Happy Valentine’s Day with Jamie Cullum

Hier soir, c’était la Saint-Valentin en avance. A l’Olympia, un petit anglais qui ne paye pas de mine a fait chavirer les cœurs. C’est le son de la voix rocailleuse et les doigts magiques du jazzman Jamie Cullum qui ont transporté un public parisien conquis.

Les albums de Cullum, au fil du temps, passent d’un jazz très marqué par l’unique piano à des morceaux plus pop, plus travaillés et orchestrés. Quand on écoute Momentum, son dernier album, on a du mal à y trouver la première fois d’autres qualités que quelques mélodies un peu entêtantes, mais rien à voir avec le magnifique Pointless Nostalgic ou sa reprise de High and Dry. Pourtant, une fois repris sur scène, porté par une energie punchy et par un flot qui ne s’arrête jamais, on se rend compte que Jamie n’a rien perdu de son talent. Showman drôle et touchant, il nous fait tout oublier dès qu’il se met au piano et qu’il improvise. Quand ses musiciens s’y mettent aussi, alors c’est du jazz qui revient, qui se détache et qui balaie tout. 2h30 de concert, qui peuvent paraître un peu longues mais où je ne suis pas redescendu de mon nuage une seule fois.

Ce soir, où et avec qui que vous soyez, vous savez quoi écouter !

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Depeche Mode

Petite note détonante et rock’n roll qui semble ne pas avoir grand chose avec mes habituelles critiques de séries et de films… Comme une chanson peut vous trotter dans la tête jusqu’à ce que vous la chantiez une bonne fois pour toute, il faut que je vous raconte le concert de Depeche Mode à Bercy d’hier soir pour arrêter d’embêter le monde avec ça.

Depeche Mode chante depuis trente ans : pas étonnant que le nom vous dise quelque chose, mais pas étonnant non plus que vous pensez ne pas connaitre les chansons. Pourtant, je vous assure que vous avez entendu quelques tubes sans le savoir, et surtout que ces trois anglais menés par Dave Gahan savent toujours y faire au milieu de leurs titres électro-pop-new wave composés par le guitariste Martin L. Gore. C’est au milieu d’un public ultra conquis et ultra réactif que le groupe est venu interpréter ses tubes et quelques chansons de son nouvel album dans un concert très chouette. C’est tout de même souvent dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs soupes ! On repart pour se plonger dans la discographie fournie du groupe pour y gouter encore un peu.

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Mumford and Sons

La France a peut-être découvert le groupe anglais Mumford and Sons après son passage au Grand Journal de Canal + lundi soir, il y a bien longtemps que leurs chansons bercent mes oreilles de leur mélancolie, leur énergie et leur incroyable capacité à m’emporter loin.  Hier soir, c’est au Trianon que Marcus Mumford et sa bande nous ont offert une apogée musicale en enchaînant les titres de leurs deux premiers albums. En véritables musiciens maniant la folk, le rock et les arrangements polyphonique à merveille, ils ont été capable de se livrer acoustiquement aussi bien que de casser des guitares. Le public était en osmose et, sincèrement on a passé un très beau moment. Tous ces superlatifs ne sont vraiment pas volés : si vous ne me croyez pas, écoutez plutôt…

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Un Noël à la Coopérative de Mai

Chaque année, à l’approche des fêtes de Noël, les chanteurs anglo-saxons s’en donnent à coeur joie en reprenant les tubes de Noël et les chants traditionnels. Mais pour une fois, à l’initiative de la salle de concert La Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand, ce sont des groupes locaux et rock’n roll qui se sont prêtés à l’exercice. Le résultat ? Une compilation sympathique, Un Noël à la Coopérative de Mai. 14 reprises de Mustang, Guilaume Cantillon, La Position du Tireur Couché,… autant de groupes qui font de la scène rock Auvergnate l’un des viviers du moment. Les morceaux ont été enregistré sur la grande scène dans des conditions live. Saupoudrez le tout d’un savoir-faire digne des crooners américains, et vous aurez un vinyle qui vous fera danser sous le sapin !

Retrouvez le ici !

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Django, Swing de Paris

Après nous avoir fait redécouvrir la vie de Brassens, la Cité de la Musique nous dévoile l’histoire de Django Reinhardt, guitariste manouche de jazz dont la vie fut une géographie de Paris à elle toute seule.

Au fil des documents réunis pour Django Reinhardt, Swing de Paris, on découvre ainsi que  le virtuose a commencé avec un banjo dans les doigts et dans les bals musettes. Suite à un grave incendie, il perd l’usage de deux doigts, mais ne renonce pas pour autant à la musique. Avec le Hot Club de France, il participe grandement à l’arrivée du jazz en France et à son succès entre deux guerres. Véritable génie des cordes pincées, Django composa de nombreux thèmes à succès, et même une messe pour ses compagnons tziganes déportés durant la Seconde Guerre Mondiale. Il fut également peintre, et finit sa vie dans les cafés chics et en vogue de St Germain, fréquentant Cocteau, Vian et beaucoup d’autres.

Tout au long de l’exposition, on peut écouter dans des petites cabines en bois les morceaux de Django, on peut voir des peintures et des photographies ayant rapport à l’artiste, mais on peut surtout entrevoir l’évolution d’une époque et d’un style de musique, les liens forts entre le jazz et son temps. S’il faut faire attention à suivre la vie de Django dans le bon sens (car la chronologie de l’exposition est organisée de manière un peu étrange), on apprécie de voir les nombreuses affiches, les instruments et partitions de l’époque. De plus, il est vraiment intéressant de se mettre dans l’ambiance en commençant l’expo avec un des mini-concerts donnés dans le cadre de l’expo. Bref, de quoi ravir les curieux et les amateurs de jazz et de guitare!

L’expo se tiendra jusqu’au 23 janvier. Plus d’info ici.

Et voici une petite présentation de l’expo par Thomas Dutronc :

Django