Gotham

Les américains ont le chic pour exploiter une franchise jusqu’au bout des ongles. Les comics sont en ce moment particulièrement visés, non seulement au cinéma mais aussi à la télévision. C’est la chaîne FOX qui a eu l’idée de faire un spin-off de Batman autour de la jeunesse du garçon et surtout de l’inspecteur James Gordon. Avec le showrunner Bruno Heller à la barre (l’un des créateurs de Rome), on nous emmène dans les rues sales de Gotham et les coulisses du crime organisé.

Même pour un néophyte de la mythologie batmanienne, on se rend compte que Gotham est vite pavée des personnages habituels de la bande-dessinée. On commence par la future catwoman, pour enchainer sur le petit Bruce Wayne qui assiste à l’assassinat de ses parents, fait qui entrainera sa descente vers la chauve-souris. Puis tout y passe : l’inspecteur Gordon, donc, héros déchiré entre le bien et le mal, le pingouin, Poison Ivy, même Alfred. Dans une ville très stylisée qui ne déroge pas à l’image qu’on en a toujours eu, l’intrigue essaie de mélanger le plus d’éléments possibles. Malheureusement, on a un peu du mal à dépasser non seulement le côté très grandiloquent du ton, mais aussi le côté un peu forcé de tout ça. La question est bien de savoir comment ils vont se sortir d’un paradoxe : faire tenir une intrigue sur une enquête qui ne peut pas être résolu (si Gordon trouve les meurtriers des Waynes, alors le petit Bruce ne deviendra jamais Batman!). Au visionnage du pilote, on en ressort mi-figue, mi-raisin, pas vraiment convaincu, mais quelque part avec la volonté de donner une deuxième chance, pour le second épisode. Si celui-ci n’est pas convaincant, on tournera vite la page…

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Brooklyn Nine-Nine

La rentrée série apporte toujours son lot de nouvelles sitcoms. Si elles ont souvent du mal à accrocher le spectateur et qu’elles retombent vite dans l’oubli, le pilote de la première comédie de septembre laisse une agréable impression et une promesse sympa.

Brooklyn Nine-Nine s’intéresse au quotidien d’une équipe de flic à Brooklyn, donc. Plus que les cas sur lesquels ils enquêtent – ici un meurtre perpétré par un vendeur de jambon italien – c’est la dynamique qu’il y a entre les personnages volontairement caricaturaux qui crée la comédie. Est-ce drôle, alors ? Plutôt, oui. Sans aller jusqu’au fou rire, on sourit rapidement surtout devant l’attachant personnage de Jake (Andy Samberg), immature et éparpillé qui se fait rabrouer par le nouveau capitaine. Bien sûr, les comédies policières sont déjà légions, mais pas sous ce format, et les créateurs de la série (déjà responsable de Park and Recreation dont on retrouve un peu l’esprit) peuvent aller plus loin pour trouver vraiment la voix de la série. Mais peut-être vont-ils y arriver en épisode deux, que l’on regardera de toute façon avec curiosité.

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Nouveautés Séries 2013/2014

Une saison est à peine terminée que la prochaine s’annonce ! Les chaines américaines ont présenté les nouvelles séries à découvrir à partir de septembre. Voici les quelques-uns que j’attends particulièrement…

Sur NBC :

Crossbones. La minisérie de pirates qui jouera peut-être beaucoup sur la suite de ma carrière. Au commande, Neil Cross, créateur de Luther, et John Malkovitch dans le rôle de Barbe Noire. L’histoire : les pirates les plus célèbres du monde fondent leur propre nation appelée sur l’île de New Providence, dans les Bahamas, la toute première démocratie des Amériques dirigée par Barbe Noire…

Believe. Quand Alfonso Cuarón réalise une série produite par J.J. Abrams avec Kyle MacLachlan au casting, je ne peux que regarder. L’histoire : Bo, à 10 ans, est dotée de pouvoirs mystérieux, mais le découvre à peine. Orpheline, elle assiste au meurtre de ses nouveaux parents adoptifs. La femme qui les a assassinés avait pour mission de récupérer la jeune fille. Traquée, elle doit désormais se cacher. Elle est protégée par un homme qui vient de s’évader de prison, aidé et recruté par une organisation secrète. Ensemble, ils parcourent les Etats-Unis.

The Michael J. Fox show.  Tout est dans le titre. Ancien animateur d’une radio locale new-yorkaise, Mike Burnaby (Michael J. Fox, donc) est un père de famille atteint de la maladie de Parkinson. Lorsqu’un nouveau traitement l’aide à mieux gérer son état de santé, il décide de reprendre l’antenne, devant alors jongler entre tous les challenges liés à sa carrière, sa vie de famille et son combat contre la maladie.

About a boy. La comédie adaptée du film, crée par Jason Katims. Le lien particulier entre un homme célibataire immature et un jeune garçon qui emménage dans l’appartement voisin avec sa mère, célibataire elle aussi… Avec notamment Minnie Driver.

Dracula. Jonathan Rhys Meyers revient en comte Dracula, ça promet ! L’histoire : Dracula arrive dans le Londres de l’époque Victorienne, affirmant pouvoir y apporter la science moderne. En réalité, le vampire est venu se venger de ce peuple qui a ruiné sa vie quelques siècles auparavant. Mais son sombre dessein est contrarié par… une jeune femme, dont il s’éprend éperdument et qui semble être la réincarnation de sa défunte épouse.

Sur la FOX :

Almost Human. J.J. Abrams, à la production de cette série d’anticipation où un flic mal dans sa peau (Karl Urban) fait équipe avec un humanoïde.

Wayward Pines. M. Night Shyamalan dirige un polar se revendiquant de Twin Peaks, où un agent spécial déboule dans une petite ville suite à la disparition de deux de ses collègues. Si ça c’est pas du pitch ! Avec Matt Dillon dans le rôle principal.

Sur CBS :

The Crazy Ones. La comédie la plus attendue, avec Robin Williams dans le rôle du père et Sarah Michelle Gellar dans celui de la fille, le tout dans le monde de la publicité.

Sur ABC :

Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D.Le gros blockbuster super attendu car entre autre signé par Joss Whedon. En gros, ça parle de super-héros !

Sur HBO :

CRIMINAL JUSTICE. James Gandolfini est de retour dans l’adaptation d’une série anglais. Au lendemain d’une virée nocturne bien arrosée, le jeune Naz, d’origine Pakistanaise, se réveille aux côtés d’une jeune femme baignant dans son sang. Cette dernière a été poignardée et il ne se souvient de rien. Inculpé pour ce meurtre, il est désormais prisonnier du système judiciaire où, parfois, la vérité passe au second plan. Un avocat bon marché mais tenace se propose de l’aider…

THE MISSIONARY. Un jeune missionnaire américain se retrouve impliqué dans une affaire avec la CIA, dans le Berlin de la fin des années 60. J’achète rien que sur le pitch.

THE LEFTOVERS. La science-fiction version Damon Lindelof ne se loupe pas. Que se passerait-il si, aujourd’hui, sans aucune explication, un certain nombre d’êtres humains disparaissaient de la surface de la terre ? C’est à cette question que les habitants de la petite ville de Mapleton vont être confrontés lorsque nombreux de leurs voisins, amis et amants s’évanouissent dans la nature…

Sur Showtime :

THE VATICAN. Ridley Scott à la réalisation de ce drame sur l’Eglise Catholique à travers le prisme du pouvoir, de la spiritualité et de la politique. Cet univers mystérieux renferme de nombreux secrets, mais aussi des rivalités et des miracles.

PENNY DREADFUL. Encore un super réalisateur qui vient tremper dans les séries. Sam Mendes réalise ce thriller « psychosexuel » réunissant Dracula, Van Helsing, Dorian Gray ou encore Frankenstein dans le Londres de l’époque Victorienne…

MASTER OF SEX.  Adaptation du livre de Thomas Maier, cette série décrit les vies et la relation inhabituelle et intrigante entre Masters et Johnson, pionniers dans la science de la sexualité humaine dont les recherches ont déclenché la révolution sexuelle. Avec Michael Sheen et Lizzy Caplan.

Sur FX :

TYRANT. La nouvelle création du duo Gideon Raff/Howard Gordon (Homeland) avec le magique Ang Lee à la réalisation. Rien qu’avec ça, pas besoin de savoir l’histoire…Une famille américaine moyenne au cœur d’un pays du Moyen-Orient en proie à des émeutes.

THE STRAIN. Créé par Guillermo del Toro et Chuck Hogan. Adapté de leur saga littéraire éponyme. Lorsqu’un Boeing 777 atterrit à l’aéroport new yorkais JFK sans qu’aucun signe de vie n’en émane, Eph Goodweather, un scientifique spécialisé dans les épidémies et les attaques biologiques, est dépêché sur les lieux. A l’intérieur de l’avion, il découvre que tous les passagers sont morts, probablement tués par un étrange virus ou… un monstre non identifié. L’homme fait alors équipe avec un ancien professeur, survivant de l’Holocauste, Abraham Setrakian. Ensemble, ils constituent un petit groupe qui devient rapidement le dernier espoir pour la survie de la race humaine. Des vampires transforment en effet petit à petit la civilisation en un gigantesque buffet. Le sang coule à flots et rien ne semble pouvoir les arrêter…

Sur BBC ONE

THE WHITE QUEEN. Le prochain period drama anglais. Après 9 ans de guerre pour savoir qui était le roi, le jeune Edward IV est couronné grâce à l’aide de Lord Warwick « The Kingmaker ». Ce dernier compte tirer les cordes du pouvoir discrètement, mais quand le roi tombe amoureux d’une jeune veuve, Elizabeth Woodville, Warwick commence à perdre sa place et doit tout faire pour faire diminuer l’influence de la nouvelle reine. La série est l’adaptation des romans de Philippa Gregory, The Cousin’s War, et prendra donc place en 1464, en Angleterre.

De quoi nous mettre sacrément l’eau à la bouche, non ?

Pour en savoir plus :

http://www.allocine.fr/article/dossiers/series/dossier-18592007/?page=8&tab=0

http://www.spin-off.fr/tableau_de_bord_des_series_tv.html

http://seriesaddict.fr/dossier/59-Upfronts-2013-annulations-renouvellements-nouvelles-serie

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Séries Mania

Adeptes des séries télés ou curieux des nouveautés du petit écran en France et ailleurs, ne loupez pas le Festival Séries Mania qui se déroulera du 22 au 28 avril au Forum des Images à Paris. Les séances, toujours en accès libre et gratuit, s’enchainent pendant toutes la semaine pour présenter des séries venus du monde entier, mais aussi des rencontres avec des scénaristes, acteurs, producteurs ou réalisateurs de série, notamment cette année Farhad Safina, le créateur de la série Boss et surtout Tom Stoppard, scénariste de Brazil et de Shakespeare in Love qui vient présenter la série Parade’s End. Pour les professionnels, beaucoup de tables rondes notamment autour de la série transmédia.

Des marathons de séries comédies ou de The Walking Dead, les projections en avant-première comme celle de la prochaine série d’Arte Odysseus, des grandes séries américaines à (re)découvrir sur grand écran (Game of Thrones, House of Cards, The Americans, Girls) et surtout pleins de découvertes à faire, voilà tout ce que vous propose cette nouvelle édition de Séries Mania, à ne pas louper !

Le programme c’est ICI

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The Following

La dualité du bien et du mal, de l’inspecteur torturé et de sa Némésis revient inlassablement dans le genre du thriller. La Fox exploite encore le filon avec sa dernière série, The Following, crée par Kevin Williamson (à qui l’on doit Dawson, The Vampire Diairies ou encore Scream). Quand le mythe d’Hannibal Lecter rôde encore…

Joe Carroll (James Purefoy), ancien professeur de littérature, était en prison pour le meurtre de 14 de ses étudiantes. Voilà qu’il s’évade d’un pénitencier de Virginie où il est retenu. C’est alors Ryan Hardy (Kevin Bacon), ancien agent du FBI, que l’on appelle à la rescousse, car c’est celui qui avait réussi à l’attraper la première fois. Mais Hardy va rapidement se rendre compte que Carroll, obsédé par Poe et la littérature romantique sombre, odes à la beauté et à la mort, n’y est pas arrivé seul… il a en effet réussi à se créer, via le web depuis la prison, une communauté de fan, de followers, prêts à répondre à toutes les demandes du maître…

Si ce concept donne un point de vue assez nouveau sur l’habituel duel entre un un enquêteur et le serial killer qu’il a attrapé, il faut bien attendre la fin du pilote pour comprendre ce que la suite va pouvoir apporter et dépasser quelques lourdeurs et clichés de la narration. On nous promet du suspense et de l’ultra-violence : les deux sont bien présents, mais servit avec une rapidité du récit qui se fait au détriment d’un peu de subtilité et de l’atmosphère général du récit. Mais on ne peut s’empêcher de se mettre à la place du personnage de Hardy, en se demandant ce qui peut bien se passer dans la tête d’un monstre pareil. Le jeu de Bacon et Purefoy donne un véritable intérêt à son duo qui promet de donner lieu à de beaux échanges. Les intrigues sont désormais bien lancées, le sujet intéressera tout ce qui pratique l’internet et peuvent imaginer ses dérives. On attend donc la suite avec beaucoup d’intérêt, qui, si elle se révèle à la hauteur, nous fera vite oublier les petits défauts un peu gênant de cette introduction.

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