Les saisons 2 du moments

Parce qu’il n’y a pas que les nouvelles séries dans la vie, et surtout parce qu’il y a des périodes où les nouveautés se font rares, voilà quelques saisons 2 en cours des certaines bonnes découvertes de l’année dernière.

Bates Motel : Norman Bates est de retour ! Après une fin de saison 1 à la fois attendue et réjouissante, l’été a passé pour l’étrange adolescent et sa mère toujours prête à en découdre. On se demande un peu jusqu’où ils vont aller, au vu des nombreuses intrigues à gérer désormais… mais c’est toujours aussi prenant.

Vikings : on repart faire un tour dans les tribus nordiques de Ragnar et sa bande. Si la saison 2 démarre doucement, le charme opère toujours. Cette série historique est vraiment un super divertissement.

My Mad Fat Diary : c’est avec toujours autant de finesse et d’humour noir que cette série anglaise traite de l’adolescence à travers le regard de Rae.

The Americans : les espions russes ont toujours autant de pain sur la planche et sont toujours sur la corde raide !  La série américaine version seventies ne manque pas de suspens pour sa saison deux, ce qui n’était pas tout à fait gagner.

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Les meilleurs nouvelles séries de 2013 !

Les réjouissances de fin d’années arrivent à grand pas, et avec elles les traditionnels Top 10 ! On commence avec la récap’ série de cette année 2013. Du bon, du moins bon, des adieux, bref, beaucoup d’émotions. Et vous, vous l’avez vécu comment, votre année série 2013 ?

Top 10 des Meilleurs Nouveautés :

1. The Slap : pour sa finesse d’écriture, l’intelligence du traitement des personnages et ce dispositif fascinant des changements de point de vue.

2. Masters of Sex : une histoire d’amour qui n’en est pas une, un second degrés sur le sexe fascinant, de l’historique intelligent.

3. Orange is the new black : une comédie douce-amer sensible et touchante, qui montre enfin les femmes sous un jour différent.

4. Bates Motel : la série angoissante de l’année. Un suspens tout juste assez malsain pour ne pas sombrer dans le too much, un bel hommage à Hitchcock.

5. House Of Cards : les dessous de la politique américaine vue par David Fincher, ça donne forcément un mélange explosif.

6. Real Humans : en donnant à des robots une véritable place dans la société, cette série traite avec finesse de sujets délicats.

7. Vikings : la série historique de l’année ! Des combats, de beaux hommes nus, de la passion, bref, tout ce qu’il faut pour du bon divertissement.

8. Top Of The Lake : la série planante de l’année, à l’ambiance belle et particulière porté par une histoire forte.

9. The Americans : des histoires d’espions pendant la guerre froide, ç apouvait être casse-gueule, mais The Americans s’en sort avec brio.

10. Odysseus : une mention spéciale pour notre petite frenchy dont les mérites surpassent les quelques imperfections.

Les Adieux ou il ne fait pas bon être une série en B cette année

Breaking Bad : une des meilleurs séries de tous les temps à tirer sa révérence de manière parfaite. Une vrai réussite de A à Z.

Borgen : Birgitte nous a encore fait vibrer dans cette troisième et dernière saison de la série danoise. Elle va nous manquer.

The Borgias : la famille menée d’une main de maître par Jeremy Irons ne tourmentera plus les palais du Vatican ni la politique italienne de la renaissance.

James Gandolfini : il est une série à lui tout seul. L’acteur qui incarnait Tony Soprano nous a quitté cette année, l’occasion de revoir la série.

Les suites marquantes

S’il y en a bien un qui nous a fait courir cette année, c’est Doctor Who ! Entre les réjouissantes de l’anniversaire du cinquantenaire et les déceptions à répétition de la saison sept, on ne sait plus à quel daleck se vouer !

Les classiques découverts

Miranda : comment ai-je pu vivre avant Miranda ? Drôle, fin, l’anglaise a tout compris, et on se passe les épisodes en boucle au moindre coup de blues.

Six Feet Under : grande claque sériphile, les destins des membres de la famille Fisher vous secouent à chaque épisode. De la grande télé.

Deadwood : là encore, on est dans la crème de la crème. Un village du far west sans foi ni loi, un théâtre des conventions humaines absentes. Puissant.

Les pires

Banshee : ah ah !

Da Vinci’s demons : Beurk…

Dracula : pourquoi, mais pourquoi ?

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The Americans

Le vintage est à la mode jusque dans les séries. Après les swinging sixties, c’est aux années 80 tous genres confondus que s’intéresse la télévision américaine. La preuve avec la dernière création de Graham Yost (Justified) pour la chaïne FX : The Americans.

Nous voici plongés dans la Guerre Froide, juste après l’élection de Ronald Reagan, en 1981, à Washington. Mr et Mme Jennings ( Matthew Rys et Keri Russell) ont tout du couple américain modèle : deux beaux enfants, une superbe maison, une vie tout à fait classique. Sauf qu’en réalité, ils sont russes, espions du KGB dans un mission d’infiltration au long cours… qui dure depuis une quinzaine d’années. Pas étonnant que les esprits changent et s’échauffent : l’un commence à préférer la vie dans le camp ennemi, l’autre qu’elle n’est plus obligé de faire semblant d’aimer son mari… et quand un véritable agent de la CIA emménage dans le pavillon d’en face alors qu’on a un agent-double dans le coffre de sa voiture, les choses se compliquent !

Une série d’espionnage old-school, mais pas que : voilà ce que The Americans se révèle être. Old-shool par sa réalisation et sa lumière, jouant sur les tons un peu marrons, par une bande-son travaillée et par un soucis de réalisme bien rendu. Mais là où l’on dépasse l’espionnage classique à la James Bond, c’est quand on se penche sur ce couple pas comme les autres. Les deux personnages sont ici pour répondre aux ordres, dévoués entièrement à le mère patrie, vivant un mensonge au quotidien. Et c’est quand la mission qu’ils forment à deux se fissurent car chacun veut prendre position qu’on arrive à un scénario intéressant : être (trop) fidèle à son pays ou se laisser guider par ses propres envies ? Le pilote présente assez efficacement les tensions qui se mettent en place, surtout avec l’arrivée du voisin. Bien sûr, il y a quelques longueurs,  facilités narratives et scénaristiques, par exemple cet emménagement qui serait trop beau si dû au hasard. Mais
la promesse d’une série divertissante est bien là, et on découvre surtout que le travail d’espion peut-être moins glamour, sur du très long terme, et vraiment ingrats. C’est plutôt efficace, bien joué, et on sent le suspens se développer dans la suite de la saison. Bref, une bonne surprise qui n’est certes pas le nouveau Homeland, mais dont on se contentera pour le moment.

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