Ile de Pâques / Rapa Nui

Il y a de ces endroits dans le monde que l’on connait tous, sans pour autant savoir où ils se trouvent ni ce à quoi ils ressemblent vraiment. Leur nom a quelque chose de mystérieux, un écho d’exotisme et de lointain. Pourtant, il suffit qu’un jour, enfant, on croise une photo, un article, un reportage sur ce lieu pour que l’idée vous pique d’y aller, et qu’il devienne un rêve. On en fait un article dans le journal du collège, on le marque dans sa bucket list, sans jamais trop vraiment y croire. Puis on a trente ans, la vie change, et on se dit qu’il est temps. Temps de fouler enfin ce qui n’était qu’un mot enfoui depuis longtemps dans notre inconscient.

C’est ainsi que je me suis décidée, pour réaliser un rêve qui n’était pas le mien, à prendre deux billets d’avion pour l’Île de Pâques, ou Rapa Nui en langage local. Bien sûr, je connaissais les statues de l’île, les Moaïs, étranges vestiges religieux dont les secrets étaient encore bien enfouis jusqu’à peu. J’en avais croisé un au British Museum qui m’avait particulièrement impressionné. Mais à part ça… je n’en connaissais pas grand chose. Lorsque j’ai décidé de ce voyage, je me suis fais la même réflexion que mes amis scénaristes m’ont fait ensuite : tu vas revenir avec l’envie d’écrire un scénario à son propos ! Sans pour autant savoir ce qui m’attendait…

D’abord, il faut savoir qu’on ne va pas tout à fait aussi facilement que cela à Rapa Nui. Pour les européens, le plus simple est de passer par le Chili, pays qui possède Rapa Nui (qui n’est pas un état indépendant). Il n’y a qu’un avion a/r par jour, deux parfois en haute saison (inversé par rapport à nous : l’été est en janvier). Soit 14h + 6h d’avion… Sinon, c’est par Tahiti, mais ça rallonge un chemin déjà bien long. Ensuite, il faut être conscient que l’île n’est pas grande du tout ! 160 km². En voiture, on fait le tour en deux heures. Enfin, il n’y a pas de routes partout… seulement deux principales, puis les rues du petit village d’Hanga Roa. Enfin, vie insulaire obligatoire, la vie sur place est très chère. On apprend à vivre de peu…

Bien sûr, qui va passer quelques jours à Rapa Nui vous parlera en long, large et travers des Moaïs. Ces imposantes statues étaient liés au culte des ancêtres par la tribu des longues oreilles, aux XVe siècle. Si le doute persiste encore sur les premières peuplades qui sont venues s’installer sur Rapa Nui (polynésiens, chiliens ?), on sait désormais comment ils fabriquaient et surtout transportaient ces statues de pierre. Placés principalement en bord de mer, sur des plate-formes, tournés vers l’Île, les Moäis veillent d’un air boudeur sur les volcans de Rapa Nui. Qu’ils soient à nouveau debout ou encore par terre, leurs alignements sont impressionnants, dégageant une impression de force, de tranquillité un peu mystique, et surtout d’étonnement continuel de l’imagination et l’ingéniosité des peuplades qui les ont dressé. Il est particulièrement émouvant de visiter la carrière du volcan Ranu Raraku, où les Moaïs étaient taillés à même la roche, et où se trouvent désormais une cinquantaine de statues abandonnées. Pourquoi ? On ne le sait toujours pas… une impression de fuite au dernier moment, de fin d’un monde, nous envahi quand on voit que la nature s’en est à nouveau emparée.

Mais outre les Moaïs, c’est le côté très sauvage de Rapa Nui qui vous emporte et vous conquis. L’isolation est totale, pas une terre habitée à mois de  2 000 km. Lorsque l’on grimpe sur le point culminant, un volcan  à 507 mètre d’altitude, et que la vue à 360° s’offre à vous, il n’y a rien que l’océan Pacifique, bleu et immense, autour de vous. Des volcans, l’île en possède plusieurs, dont trois avec des lacs d’eau douce en leur cratère. La pierre noire volcanique envahie les côtés où viennent se fracasser les vagues, offrant un contrasste de noir et blanc inimitable. Puis, au détour d’une route, une plage de sable blanc et des cocotiers. Mélange d’Auvergne, de Bretagne, d’Irlande et de Polynésie, Rapa Nui nourrit ses milles chevaux et bovins en toute liberté, les laissant traverser les routes et envahir les champs sans limite. Il est vraiment salvateur de voir qu’il existe encore des endroits aussi sauvages sur terre, que la main de l’homme n’a pas transformé. On ne s’en lasse à aucun moment, et on en revient complétement amoureux. Au point de se dire qu’un film ne lui rendrait pas justice : il faut y aller, le vivre pleinement, se perdre, seul, y vibrer, s’y abandonner.

Interview à propos de Séquences7

Jeean-Marie Roth, scénariste et théoricien du scénario, m’a interviewé dans le cadre de son blog devenezscenariste.com

Voici ce que ça donne, pour en savoir plus sur l’association et un peu sur moi aussi ! Merci à lui pour cette opportunité et à Edouard Blondeau derrière la caméra !

 

Happy New Year 2017

Chers lecteurs de tous horizons,

Dear readers from everywhere around,

Je vous souhaite une merveilleuse année 2017, que nous la décidions dans la paix, la joie, la bienveillance et le partage, droit devant !

Parce qu’il le dit si bien, cette année encore :

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. » J. Brel

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Les beaux airs de Ceylan

Faire un voyage au Sri Lanka, c’est toucher du doigt un concentré du monde.

Sur une île qui fait environ un neuvième de la superficie de la France, on retrouve autant de paysages, de cultures, de religions, de faune et de flore que sur les cinq continents réunis. Pays chargé d’une histoire difficile (colonisation portugaise, hollandaise puis anglaise, pour enchainer par une sanglante guerre civile), le Sri Lanka offre pourtant à ses visiteurs un unique sourire, partagé par tous les visages. Ce n’est vraiment pas un cliché : au Sri Lanka, les gens sourient, tout le temps, comme ça, pour rien. Malgré la chaleur, malgré les conditions de vies parfois spartiates. Mais leur pays est tellement beau, regorgeant des épices qui le fait vivre (70% de la cannelle mondiale provient du Sri Lanka), du thé, de plantes exotiques (cocotiers, avocado tree, aloe vera tree, même l’arbre qui fournit les noix de cajou!).

Nous avons fait un road-trip de deux semaines autour de l’île. Bien que nous ne nous soyons pas attardés sur les côtes, nous avons été plus qu’heureux de nous plonger dans les paysages du centre du pays.

Nous sommes ainsi passés des steppes du Nord jalonnées des temples bouddhistes historiques, mystérieuses cités anciennes englouties par la jungle, à la cité dans le ciel de Sigiriya, domaine des singes, avant de monter se perdre dans les plantations de thé, se promener autour des lacs, s’enivrer dans les jardins d’épices, s’étonner de se retrouver dans des décors de savane où s’ébrouent éléphants et buffalos d’eau, monter dans les fraicheur des montagnes et se retrouver soudain à faire un treck dans un décor de toundra écossaise, se perdre dans les petites rues des cités coloniales ou dans la frénésie de la capitale.

Nous n’avons pas vu deux fois la même chose, nous avons appris beaucoup, nous n’avons pas échappé au riz-curry quotidien, ni au massage ayurvédique. Un aperçu de toutes les belles facettes du Sri Lanka, île dont on revient avec une furieuse envie de revenir à la nature et de sourire à toutes les personnes que l’on rencontre !

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Summer Break, here we go !

Bien chères lectrice, bien chers lecteurs,

Mon tour est venu de déclarer ouvert le Summer Break 2016 !

Quelques semaines de repos pour mon blog et mon cerveau.

Comme à mon habitude, je serai vraiment très peu joignable, digital detox oblige !

Rendez-vous le 7 septembre !

Bonne fin d’été à tous, profitez !

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Et le petit cadeau bonus parce que je ne m’en lasse pas :

Bienveillance et gratitude

Ce n’est pas vraiment mon genre de parler de l’actualité sur ce blog, ni de faire de la politique, encore moins des leçons de moral. Mais par les temps qui courent, il est important je crois, de diffuser des messages qui comptent vraiment, de partager des valeurs proprement humaines qui, petit à petit, à petite puis à grande échelle, pourraient sauver le monde. C’est un peu prétentieux, peut-être : mais pour ma part, ce sont les seules réponses que j’ai trouvé, les seules armes qui me donnent encore de l’espoir : bienveillance et gratitude.

Devant la violence et l’incompréhension de derniers évènements, il faut se poser les bonnes questions, revoir les bases. Mais comment, où, qui suivre ? En flanant dans les rayons d’une librairie, un jour, une couverture m’a attiré. Celle du libre Trois Amis en Quête de Sagesse de Christophe André, Mathieu Ricard et Alexandre Jollien (http://www.babelio.com/livres/Andre-Trois-amis-en-quete-de-sagesse/808702) . Un psy, un moine boudhiste et un philosophe, tout à fait. Vous allez me dire : « je ne savais qu’elle versait dans les trucs hippies à la con ». Et bien détrompez-vous, et surtout, soyez un peu plus curieux et ouvert que ça ! Je les avais entendu sur France Culture (car oui, France Culture aussi peut sauver le monde si nous l’écoutions tous un petit peu plus souvent), dans une émission sur la joie, qui m’a bouleversé. Du coup, j’ai acheté le livre.

C’est la retranscription d’une conversation entre ces trois hommes assez différents, de par leurs métiers, leurs situations, et au départ, c’est un peu ardu : on se dit que si on n’est pas un minimum branché spiritualité, on y arrivera jamais. Mais quand ils rentrent dans le concret, on se retrouve tellement dans les situations qu’ils décrivent… et leur solution, bien que difficile à appliquer dans nos sociétés, est limpide. pratiquer la gratitude, se libérer de son égo, se dédier aux autres, toujours les autres, dans l’écoute, sans jugement, dans la bienveillance constante.

J’ai conscience que, dit comme ça, ça fait beaucoup d’efforts, sans qu’on est l’impression qu’on va avoir quoi que ce soit en « récompense ». D’abord, ce n’est pas une histoire de récompense : c’est une histoire d’accord avec soi-même et avec le monde. Ensuite, détrompez-vous : appelez-le destin, karma, quoi que ce soit, mais toute bonne action vous revient toujours.

Voilà, maintenant vous allez me prendre pour une moralisatrice de bas étage. Vous ne voulez pas lire le livre, je comprends. Mais, pour ce mois d’été restant, avant de reprendre le rythme éffréné de la rentrée, je vous pose un défis. Celui d’écouter au moins UN des podcast de Christophe André sur France Inter, Trois Minutes à méditer. C’est par ici : http://www.franceculture.fr/emissions/trois-minutes-mediter

Juste un. Trois minutes, voir cinq, histoire d’en tirer les bénéfices. Puis, si vous êtes un tant soit peu piquer, écoutez-en un deuxième. Soyez curieux. Commencez à changer le monde.

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Here we go again !

Je vous avez bien dis que je reviendrai avec un nouveau blog !

Bon, certes, j’ai mis un peu plus de temps que prévu… mais c’est un beau lifting d’anniversaire, non ?

Pour ceux d’entre vous qui connaissent la maison, vous devriez vite vous y retrouver. Mais désormais, les annonces professionnelles seront (je l’espère) par égale avec les critiques en tout genre, les séries en premier lieu of course !

Mais le changement le plus important est l’adresse du blog : si celui-ci continue de s’appeler My Pen, My Screens, My Friends, l’adresse est désormais un beau clemencelebatteux.com ! Comme ça, plus d’hésitation.

Voilà, j’attends avec impatience vos avis et vous dis à très vite pour les prochains postes !

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My Pen, My Screens, My friends a 4 ans !

Le 21 mars 2012, il y a quatre ans, qui paraissent hier, qui étaient une éternité, je publiais mon premier billet sur My Pen, My Screens, My Friends. J’ai longtemps brainstormé pour trouver un titre qui, à l’époque, me correspondait. Une bannière qui, en son temps, me représentait. Des catégories que je me sentais de remplir avec verve et application.

Mais ceux d’entre vous qui me suivent depuis un moment savent deux choses :

  • Je ne blog pas depuis 4, mais depuis…. 12 ans !! Mon premier billet de blog, j’avais 16 ans. bien sûr, à l’époque, pas question de scénario. Mais de cinéma, si. En mode groupie, je l’avoue… j’étais peut-être un peu en avance sur mon temps et, grâce à une veille de mon grand frère, je m’éloignais direct des skyblog pour, déjà, savoir utiliser un FTP et autre joyeuseté.
  • Ma devise, quand il s’agit de mes blogs, a toujours été une référence don juanesque, s’appliquant à l’internet et notre génération de manière encore plus frappante aujourd’hui : tout le bonheur du monde est dans le changement. C’est étonnant, d’ailleurs, que j’ai gardé ce blog pendant 4 ans sans en changer grand chose !! Un record…

Pour ces deux raisons, il va y avoir un peu de changement dans le coin. Pour être honnête, j’ai même hésité à tout arrêté. Manque de temps pour écrire et pour voir de nouvelles choses, manque d’inspiration aussi parfois, des points d’impression d' »à-quoi-bon » qui viennent roder dans les parages… Mais voilà, quand je rencontre des nouvelles personnes, ils mentionnent souvent ce blog. Quand je vois mes amis, ils ne me font jamais autant plaisir qu’en me disant « ah oui, j’ai lu ça sur ton blog, on a regaré/vu/écouter/lu! ». Et puis, pour être honnête, maintenant, c’est un peu dans mon sang, marqué dans mon DNA. Enfin, côté très pratique de la chose, professionnellement, avoir une page perso qui raconte mon travail, là où j’en suis, ce que je fais,… c’est un vrai plus qu’il serait bête de laisser de côté par, disons-le, flemme.

Du coup, je me dis qu’en commençant par un sacrée coup de ménage, ça aiderait surement ! Du changement, oui, mais en gardant dans l’esprit que rien ne se perd, tout se transforme.

Mais pour ça, chers lecteurs, j’ai aussi besoin de savoir ce qui vous plait, ce que vous aimerez voir rester, partir, s’améliorer… plus de séries ? moins de nouvelles ? deux parties séparées, pro et blog ? J’ai ma petite idée, bien sûr, mais je suis une grande curieuse !

Dîtes-moi tout.
Puis laissez-moi un petit mois.

Et le 22 avril, vous verrez un blog, non pas tout nouveau, mais tout neuf !

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Répétition.

En cette année 2016, j’ai envie de vous proposer une petite nouveauté sur ce blog : une fois par mois, je vais poster un petit texte, une mini-nouvelle. Ces textes seront écrits dans le cadre du développement d’un de mes scénarios – sans que vous ne sachiez lequel, pour l’instant ! J’espère que ça vous plaira !

Il ne regardait même pas ses doigts. Il ne tapait même pas le rythme avec son pied. Heureusement que les danseurs, en combinaisons rouges et noirs, connaissaient l’enchaînement par cœur. Après tout, cela faisait au moins la dixième fois qu’ils répétaient le morceaux, traversant la scène avec des sauts joyeux et des portés gracieux. A ce rythme là, Paul le jouerait dans son sommeil. Il s’exécutait de manière tellement automatique que Laura était persuadée qu’il était dans la lune. Il ne faisait jamais vraiment attention à ce qui se passait autour de lui, d’ailleurs. Il lui jetait bien quelques regards de temps en temps, mais elle s’efforçait de l’ignorer. Elle fouillait sa mémoire pour trouver des histoires à retranscrire dans son journal intime, pour ne pas avoir à lever le nez de son cahier pour regarder la scène. Le piano noir s’y fondait comme une panthère dans la nuit. Le t-shirt blanc de Paul, assis sur son tabouret derrière l’instrument, brillait de contraste. Il releva les yeux et croisa le regard de Laura. Elle se força à le soutenir quelques instants avant de baisser les yeux sur son journal et de se remettre à écrire, comme si elle ne le voyait pas vraiment, comme si elle ne faisait que réfléchir. Mais elle sentait le poids de ses yeux, toujours là. La musique se finit. Son père, assis sur un fauteuil non loin d’elle, se redressa. « Allez, une dernière fois ! » lança-t-il pour la dixième fois. Elle leva les yeux au ciel et le maudit silencieusement. Paul recommença à jouer avec un petit sourire mesquin sur les lèvres. Non, décidément, il avait décidé de faire tourner Laura en bourrique, et elle était bien décidé à se venger.

Happy New Year 2016 !

Chers lecteurs, quoi que l’on ai pensé de 2015, il est temps d’avancer, d’aller de l’avant ! Alors je vous souhaite une très bonne année 2016 à tous, avec quelques mots de Jacques Brel. Enjoy !

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

Voeux 2016