Les toiles d’été

Lorsque le mois de juillet pointe le bout de son nez, soleil included, même à Paris on se prend à rêver de pique-nique, ballade au soleil couchant sur l’eau, soirée dansante et cinéma en plein-air… bonne nouvelle, la capitale nous permet de faire tout ça même en bossant la journée ! Tour d’horizon de ce qui pourra égayer vos soirées :

CINEMA

A la Villette, le Cinéma en plein air du 24 juillet au 28 août 2013

http://www.villette.com/fr/agenda/Cinema-en-plein-air-2013.htm

Dans Paris avec le forum des images, le Cinema au Clair de Lune du 1er au 11 août (entrée libre)

http://www.forumdesimages.fr/fdi/Festivals-et-evenements/Cinema-au-clair-de-lune

SPECTACLE

A Paris Quartier d’été, pleins de théâtre et de danse du 14 juillet au 11 aout

http://www.quartierdete.com/

CONCERT

Le Festival Soir d’été c’est cette semaine only

http://quefaire.paris.fr/fiche/58957_le_festival_soirs_d_ete_du_3e_oui_fm

DANSE

Pour danser, c’est sur les quais :

http://salsanewz.wordpress.com/2013/04/10/informations-concernant-les-quais-de-seine-salsa-a-paris-2013-paris-danses-en-seine/

PLAGE

Et le classique Paris Plage !

http://www.paris.fr/pratique/paris-plages/paris-plages-2013/rub_9925_stand_132525_port_24766

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Festival BD6Né

Avis aux amateurs de bande-dessinée et de cinéma ! La 1ère édition du Festival BD6Né aura lieu ce week-end, du 31 mai au 2 juin 2013 au Nouveau Latina à Paris et au Cinéma Les Lumières à Nanterre.

L’association Collectif Prod, qui regroupe tous les corps de métiers du cinéma, lance son premier festival entièrement consacré aux apports de la BD dans le Cinéma et à toute la richesse des échanges entre ces deux Arts.

Des Beaux-Gosses aux films de Supers-héros et de Tardi à Hergé, on déplace, on s’inspire, on invente. Les bédéistes, avec leur liberté de ton et de fond, remuent le corps cinématographique de l’intérieur.

A travers ses programmations de courts et de longs métrages, ses conférences, son concours de scénarios, ses ateliers « Bubulle » pour les enfants, ses « Battles » de dessinateurs ou ses expositions, le festival BD6Né souhaite mettre en lumière ce bouleversement bénéfique.

Parfait pour comprendre comment une bande-dessinée adaptée peut devenir Palme d’Or à Cannes !

Pour plus de renseignements :

http://collectifprod.net/festival-bd6ne-2013/

https://www.facebook.com/pages/Festival-BD6N%C3%A9/515787331805915

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Séries Mania

Adeptes des séries télés ou curieux des nouveautés du petit écran en France et ailleurs, ne loupez pas le Festival Séries Mania qui se déroulera du 22 au 28 avril au Forum des Images à Paris. Les séances, toujours en accès libre et gratuit, s’enchainent pendant toutes la semaine pour présenter des séries venus du monde entier, mais aussi des rencontres avec des scénaristes, acteurs, producteurs ou réalisateurs de série, notamment cette année Farhad Safina, le créateur de la série Boss et surtout Tom Stoppard, scénariste de Brazil et de Shakespeare in Love qui vient présenter la série Parade’s End. Pour les professionnels, beaucoup de tables rondes notamment autour de la série transmédia.

Des marathons de séries comédies ou de The Walking Dead, les projections en avant-première comme celle de la prochaine série d’Arte Odysseus, des grandes séries américaines à (re)découvrir sur grand écran (Game of Thrones, House of Cards, The Americans, Girls) et surtout pleins de découvertes à faire, voilà tout ce que vous propose cette nouvelle édition de Séries Mania, à ne pas louper !

Le programme c’est ICI

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Django, Swing de Paris

Après nous avoir fait redécouvrir la vie de Brassens, la Cité de la Musique nous dévoile l’histoire de Django Reinhardt, guitariste manouche de jazz dont la vie fut une géographie de Paris à elle toute seule.

Au fil des documents réunis pour Django Reinhardt, Swing de Paris, on découvre ainsi que  le virtuose a commencé avec un banjo dans les doigts et dans les bals musettes. Suite à un grave incendie, il perd l’usage de deux doigts, mais ne renonce pas pour autant à la musique. Avec le Hot Club de France, il participe grandement à l’arrivée du jazz en France et à son succès entre deux guerres. Véritable génie des cordes pincées, Django composa de nombreux thèmes à succès, et même une messe pour ses compagnons tziganes déportés durant la Seconde Guerre Mondiale. Il fut également peintre, et finit sa vie dans les cafés chics et en vogue de St Germain, fréquentant Cocteau, Vian et beaucoup d’autres.

Tout au long de l’exposition, on peut écouter dans des petites cabines en bois les morceaux de Django, on peut voir des peintures et des photographies ayant rapport à l’artiste, mais on peut surtout entrevoir l’évolution d’une époque et d’un style de musique, les liens forts entre le jazz et son temps. S’il faut faire attention à suivre la vie de Django dans le bon sens (car la chronologie de l’exposition est organisée de manière un peu étrange), on apprécie de voir les nombreuses affiches, les instruments et partitions de l’époque. De plus, il est vraiment intéressant de se mettre dans l’ambiance en commençant l’expo avec un des mini-concerts donnés dans le cadre de l’expo. Bref, de quoi ravir les curieux et les amateurs de jazz et de guitare!

L’expo se tiendra jusqu’au 23 janvier. Plus d’info ici.

Et voici une petite présentation de l’expo par Thomas Dutronc :

Django

Oh ! Les beaux phares !

Lorsqu’un breton ou un amoureux de la mer s’expatrie à Paris, un de ses endroits favoris devient vite le Musée de la Marine. Situé au Trocadéro, on peut y voir des maquettes de bateaux de tout temps, des tableaux, des reproductions… et en ce moment, on peut tout y apprendre sur les phares.

L’exposition « Phares » se tient jusqu’au 4 novembre dans le sous-sols du musée, 100 hectares pour découvrir ces bâtiments pas comme les autres. J’ai profité de devoir faire des recherches pour un certain projet impliquant des navires pour visiter cet expo. Assez longue et bien documentée, on y apprend tout de l’art de la lentille et de la manipulation de la lumière, de l’histoire des phares les plus célèbres et  de la vie des hommes qui les habitent. Il est intéressant de se frotter à ces gros oeufs de verres projetant mille lumières autour de nous dans la première salle, des ampoules sur-mesures impressionnantes  On apprend qui est cet Augustin Fresnel dont le nom orne de nombreuses plaques de rues dans le parcours qui suit. On peut également voir la reproduction d’un poste de veille de gardien, dont la vie était à la fois austère et émouvante. La présence des phares dans la culture est un peu faible à mon goût, mais il n’empêche que, si vous êtes un tant soit peu curieux ou si vous appréciez l’air salé, vous avez un mois pour rêver d’écrire un projet sur un gardien de phare d’aller voir en vrai ces tours de gardes des océans !

Cinema Classico à Paris

Le soir tombait sur la capitale, un soir chargé de nuages gris qui ne voulaient pas se percer. L’ennuie des soirées d’avant l’été pointait son nez et le quotidien manquait d’inconnu. Un autre soir devant la télévision, un autre soir à regarder l’heure s’égoutter jusqu’au temps où l’on se glisse sous la couette sans vouloir pour autant passer au jour d’après. La seule activité qui nous tendait les bras, pendant ces temps tristes, c’était de se faire une toile. C’est pratique lorsque les complexes ne sont pas très loin de chez soi : la flemme ne peut nous empêcher de sortir. Seulement, voilà, même les films à l’affiche semblaient déprimants. Déprimants de bêtises, de banalités, ou qui ne provoque qu’un soupire à la lecture du synopsis.

Alors qu’on s’apprêtait à renoncer apparait sur l’écran que quelque part, un petit cinéma inconnu passe, à la séance de 22h, un film drôle que nous adorions quand nous étions jeune, le genre de film qui n’est culte que pour vous car il a fait les grandes heures de votre enfance. Par exemple, un bon vieux Mel Brooks, disons, Frankenstein Junior. Soudain, une envie nous a prise, une envie folle mais qui nous parut emplie de joie et de fun : aller voir un vieux film à la séance de 22h. Notre soirée s’éclaira enfin, notre temps fut mis à profit, un regain énergie même se fit sentir. Rien de tel que de voir sur grand écran les vieux films pour replonger dans une nouvelle magie d’antan.

Ainsi, sans s’en rendre compte, la semaine d’après, nous avons décidés d’aller voir Le Faucon Maltais, ce film que votre professeur de littérature a toujours conseillé mais que vous avez toujours loupé sur Arte. Attention, cependant : on y prend rapidement goût, aux classiques qui reviennent à l’affiche pour quelques jours seulement, à ces films qu’on s’est toujours jurés de voir pour parfaire notre culture cinéma. Mais je vous rassure : c’est de la dépendance toute bénéfique.

N’hésitez donc jamais, quand vous chercher une toile, d’aller voir la programmation de ces quelques cinémas parisiens qui vous offrent des vieux fauteuils rouges, des salles voutées en pierre et l’ambiance toute particulière des cinémas indépendants qui font encore ceux qui leur chante. Voici la liste de mes préférées :

La Filmothèque du Quartier Latin (Paris 5e)

La Cinémathèque (Paris 12e)

Le Desperado (Paris 5e)

Le Grand Action (Paris 5e)

Le Reflet Medicis (Paris 5e)

Le Champo (Paris 5e)