière pour m’y plonger : après avoir visionner les quatre premiers épisodes, je ne le regrette pas une seconde.

Les séries policières à l’américaine, c’est bien beau, mais on a tendance à croire que ça se passe partout comme ça. Or la réalité française est bien différente, et c’est ce qu’Engrenages nous fait découvrir sur un ton noir, cru, directe et sans concession. Après la mise en place des différents rouages des intrigues parallèles qui sont en fait très liées dans les deux premiers épisodes, la série s’emballe enfin. Les sujets touchés sont durs et violents : la question des sans-papiers, des extrémistes de la gauche radicale, le grand banditisme, le trafic d’arme…

On suit avec ardeur les enquêtes de l’équipe de la capitaine Berthaud (Caroline Proust) mais également les affaires de deux avocats (dont l’un est interprété par Audrey Fleurot) et d’un juge d’instruction. Proche de l’actualité, toutes ses affaires offrent au spectateur une vision complexe du système judiciaire et des personnages qui y travaillent, chacun ayant une profondeur parfois inattendue. Il est d’ailleurs intéressant de voir les relations des personnages avec leurs supérieurs, relation houleuse où personne ne se fait de cadeau. Pour cette saison, la scénariste principale Anne Landois forme à nouveau un duo avec un vrai policier, Eric de Barahir, pour donner, au-delà de quelques clichés du polar auxquelles peu de séries échappent, un véritable élan de qualité assez inédit. On reste alors accroché comme peu souvent devant une création originale française.

A noter aussi que la série est accompagnée d’une web-série transmédia intitulée « Inside Engrenages » et qui permet à l’internaute de se plonger dans une enquête interactive en temps réel pendant sept jours, nouvelle preuve après Braquo que la chaîne câblée se lance dans le transmédia avec brio !

You might wanna watch French TV

Après vous avoir fait un petit topo sur la rentrée des séries US et UK, je vous invite à vous pencher d’un peu plus près à ce qui va se passer sur les écrans français, car certaines séries méritent qu’on les regarde!

L’évènement de la rentrée est pour moi la série Ainsi soit-il, création originale d’Arte. Prix de la meilleur série française au festival Série Mania, elle sera diffusée à partir du 11 octobre et a pour sujet la vie de séminaristes. Ensuite, on se penchera sur la saison 2 de Borgen en novembre sur Arte également (qui n’est pas une série française soit, mais qui vaut la peine quand même!).

Sur Canal +, on attend la saison 4 d’Engrenages et la saison 2 de XIII, mais surtout la nouveauté Les Revenants qui commencent en septembre : le genre fantastique fait enfin sa rentrée en France pour ce qu’on espère être une série de qualité !

Sur TF1, quelques nouvelles fictions françaises font leur apparition, comme Merlin avec Gérard Jugnot à Noël, No Limite avec Vincent Elbaz ou encore un nouveau polar : Falco, le dernier flic.

Quant à France 2, qui a dévoilé sa programmation au début de la semaine, les séries françaises seront le mercredi soir autour de la famille et le vendredi soir autour du polar. Voilà ce que la nouvelle saison apporte :

Le mercredi : soirée en famille

Fais pas ci, fais pas ça – Saison 5, Les Hommes de l’ombre – Saison 2, Détectives – 8 x 52 – Nouveauté, Tiger Lily – 6 x 52 – Nouveauté, Rouge Brésil – 2 x 90 – Nouveauté, La Smala s’en mêle

Le vendredi : soirée polars

Les Petits meurtres d’Agatha Christie – Nouveau duo, Caïn – 8 x 52 – Nouveauté, Main courante – 8 x 52 – Nouveauté, Les Limiers – 2 x 52 – Nouveauté, Candice Renoir – 8x 52 – Nouveauté, Boulevard du palais, Nicolas Le Floch

Inquisitio

Qu’on le veille ou non, la télévision française est loin d’en avoir fini avec les séries historiques. C’est au tour de France 2 de nous proposer, ce mercredi 4 juillet, Inquisitio, dont l’histoire se déroule en 1370. J’ai pu voir l’épisode pilote en avant-première sur internet (voir par ici ) pour vous en toucher deux mots. Un conseil : n’hésitez pas à allumer votre poste et à jeter un coup d’oeil aux aventures du beau Samuel et du mystérieux Barnal.

Nous voici donc plongés dans un Moyen-Age sombre, quelque peu stylisé et assez bien reconstitué. L’Inquisition fait rage, les actes de sorcellerie sont traqués. Pas facile, alors, quand on est médecin et juif, comme le héros Samuel (Aurélien Wiik) et son père, de bien exercer son art. De plus, un schisme dans l’Eglise catholique se prépare : deux Papes, l’un à Avignon, l’autre à Rome, lutte pour imposer leur légitimité. Est-ce que, lorsque la peste surgit et décime les populations, on peut y voir un signe de dieu ou du diable ? Barnal, Grand Inquisiteur au service du Pape d’Avignon, est persuadé que ce fléau est une punition divine. Samuel, lui, est convaincu que cette maladie peut être combattue et n’a rien de mystique.

Inquisitio est donc une série romanesque, vous l’aurez compris, avec ce qu’il faut de drame, d’amour, de déchirement et d’enjeux… si l’on est patient. Car il faut dire que ce pilote met un peu de temps à démarrer, et surtout à poser des enjeux clairs. Ce n’est que dans la dernière partie qu’on comprend vraiment les sujets qui sont au coeur de la série, et surtout les objectifs des personnages, par ailleurs bien interprétés. Le casting réussi, même des personnages secondaires, nous tient heureusement le long du premier épisode un peu lourd. Mais les promesses faites ont un assez fort potentiel pour que l’on est envie de regarder l’épisode deux. Il serait dommage de passer à côté. Le créateur de la série, Nicolas Cuche, à la fois scénariste et réalisateur, fait preuve d’un soucis de la belle image agréable et, avec son co-scénariste Lionel Pasquier, espère réussir à enfin réunir un publique qui boude les séries françaises alors qu’elles valent le coup qu’on leur laisse une chance. Peut-être, encore une fois, qu’une campagne de publicité plus agressive aurait aidée…