California Love

On croit connaître un pays. Parce qu’on a déjà voyagé dans une de ses régions, parce que les locaux nous ressemblent, parce qu’on est abreuvé au quotidien de leur culture…. ainsi, qui n’a jamais rêvé de faire le cliché du road-trip, se lancer sur la route 66, en décapotable de préférence, pour traverser les immenses espaces que regroupent les Etats-Unis, du nord au sud, de l’est à l’ouest ?

Quand on voyage dans un pays exotique, on est ouvert, on sait que ça va être différent, on cherche à comprendre, on s’adapte et on vibre. Mais ce séjour sur la côte ouest américaine nous a démontré que les apparences sont trompeuses, en Californie, à bien des niveaux… Dans un état où la superficialité fait légion, qu’elle soit hollywoodienne ou dans les néons des casinos de Las Vegas.

La Californie, on la connait sans la voir. Dans les chansons, les films, les séries, les photos du National Geographique. Mais rien ne prépare vraiment au nombre de belles voitures et de bling-bling côtoyant les sdf et autres junkies dormant sur les trottoirs. Rien ne vous prépare non plus à tant de sourires, de hello-how-are-you, de déférence pour soudain se retrouver face à un dealer de drogue d’un cartel mexicain s’étant trompé de chambre de motel, ni à un homme qui devient hyper violent dès qu’on lui demande gentiment de se calmer. Rien ne vous prépare au culte du sport et du corps alors que la télé diffuse sans cesse des pubs pour les fast food que vous pouvez trouver tous les 100 mètres.

Pourtant, quand on se retrouve face aux immenses espaces, aux décors magnifiques, à la chaleur qui vous coupe le souffle, aux longues heures de route, il ne s’agit plus de vivre dans un monde imaginé mais d’être, au présent, dans un des états des USA les plus  riches en paysages extraordinaires. Alors on oublie tout, et on se croit aussi un peu au cinéma. Car c’est ça, qu’on connait, nos repères, pas du tout le culte de l’argent qui nous entoure. Et remettre les compteurs à zéro pour se rendre compte à quel point les américains sont différents de ce qu’on imagine, et comme il faut être ouvert pour découvrir une culture biaisée par les images. C’est alors qu’on peut faire un magnifique voyage !

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Swedish fever

Il y a quelque chose d’indéniablement chaleureux à Stockholm. Bien qu’on ai à l’esprit la noirceur des polars nordiques, Millénium en tête, la capitale de la Suède se révèle bien plus joyeuse et colorée que ce qu’en disent les livres. En l’espace d’un week-end, on goûte au rythme à la cool de la ville aux multiples petites îles teintes des couleurs d’automne et on se dit que oui, il fait bon vivre ici. De quoi vous donner une swedish fever pou vous faire passer l’hiver !

Stockholm n’est pas une ville bien vieille par rapport à notre Panam national, mais son centre historique se montre très uni : les grandes maisons jaunes et rouges bordent les rues pavées piétonnes et cachent des cafés qui embaument des brioches à la cannelles ou des boutiques de souvenirs déclinant les élans à toutes les sauces. Mais il suffit que l’on change d’île pour que le décor se transforme : un quartier branché emplis de boutiques vintages et design, une île jardin où se cache un navire du XVIIe siècle sauvé des fonds marins, des musées d’art moderne ou de photographies regorgeant d’artistes innovateurs présentés dans de grandes salles à baie vitrée. Car Stockholm semble sans cesse vouloir capturer chaque rayon de soleil, chaque ton de lumière que la météo changeante et capricieuse lui cède. Sans compter sur la gentillesse d’une population très cosmopolite, des habitudes gastronomiques gourmandes assez hétéroclites, et des boutiques qui raviront les amateurs de shopping…. et bien sûr, un certain groupe de pop vénéré : c’est là-bas fever !

Panorama of Stockholm, Sweden

Vietnamian way of life

Ne s’attendre à rien : voilà la meilleur façon de voyager. Pourtant, nous sommes déjà familiers avec l’Asie du Sud-Est, après un séjour en Thaïlande, Malaisie et Singapour. Mais le Vietnam nous a encore amené plus loin dans notre compréhension du monde qui nous entoure. Pays pleins de paradoxes, entre passéisme et course vers l’urbanisation, entre tradition et ouverture. Voir les Vietnamiens vivre devant nos yeux, manger, prier, conduire (!), nous entraînant parfois dans leur monde, nous laissant parfois pantois et emplis d’interrogation. On m’a dit un jour qu’on ne revenait pas tout à fait la même personne de chacun de nos voyages : c’est en tout cas très vrai pour le Vietnam.

Nous avons fais pas mal d’étapes dans notre périple. Saïgon, Hanoï, Ha Long Bay, Hué, Hoi An, Nah Trang, Mui Né : pas une ne se ressemble. Entre frénésie de la circulation des millions de scooters dans les grandes villes et les maisons traditionnelles et rue des métiers où l’on voit encore des forgerons à l’œuvre, on peut soudain se retrouver dans la tranquillité d’un temple aux milles couleurs ou au milieu des tombeaux des empereurs sans s’en rendre compte. À chaque destination ses délicieuses spécialités culinaires. Pourtant, si le décors toujours magnifique peut prendre milles facettes, passer de plages de sable fin à des centaines de rochers éparpillés dans une eau bleu roi, s’il y a une chose qui ne change pas, ce sont les Vietnamiens.

C’est bien simple : c’est par le sourire que tout fonctionne dans ce pays. Du remerciement à la négation, même quand on hausse le ton ou quand on est vraiment surpris par les gestes altruistes, il suffit de sourire et tout ira bien. Surtout quand le seul moyen de communication reste les gestes et quelques mots d’anglais baragouinés. Les Vietnamiens peuvent être un peu trop insistants, nous paraître bien malpolis et sans égard pour les gens autour. Mais pour vivre au Vietnam, pour se faire une place parmi la foule, parmi les milles visages qui se ressemblent, dans un pays où la propagande se voit comme le nez au milieu de la figure, il faut y aller franchement. Bien loin des us et coutumes européens que l’occident a pourtant tenté de leur imposer à une époque bien révolue, ils sont fiers de leur façon de vivre, aussi anarchique qu’elle puisse paraisse. Une chose est sûre : c’est bien l’authenticité qui prime, même au milieu de lieux où affluent les trop nombreuses croisières touristiques, où se développent les resorts à grande vitesse. Là où d’autres pays d’Asie voient dans les touristes des portes-monnaies sur pattes à arnaquer, les Vietnamiens restent gentils, serviables, toujours prêts à donner un coup de main par vrai générosité. Cela donne au pays une couleur unique que n’importe quel voyageur n’est pas prêt d’oublier !

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Hoi An (54)

An unexpected journey

Aucun voyage ne se ressemble. On peut penser que lorsque l’on se rend dans un pays similaire à un qu’on a déjà visité, qu’on a prévu un programme qui ressemble fortement au précédent voyage, on vivra la même chose. Mais ce n’est jamais le cas. Ne serait-ce parce que le destin s’emmêle, chaque fois.

Nous avons choisi de partir en Malaisie cet été car on avait vraiment adoré notre voyage en Thaïlande. Les deux pays sont côte à côte et, quand on regarde un peu les photos et les guides, on a l’impression qu’ils sont dans une même continuité. Nous voulions y faire un peu les mêmes choses : une grande capitale, de la jungle, une île. Peut-être pousser jusqu’à Singapour, mais pas forcément. Avec nos sacs à dos, on suit toujours un peu le mouvement. Mais le mouvement nous a clairement fait comprendre que ce n’était pas ce que nous devions faire ! Ainsi, quelques heures après avoir débarqué à Kuala Lumpur et subit sans beaucoup de sommeil le chaud et bruyant quartier de Chinatown où nous logeons, je me suis foulée la cheville. Comme ça, dés le premier jour. Kuala Lumpur ne sera pas un deuxième Bangkok. La Malaisie a pris le partie de nous faire vivre son quotidien autrement, pas celui des touristes, celui des Malais. A commencer par les urgences ! Le bilan n’est pas grave, mais embêtant : interdiction de marcher pendant une semaine. Le premier jour de deux semaines de vacances. La pluie torrentielle et tropicale qui s’abat sur la ville nous prend entre ses griffes. Il nous faut rebondir et réagir à 12000 kilomètre de chez nous. Dans notre petite chambre d’hôtel sans fenêtre, on change nos plans. La ville ? pas possible. La jungle ? encore moins. La plage ? le repos d’une année chargée à l’ombre des cocotiers s’impose à nous. Là encore, on y va comme les locaux. Bus empli de Malais qui s’arrête sur une petite route de campagne devant un restaurant ouvert se composant de quelques chaises en plastiques où chacun se sert dans une grande marmite de riz et mange avec les doigts. Dans la ville où il faut attendre le ferry du lendemain, les touristes semblent absents, effrayés par la pluie, et on se ballade (en béquille) pour assister à des rituelles chinois. Dépaysement total. Finalement, de la Malaisie, on ne voit que ça. L’île de Pulau Tioman où l’on trouve refuge est un pays en soi. Finalement, on l’a, notre jungle, au bord d’une plage la plus paradisiaque qu’on ai vu. La beauté de la nature à l’état brut. Tortues, singes, requins, serpents, c’est d’autres peuplades avec qui l’on apprend à vivre ici. On s’y laisse aller, ne cherchant plus à forcer les choses. Mais déjà d’autres sirènes nous appellent, d’un tout autre genre. Les rencontres au grès des bungalows nous vantent les mérites de Singapour, la ville du Lion.

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Passer de Singapour à la Malaisie, c’est passer du jour à la nuit. D’une Asie à une autre. De règles de vie à d’autres. De la Chine à l’Inde. D’une presque Thaïlande à une presque Suisse. Le plus étonnant, c’est de passer du contraste Singapour/Malaisie aux contrastes internes de Singapour où de nombreuses communautés se croisent, où les grattes-ciels côtoient les petites anciennes maisons coloniales, où le luxe n’est jamais très loin des échoppes traditionnelles. Nous goûtons au deux, et je me crois Cendrillon au bal quand je passe des rues bondées aux gens simples de Little India au luxe d’une piscine à débordement sur le Sky Park du Marina Bay Sands. Dés quatre jours que nous avons passé à Singapour, on a eu l’impression d’en vivre mille. De la semaine passée en Malaisie, on a eu l’impression de traverser mille pays. Si je ne m’étais pas foulée la cheville, nous n’aurions jamais fais un tel voyage. Peut-être que nous ne nous serions pas laissé porter. Nous ne nous serions pas autant ouvert. Je ne sais pas quel voyage nous aurions fait mais une chose est sûr : il n’aurait pas été plus beau ni délicieusement inattendu que celui-là.

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La vie à la turque

En choisissant comme destination de vacances la Turquie, je ne m’attendais pas à grand chose. Je n’avais qu’une image très vague d’Istanbul, qu’une connaissance limitée des us et coutumes des turques et encore moins d’idées de leur riche patrimoine. Tout ce que je savais, c’est qu’il y faisait chaud et que la mer y était belle. Mais j’ai compris, pendant ces deux semaines, que la Turquie était bien plus complexe, variée et parfois étrange que cela.

Pour moi, la Turquie est placée sous le signe constant de la dualité. C’est assez étrange, d’ailleurs, d’avoir parfois à faire à des choses complétement différentes à quelques heures de différences. Ainsi, à Istanbul, c’est la différence entre l’orient et l’occident qui saute aux yeux. Les minarets des merveilleuses mosquées côtoient les signes qu’à l’origine, c’était des églises byzantines. Les femmes en burkha son assises à côté de touristes en mini-short. Nous étions à Istanbul pendant le Ramadan, et alors qu’on pense que c’est une période d’austérité, c’est en fait un air de fête qui régnait dans la ville, avec des drapeaux, des vendeurs ambulants dés la tombée de la nuit et des centaines de familles qui pique-niquent à la rupture du jeune dans tous les nombreux espaces verts de la ville. Il fau aussi savoir que les turcs ont une pratique assez dilétante du ramadan, et qu’il n’est pas mal vue de boire ou de manger devant eux. Bref, les turcs sont un mélange bien particulier de culture islamique et d’influence occidentale, car sans être des arabes, ils ne sont pas non plus des européens. C’est ce qui fait d’Istanbul une ville si abordable et si charmante, pouvoir aller de quartier en quartier en découvran à chaque coin de rue des marques de l’un ou l’autre continent.
Une autre dualité est entre l’ancien et le nouveau. En effet, la Turquie a un très riche patrimoine historique à faire palir tout archéologue. C’est un pays qui est passé entre beaucoup de mains et toutes les civilisations y ont laissé leurs traces, souvent bien conservées. Mais le pays n’est pas pour autant resté coincé dans son passé, et les industries se dévellopent rapidement. Il n’est pas rare de voir un pêcheur d’un village au fin fond d’une crique se ballader avec un iphone. Pour autant, ils ont du mal avec les lecteurs de cartes bancaires… mais un ordinateur en wifi, ça, il y en a partout!

Bien sûr, il y a une compléte différence entre les paysages du nord et du sud… et même à l’intérieur du sud. La voie Lycienne, que nous avons suivis, nous a offert un panorama d’échappée sur la mer méditerranée turquoise tout en traversant de haute montagne desertique, en longeant des champs de grenadier, en passant d’une crique de rocher à la plus longue plage de sable fin du pays. Impossible de s’ennuyer ni de voir deux fois la même chose… bien qu’il vaille mieux avoir les yeux rivés sur la route, la conduite à la turque étant des plus sportives.
Enfin, on ne le croirait pas, mais même en gastronomie il y a une dualité inattendue ! Elle se trouve bien sûr entre le sucré, très sucré, et le salé, très salé. Ainsi, les turcs sont friands de viandes grillées accompagnées avec une boisson au yaourt salé… pour avoir en dessert des patisseries pure sucre et un thé très sucré! Au petit-déjeuner, on mélange fromage (dont les trucs sont de grands consommateurs et producteurs) au miel et aux fruits. Les figues fourrées aux noix tronent à côté des stands d’épices. De quoi ensoleiller les papilles !
Il n’a donc pas fallu longtemps pour comprendre l’ampleur des différents visages de la Turquie et surtout la complexité de sa culture emprunte de tant d’Histoire, et surtout pour comprendre que je n’en avais vu qu’une infime partie.

Le plus dur, dans le voyage, c’est de revenir…

Expérience écrite au cours d’un exercice sur le voyage. En attendant le prochain et les vacances…

J’adore les voyages. Chaque année, mon amoureux et moi partons découvrir un pays, à l’aventure, armés de nos seuls sacs à dos. Nos expériences ont toujours été très appréciables, remplies de magnifiques souvenirs… à l’exception des retours. Les retours de voyages sont toujours très épiques. C’est un peu notre marque de fabrique. Je crois que le plus marquant fut le retour de notre périple sur la côte Est des États-Unis… 

La maxime « le temps, c’est de l’argent » est toujours plus vrai que nature en ce qui concerne les voyages. Les compagnies d’avions proposant les vols directs les plus courts sont toujours les plus chères. Les moyens de transport les plus confortables, rapides ou pratiques sont souvent hors d’atteintes des petites bourses de jeunes globetrotteurs. Du coup, pour partir aux USA, nous avions décidé de passer par Bruxelles où les taxes d’aéroport sont moins élevées. Obligés de prendre nos billets des mois à l’avance, nous pensions que faire escale à Philadelphie ne serait pas un problème. Même refrain au retour : deux avions, un bus. Nous avons organisés le reste de notre séjour bien des semaines plus tard, en pensant naïvement que, les vols intérieurs américains étant une nécessité pour parcourir de grands espaces, il était tout à fait possible de cumuler les décollages et atterrissages. Mais quand la fin du voyage est arrivé, après une découverte très intense de la Caroline du Sud et de la Floride, nous nous sommes rendus compte que nous partions pour un retour de… 36h ! Le plus aberrant était que nous faisons deux escales de suite à Philadelphie, la compagnie que nous utilisions y avait son siège. Nous faisions donc, après des heures de voiture, Charleston/Philadelphie/Boston pour reprendre un Boston/Philadelphie/Bruxelles le lendemain… sans compter le bus. Cherchez l’erreur !

Nous avons essayé de négocier de nous arrêter à Philadelphie et d’éviter Boston, mais impossible de convaincre la compagnie aérienne de ne pas nous refaire payer au tarif fort des billets. Nous nous sommes donc retrouvés à l’aéroport de Charleston en étant obligé d’aller passer la nuit à Boston… je ne sais pas si vous avez en tête la carte de la côte est, mais ce sont deux villes à l’opposer, un peu comme Marseille et Lille…

Quelle nuit cela fut ! Nous n’avions bien sûr pas prévu d’hôtel ni de lieux où loger le soir à Boston. Panique soudaine : que faire ? A l’aller, où nous nous étions arrêtés plus longtemps à Boston, nous logions chez l’habitant, Rex, un chinois de la banlieue louant des chambres bon marchés aux touristes fauchés. On le rappelle en panique, sans être sûr de bien comprendre nos accents respectifs. Il nous annonce qu’il est complet. On le supplie un peu et il finit par avouer qu’il lui reste une chambre mais sans climatisation, alors que Boston fond sous le soleil d’août et un 30° bien senti. C’est pas grave, lui dit-on, on prend ! Il nous demande de le rappeler quand on arrive, si jamais on trouve quelque chose de mieux, lui va essayer de rendre la chambre disponible, il nous tient au courant. Quelque peu soulagés mais peu sûrs de notre sort, nous montions dans l’avion en rêvant déjà de la Tour Eiffel. Arrivés à Boston, on le rappelle : alors, on peut venir, c’est bon ? Il fallut encore quelques fatigantes négociations pour pouvoir débarquer dans sa petite maison prés de l’océan. Il nous montre la chambre, véritable four, nous donne la clé et nous dis à demain. Nous posons nos sacs, fermons la porte et filons en ville pour profiter d’une dernière soirée avant la deuxième plus longue partie du voyage retour le lendemain. Fatigués, on ne rentre pas trop tard, mais assez pour que les gens des autres chambres soient déjà endormis. Et puis Rex nous a prévenu : le mec de la chambre d’à côté est un caractériel, il vaut mieux ne pas le réveiller. Sur la pointe des pieds, nous montons les escaliers à la moquette jaunissante et enfilons la clé dans la serrure. Soudain, panique : la porte ne s’ouvre pas ! Est-ce la chaleur qui la bloquée ? Nos bagages et nos lits de l’autre côté, impossible d’appeler Rex à minuit, car il était parti dormir de l’autre côté de la ville. Et nous devions partir tôt le lendemain pour prendre notre avion ! Systéme D oblige, on a trouvé dans le salon un vieux matelas. Heureusement qu’il faisait chaud et qu’aucune couverture n’était nécessaire…

Quelques heures d’un sommeil léger et agité plus tard, nous attendons que Rex revienne pour ouvrir la porte, mais celui-ci n’arrive pas. L’idée nous vient de passer par la fenêtre de la chambre, mais les voisins nous dévisagent d’un air étrange. Aux pays des hommes à la gâchette facile, il vaut mieux éviter ce genre d’effraction non réglementaire. On se décide à rappeler Rex en urgence, il faut qu’il arrive au plus vite. Je ne crois pas qu’il ai tout compris et il a dû nous haïr tout le trajet le menant à sa propriété. Mais force fut-il de constater qu’il ne nous avait en effet pas laisser la bonne clé… Nous n’avons pas demandé notre reste et avons couru à l’aéroport pour refaire cette maudite escale à Philadelphie. Épuisés, nous montions enfin dans l’avion pour Bruxelles et 8h de vols à coup de comédies américaines bas-de-gamme et de voisins odorants et bruyants… qui jouaient avec beaucoup trop d’enthousiasme à la bataille navale ! Et ce ne fut rien quand on sait qu’on a enchaîne avec trois heures d’attente en gare de Bruxelles midi et quatre heures de bus pour rentrer à Paris avec en prime un arrêt à la frontière et une fouille du bus… les retours épiques, je vous dis, ça nous connaît !