News Pro – octobre 2018

  • Mon court-métrage Edith et Henry a bien commencé son voyage en festival ! Après le Festival Cours en Betton cet été, il a été sélectionné au concours Le Vent Tourne dans le cadre du Féministival où j’ai reçu le Prix de la Mise en Scène, et sera de l’autre côté de l’Atlantique au Rome International Film Festival aux USA le mois prochain !
  • L’écriture de la saison 3 et 4 de Skam France s’est terminée au début du mois de septembre, et le tournage commence tout juste cette semaine. L‘adaptation de ces deux saisons nous a pris quelques mois, à mes supers co-auteurs (Fanny Talmone, J.B Vandroy, Marine Josset et Delphine Agut) et moi, menés de main de maître par Niels Rahou. Diffusion sur France 4 prévue en début d’année 2019 ! De plus, la saison 2 a été en sélection officielle au Festival de la Fiction TV de La Rochelle !
  • Développement d’une série en 52′ pour une productrice, signature d’une option sur un de mes projets de série, écriture d’un nouveau court-métrage,…. ma rentrée est bien chargée ! A bientôt pour plus de nouvelles.
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The Terror

Il y a des petits évènements dans le monde des séries qu’il ne faut pas louper : The Terror en est un. Même si l’histoire ne me tentait pas a priori, je me suis laissée convaincre par les retrouvailles de César et Brutus de la série Rome, aka Ciaran Hinds et Tobias Menzies. Quand j’ai ensuite découvert que cette mini-série était l’adaptation d’un roman de l’auteur Dan Simmons, dont les récits de science-fiction me bouleversent à chaque fois, j’ai senti venir la pépite.

The Terror nous plonge dans les cales des navires HMS Terror et HMS Erebus partis en 1847 trouver le passage dit du Nord-Ouest, au Pôle Nord. Navires très rapidement pris dans la glace, bloqués pour un hiver, puis deux, puis trois, alors qu’une mystérieuse créature vient s’en prendre aux marins… récit de survie, huit-clos glacé, The Terror, diffusé sur AMC et Amazon Prime, brille par une écriture fuselée et une tension constante. On sait comment ses matelots et leurs capitaines vont finir, mais on espère toujours que nos préférés, les plus humains, survivront d’une manière ou d’une autre. On reste surpris à chaque coin d’épisode. Surprenante et léchée, la réalisation et surtout la magnifique direction d’acteur et interprétation de tous le comédiens nous font enchainer les épisodes sans jamais se lasser. Bref, je me suis complétement laissée surprendre et embarquer. Je vous conseille de le dévorer à votre tour.

Skam France

C’est désormais officiel ! Skam France arrive sur vos écrans lundi !

Je vous en parlais sans la nommer : la série sur laquelle j’ai travaillé cet été est l’adaptation d’une série norvégienne, SKAM. Avec Cyril Tysz, Karen Guillorel et Julien Capron, nous avons travaillé l’adaptation des arches et des personnages puis avons écrit quelques épisodes chacun avec Frederique Garcia en renfort.

Mais ça parle de quoi, Skam ? De quatre ados, Emma, Manon, Daphné et Alex, qui débarquent en seconde et affronte la vie ados d’aujourd’hui. Histoires d’amour, d’amitié, de sexe, Skam France raconte des histoires d’aujourd’hui.

Avec un mode de diffusion bien particulier…

Lundi, 10h37, vous pourrez voir sur la page facebook et la nouvelle plateforme de France Télévision (france.tv slash) une première séquence. Puis tout au long de la semaine, vous verrez d’autres séquences qui formeront le premier épisode entier diffusé quand à lui sur France4. Le tout accompagné d’un dispositif transmédia sur Instagram. De quoi faire, donc !

En attendant, voici le trailer :

 

Skam France est produit par GTV-Banijay, réalisé par David Hourregue, le transmedia est porté par Bigger Than Fiction.

2018

Une très bonne année chers lecteurs ! Je vous souhaite de la vivre pleine et belle, en paix et en joie !

J’ai été absente ces dernières semaines – la grande aventure du congé maternité ! – mais je ferai une petite mise à jour de ce blog courant janvier pour mieux repartir dés février pour de nouvelles aventures. 2018, here we come !

 

 

News Pro – Septembre 2017

Cet été fut studieux à bien des égards, il était temps que je vous donne quelques nouvelles des projets sur lesquels j’ai travaillé en cette première d’année !

Tout d’abord, j’ai réalisé au mois d’août un court-métrage, Edith & Henry, que j’ai écris il y a quelques années de ça au Festival des Scénaristes. produit par TopshoT Films, nous avons tourné quatre jours et demie en Bretagne, à Andouillé Neuville prés de Rennes. Avec une super équipe d’une vingtaine de personnes, et deux comédiens formidables que sont Maryvonne Schiltz et Jacques Boudet, nous avons donné vie à cette petite histoire… le film est actuellement en montage et post-production et devrait être fini avant la fin de l’année. J’espère que vous pourrez le voir dans un festival prés de chez vous ou bien sur TV Rennes pour les locaux !

Une petite photo du film en attendant l’affiche officielle :

Un peu de presse par là :

http://www.rennes.maville.com/actu/actudet_-pres-de-rennes.-un-studio-de-cinema-improvise-dans-une-grange_fil-3265985_actu.Htm

http://m.jactiv.ouest-france.fr/ils-sactivent/spotted/30-ans-clemence-lebatteux-realise-son-premier-court-metrage-78886

En attendant la page facebook du film !

Sinon, bien sûr, j’ai passé l’été à écrire 🙂

Tout d’abord, j’ai finis d’écrire une dizaine d’épisodes de la saison 5 de la série CUT  pour France Ô, ainsi que toute la partie transmédia de la série. Cette nouvelle saison sera diffusée sur France Ô à partir de début novembre !

Ensuite, j’ai participé à l’écriture d’une nouvelle série pour France Télévision. Malheureusement, cette dernière n’ayant pas été encore officiellement annoncée, je ne peux pas la nommer, mais sachez déjà que c’est une adaptation d’une série européenne, en 26 minutes, sur des adolescents. Je donnerai plus d’informations dés que je le pourrai.

De plus, avec trois co-auteurs également membres de mon collectif d’auteurs Les Indélébiles, que sont Pierre Cachia, Maud Garnier et Frédéric Zeimet, nous avons obtenu au printemps une aide à l’écriture du CNC, le fameux Fond d’Aide à l’Innovation Concept, pour un projet de série, Marche-les-Sieurs. Nous sommes donc en train de travailler le projet pour le rendu que nous devons faire au CNC.

De manière plus diverses, j’ai laissé mon siège de présidente de l’association Séquences7 après quatre ans d’une super aventure humaine et professionnelle. Bonne chance à Alban Ravassard et au nouveau conseil pour la suite !

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Legion

Jusqu’où peut-on pousser la nouveauté formelle d’une série sans perdre l’efficacité du récit ? La nouvelle série du créateur et showrunner Noah Hawley, à qui l’on doit la génialissime Fargo, pousse cette question à l’extrême. Dans Legion – diffusée sur la chaine FX aux USA et OCS en France – Hawley s’en donne à coeur joie pour brouiller les pistes, jouer avec les genres et les esthétiques… au risque de laisser le spectateur de côté ?

David a des problèmes mentaux. Diagnostiqué schizophrène, il se retrouve en hôpital psychiatrique.  C’est alors qu’une nouvelle patiente, Sydney, le fait douter : et si, finalement, il n’était pas malade, mais qu’il avait un pouvoir ? Alors que David se retrouve interrogé par la soit-disant police après qu’un violent incident soit survenu à l’HP, on comprend en effet que David a des habilités surnaturelles… Adapté d’un personnage de Marvel, cette nouvelle série de super-héros est pour sûr différente de ce qu’on nous sert dernièrement, notamment sur Netflix. Mais les codes étant brouillés, Hawley jouant avec les genre (on ne comprend qu’à mi-parcours de quoi on nous parle vraiment), avec la temporalité (on nous montre beaucoup de séquences qu’il nous faut replacer ensuite) et avec les séquences qu’on devine parfois n’être là que pour jouer la démesure du style (la chorégraphie bollywood sur du Gainsbourg !), le spectateyr est un peu rebuté à entrer dans le récit, et surtout dans une identification forte avec les personnages. Autant, dans Fargo, nous étions cueillis dés les premières images, bien que le style soit très présent. Autant là, il faut un certains temps pour voir au-delà et se laisser toucher par la détresse identitaire de David – et son amour sans fin pour Sydney. Certes, il y a du génie visuel, mais au détriment de la compréhension. Si la fin du pilote nous laisse entendre que la suite sera surement moins extravagante et pourra plus se concentrer sur ce qu’on nous raconte vraiment, et qu’on va donc pousser la curiosité, ce pilote qui veut marquer les esprits par sa différence et son exubérance en fait un peu trop – et on se dit qu’il va falloir le regarder une seconde fois pour être sûr qu’on a bien tout compris… ce qu’on n’a pas forcément le temps de faire en ces heures de peak TV !

La Fiction Historique

L’année dernière, j’avais participé avec Séquences7 au Festival International du Film de Fiction Historique. Cette année, l’équipe du festival m’a demandé d’écrire un édito sur ce genre délicat et passionnant que j’affectionne beaucoup. Cet édito vous expliquera pourquoi…

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J’ai toujours aimé l’Histoire. Dés l’école, j’étais fascinée par toutes ces histoires d’hommes et de femmes venus avant nous. C’était dur d’imaginer qu’avant moi, petite fille, il y avait eu plus de trois milles ans d’autres petites filles, qui avaient vécu en toge dans la Rome Antique, de profil chez les Égyptiens, en paysanne à l’orée des châteaux forts, en crinoline à Versailles. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que leurs vies, pauvres ou princesses, étaient plus intéressantes que la mienne. J’aimais me les raconter, ces vies, les arranger, les romantiser. J’aimais les dévorer dans les romans et les bande-dessinées.

J’adorais plus que tout les voir, au cinéma, a la télévision, me nourrissant de l’imaginaire des films et de séries pour alimenter mon moulin à fiction historique. Petit à petit, l’Histoire m’a poussée à écrire moi-même des scénarios de fiction historique. J’ai compris, en grandissant, à quel point ces récits nous étaient essentiels. Pourquoi Ben Hur, Sissi, Les Mousquetaires ou La Grande Vadrouille devaient exister, plus que jamais.

Explorer l’Histoire par la fiction permet d’y ajouter un point de vue, un propos, de s’éloigner du laborieux travail des historiens : celui d’une recherche de la vérité. L’auteur s’empare d’une époque, d’une anecdote, d’une vie, pour en faire un récit de fiction. Il doit y ajouter de lui, la tordre, l’arranger, pour les besoins de la dramaturgie. Le scénariste a la tâche ardue de parler de son époque à travers le passé. Il ne doit pas trahir la mémoire, ni se contenter des faits. Ainsi, le cinéma et la télévision deviennent un moyen merveilleux de transmettre l’envie de s’intéresser à l’Histoire. Les héros, connus ou inconnus, leurs petites ou grandes histoires, nous permettent de mieux nous comprendre, nous connaître. C’est un genre à mettre en avant, à constamment bousculer, à réinventer, à sortir de la poussière… pour ne pas faire. De l’historique moderne ? Une belle contradiction, qui tend pourtant le travail du scénariste, en accord avec les formats et les problématiques d’aujourd’hui. C’est pourquoi le Festival Internationale du Film de Fiction Historique est un espace nécessaire et passionnant, qui rend concret la complexité et la diversité de ce genre particulier. Longue vie à lui !

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Retrouvez cet édito et des informations sur le site du festival : http://www.fiffh.com/la-fiction-historique/

 

 

Ile de Pâques / Rapa Nui

Il y a de ces endroits dans le monde que l’on connait tous, sans pour autant savoir où ils se trouvent ni ce à quoi ils ressemblent vraiment. Leur nom a quelque chose de mystérieux, un écho d’exotisme et de lointain. Pourtant, il suffit qu’un jour, enfant, on croise une photo, un article, un reportage sur ce lieu pour que l’idée vous pique d’y aller, et qu’il devienne un rêve. On en fait un article dans le journal du collège, on le marque dans sa bucket list, sans jamais trop vraiment y croire. Puis on a trente ans, la vie change, et on se dit qu’il est temps. Temps de fouler enfin ce qui n’était qu’un mot enfoui depuis longtemps dans notre inconscient.

C’est ainsi que je me suis décidée, pour réaliser un rêve qui n’était pas le mien, à prendre deux billets d’avion pour l’Île de Pâques, ou Rapa Nui en langage local. Bien sûr, je connaissais les statues de l’île, les Moaïs, étranges vestiges religieux dont les secrets étaient encore bien enfouis jusqu’à peu. J’en avais croisé un au British Museum qui m’avait particulièrement impressionné. Mais à part ça… je n’en connaissais pas grand chose. Lorsque j’ai décidé de ce voyage, je me suis fais la même réflexion que mes amis scénaristes m’ont fait ensuite : tu vas revenir avec l’envie d’écrire un scénario à son propos ! Sans pour autant savoir ce qui m’attendait…

D’abord, il faut savoir qu’on ne va pas tout à fait aussi facilement que cela à Rapa Nui. Pour les européens, le plus simple est de passer par le Chili, pays qui possède Rapa Nui (qui n’est pas un état indépendant). Il n’y a qu’un avion a/r par jour, deux parfois en haute saison (inversé par rapport à nous : l’été est en janvier). Soit 14h + 6h d’avion… Sinon, c’est par Tahiti, mais ça rallonge un chemin déjà bien long. Ensuite, il faut être conscient que l’île n’est pas grande du tout ! 160 km². En voiture, on fait le tour en deux heures. Enfin, il n’y a pas de routes partout… seulement deux principales, puis les rues du petit village d’Hanga Roa. Enfin, vie insulaire obligatoire, la vie sur place est très chère. On apprend à vivre de peu…

Bien sûr, qui va passer quelques jours à Rapa Nui vous parlera en long, large et travers des Moaïs. Ces imposantes statues étaient liés au culte des ancêtres par la tribu des longues oreilles, aux XVe siècle. Si le doute persiste encore sur les premières peuplades qui sont venues s’installer sur Rapa Nui (polynésiens, chiliens ?), on sait désormais comment ils fabriquaient et surtout transportaient ces statues de pierre. Placés principalement en bord de mer, sur des plate-formes, tournés vers l’Île, les Moäis veillent d’un air boudeur sur les volcans de Rapa Nui. Qu’ils soient à nouveau debout ou encore par terre, leurs alignements sont impressionnants, dégageant une impression de force, de tranquillité un peu mystique, et surtout d’étonnement continuel de l’imagination et l’ingéniosité des peuplades qui les ont dressé. Il est particulièrement émouvant de visiter la carrière du volcan Ranu Raraku, où les Moaïs étaient taillés à même la roche, et où se trouvent désormais une cinquantaine de statues abandonnées. Pourquoi ? On ne le sait toujours pas… une impression de fuite au dernier moment, de fin d’un monde, nous envahi quand on voit que la nature s’en est à nouveau emparée.

Mais outre les Moaïs, c’est le côté très sauvage de Rapa Nui qui vous emporte et vous conquis. L’isolation est totale, pas une terre habitée à mois de  2 000 km. Lorsque l’on grimpe sur le point culminant, un volcan  à 507 mètre d’altitude, et que la vue à 360° s’offre à vous, il n’y a rien que l’océan Pacifique, bleu et immense, autour de vous. Des volcans, l’île en possède plusieurs, dont trois avec des lacs d’eau douce en leur cratère. La pierre noire volcanique envahie les côtés où viennent se fracasser les vagues, offrant un contrasste de noir et blanc inimitable. Puis, au détour d’une route, une plage de sable blanc et des cocotiers. Mélange d’Auvergne, de Bretagne, d’Irlande et de Polynésie, Rapa Nui nourrit ses milles chevaux et bovins en toute liberté, les laissant traverser les routes et envahir les champs sans limite. Il est vraiment salvateur de voir qu’il existe encore des endroits aussi sauvages sur terre, que la main de l’homme n’a pas transformé. On ne s’en lasse à aucun moment, et on en revient complétement amoureux. Au point de se dire qu’un film ne lui rendrait pas justice : il faut y aller, le vivre pleinement, se perdre, seul, y vibrer, s’y abandonner.

News Pros – tu fais quoi en ce moment ?

J’entends des petites voix inquiètes me demander pourquoi le nombre de postes diminue à nouveau sur ce blog… Du coup, à défaut de critiques séries que je n’ai plus vraiment le temps de regarder, je vais vous raconter ce que je fais depuis le mois de janvier, et ce qui se prépare pour les semaines à venir !

Depuis le mois de janvier, j’écris les scénarios de la saison 5 de la série CUT, sur laquelle je travaille depuis deux saisons déjà. Cette année, en plus d’écrire le transmédia comme les années précédents, mais avec un nouveau partner in crime, j’écris aussi des épisodes de la série ! Pour ceux qui n’ont pas encore vu CUT, qui passe sur France Ô au dernier trimestre de chaque année, ce sont des épisodes de 24 minutes. Le tournage commence en ce moment à la Réunion. Si l’écriture est terminée pour moi, il reste le transmédia à peaufiner. Cette fois, plus d’excuses pour ne pas la regarder !

Maintenant, c’est direction le Festival Valence Scénario – Festival International des Scénaristes ! De mercredi à samedi, j’animerai un atelier sur le pitch, le Stand-up des bleus. De plus, avec Séquences7, nous organisons un apéro le vendredi midi ainsi qu’un atelier pioche-binôme, et remettons bien sûr un prix du meilleur pitch !

Ensuite… ensuite, ce sont des vacances bien méritées ! Je serai donc absente et hors des ondes en tout genre du 2 au 16 avril, dans les montagnes chiliennes et devant les Moaïs de l’île de Pâques.

Pour autant, ne loupez pas le début du festival SériesMania bien sûr ! J’y serai dés mon retour pour une semaine de découverte série et surtout pour Daemon Lindelof, créateur de la meilleur série du monde ou presque aka The Leftovers.

Après tout cela, j’aurais à nouveau pleins de choses à vous raconter… mais il va falloir être encore un peu patient pour le reste.

 

 

Les Beaux Malaises (version québecoise)

Heureusement qu’il y a quelques diffuseurs qui s’intéressent aux séries francophone. Alors que les chaines hertziennes nous abreuvent de séries belges, marquant un véritable renouveau de la production du plat pays, c’est Netflix qui diffuse une comédie quebécoise, depuis adaptée en France par M6 : Les Beaux Malaises.

Je tiens à préciser dés maintenant que je n’ai pas vu la version française, je ne parle ici que de la réussite version originale, portée par Martin Matte, un humoriste très populaire au Québec. C’est d’ailleurs de lui que parle Les Beaux Malaises : une plongée aigre-douce dans son quotidien, où le comédien n’hésite pas à avoir un regard décalé et décomplexé sur lui même. Parfois ignoble avec les autres, parfois très touchant, Matte est non seulement le personnage principal mais aussi le créateur, auteur et producteur de la série. C’est drôle, rafraichissant, étonnant : on comprend pourquoi le comédien est si respecté dans le métier. Il y a trois saisons en tout, qui se dévore comme des petits pains, bien qu’il faille parfois tendre l’oreille pour comprendre l’accent ! Une vraie réussite, qui fait penser à sa série cousine, Platane (made in Eric Judor). Bref, ne passez pas à côté !

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