Helix

La dernière née des séries de science-fiction vient de débarquer aux Etats-Unis, très attendue par les amateurs du genre. Pourquoi ? Parce qu’elle est produite par Ronald D. Moore, créateur de Battlestar Galactica qui a marqué la télévision lors de sa diffusion. Moore revient avec Helix, sur la chaîne Syfy, et plonge dans les secrets d’une base scientifique…

Lors d’un pilote en deux parties, Helix nous dévoile un dispositif et une histoire des plus simples. Dans le huit-clos d’une base où sont conduites des expériences médicales, génétiques et scientifiques, un virus fait son apparition et tue ou transforme les corps atteints, animaux ou humains, en monstres. Une équipe va venir enquêter sur ce qu’il se passe et surtout empêcher que le virus ne se propage à la population entière… tout en comptant bien sûr sur le fait que tous les personnages, bons comme méchants, ont leur secret, leurs objectifs cachés, bref, que rien ne parait simple. On sent l’effort des scénaristes pour injecter un maximum de tension, notamment entre les personnages. Mais tout cela a parfois un peu de mal à décoller. Bien qu’on ne s’ennuie pas, l’intrigue prend son temps et se perd parfois dans les clichés du genre qu’on aurait voulu éviter, et quelques incohérences dans la caractérisation et les réactions des personnages, peut-être à cause de dialogues parfois poussifs. Ce n’est pas grave, mais c’est parfois un peu agaçant, nous sortant de l’histoire. Certes, on sent que la série à le potentiel de se développer et de devenir un parfait divertissement prenant et puissant. On espère juste que les scénaristes trouveront de quoi passer ce petit cran dans les épisodes suivants pour vraiment nous prendre aux tripes et abandonner les côtés attendus et surfaits.

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Defiance

La nouvelle grande série de science-fiction a été annoncé sur la chaine SyFy pour la mi-avril. Defiance, crée par trois poids-lourds de la SF télé dont Rockne S. O’Bannon, se déroule dans un mode post-apocalyptique et est accompagnée d’un jeu vidéo multijoueur en ligne. De quoi étendre un univers qui, à défaut d’être original, parait plutôt sympathique.

Plus de planète Terre telle qu’on la connait : des extra-terrestres (les Voltans) ont débarqué, ont fait la guerre aux humains, les radiations ont détruit les paysages. Maintenant, c’est une terre sauvage sauf dans la ville de Defiance où toutes les nouvelles races apprennent à vivre ensemble. La belle mairesse y veille, tout comme le shérif, la patronne du bordel et les deux puissantes familles ennemis de la ville. Au milieu de tout ça débarque un ancien militaire désormais libre loubard et sa fille adoptive, et, forcément, il va devenir le héros de tout ce petit monde. A la fin de ce double pilote, on se dit que Defiance a pompé sur toutes les séries de science-fiction pré-existante tant on retrouve des thèmes, des schémas que l’on connait : Star Wars, Farscape, Battlestar Galactica,… tous sont des références dont Defiance ne peut se cacher. Pire encore : les scénaristes n’ont pas hésité à faire appel à Roméo et Juliette ! Ainsi, on sent arriver beaucoup des rebondissements bien à l’avance, certaines intrigues paraissent vraiment superflus et certains personnages sont hyper déjà-vus. Mais… mais peut-être par nostalgie, peut-être par amusement, peut-être parce que les acteurs sont tout de même touchant (surtout Grant Bowler de True Blood et Julie Benz de Dexter), on finit quand même par se laisser prendre au jeu et passer un bon moment. Les décors et les effets spéciaux ne sont pas trop mal, quoi que la bataille finale pêche un peu. Surtout, on ne prend pas trop la série au sérieux : point de lecture philosophique  ni d’interprétation nécessaire. Ici, c’est le divertissement qui prime. On attend cependant de la suite de la saison qu’elle aille un peu plus loin si elle ne veut pas rapidement nous ennuyer : il faut que les intrigues se complexifient et se densifient un peu, surtout l’arche principale dont on a finalement tout de suite la clé… La chance que Defiance devienne une bonne série est mince, mais elle est bien là, à elle de saisir la chance du petit intérêt suscité par le pilote.

Defiance - Season 1